Tchernobyl et Cie
Eruption solaire
J'ai constaté ces derniers jours une augmentation de la radioactivité ambiante approchant, à Paris, celle due à Fukushima comme le montre mon graphique. Pour des explications sur la façon dont a été obtenu le graphique, voir plus bas.
Il me faudra toutefois vérifier que la radioactivité redevient bien normale lorsque l'éruption sera terminée. Selon Ludwig Klein, les détecteurs de particules au sol n'ont, pour le moment, mesuré aucune activité anormale. On verra qui a raison.
La presse parle de particules magnétiques et de protons. Sont-ce les mêmes? En effet les protons sont magnétiques mais aussi électriques. Je n'ai rien trouvé de précis sur Internet. Tous les textes sont des copié-collé.
Polémique IRSN-CRIIRAD sur Fukushima
J'ai essayé d'y voir clair mais j'ai abandonné car assez embrouillé d'un côté comme de l'autre. Si la CRIIRAD veut être convaincante, elle doit reprendre le texte et les figures de l'IRSN et montrer exactement où cela ne va pas. Idem pour l'IRSN.
Références CRIIRA IRSN 1 IRSN 2
Intrusions de Greenpeace dans les centrales nucléaires
Des militants de Greenpeace ont escaladé le dôme de la centrale de Nogent. Ce n'est pas la premuère fois qu'ils accomplissent un tel exploit. EDF prétend qu'ils ont été détectés immédiatement et qu'ils n'ont pu évoluer librement que parce qu'ils ont été jugés inoffensifs : mon oeil ! C'est évidemment un mensonge destiné à camoufler l'incompétence et l'irresponsabilité des responsables.
Ils ont pénétré dans la centrale nucléaire à 6h et étaient sur le dôme à 7h30 en train de peindre "Danger".
Alice milite depuis quatre ans à Greenpeace :
"J'étais cachée entre les deux réacteurs, avec un autre militant. Nous étions allongés par terre, à même le sol, dissimulés par des buissons. On a entendus les gendarmes tourner un moment autour de nous. Et c'est le GIGN qui a fini par nous trouver. Mais tout de même, très longtemps après l'intrusion."
Et c'est bien là ce qui est effrayant", soupire-t-elle en évoquant la "facilité" avec laquelle ils sont entrés, sans grande préparation. "A peine quinze minutes pour passer les grillages", et, aux environs de 6h du matin, le groupe d'activistes était à l'intérieur de la centrale, "sans voir de gardes". S'ensuivent presque cinq heures à jouer au chat et à la souris avec les gendarmes, puisqu'Alice n'a été interpellée qu'à 10h50.
On ne trouve rien concernant les intrusions dans l'extrait du Conseil des ministres sur les audits de sûreté nucléaire du 29/3/11.
Marcoule 12/9/11
L'IRSN dit "absence de marquage de l’environnement" Ils n'ont pas vu non plus le passage du nuage de Fukushima (je l'ai détecté avec mon compteur Geiger grand public, voir ci-dessous) ni celui de Tchernobyl jusqu'à ce que la CRIIRAD signale la radioactivité dans le massif du Mercantour.
L'ASN dit : Cet accident ne comporte pas d’enjeu radiologique ni d’action de protection des populations.
EPR ter
Que veut donc dire EPR? En français REP, réacteur à eau bouillante. Voyez Wikipedia. C'est un réacteur dit de 3ème génération. Tout sur les générations. Voir aussi.
On nous rabâche les oreilles depuis des années sur la parfaite sécurité des centrales EPR à eau sous pression (elles sont toutes à eau bouillante sous pression puisqu'elles fonctionnent comme les machines à vapeur). Avant même d'être construite, la centrale de Flamanville a déjà des problèmes. Il y avait aussi la centrale EPR de Finlande dont on ne parle plus (a-t-elle été abandonnée?). En tous cas les problèmes de béton ne devraient pas augmenter le coût des centrales, c'est Bouygues qui doit payer. Pourquoi ne le dit-on pas? C'est bien sûr parce que Martin Bouygues est un ami de Sarko.
Tricastin nème
L'incendie, qui s'est déclenché vers 15h00 (2/7/11) pour une raison inconnue, "s'est déroulé dans la partie non nucléaire des installations et n'a aucune conséquence radiologique sur l'environnement et la population", a précisé EDF. Le transformateur sert à évacuer la production d'électricité vers le réseau électrique national (le Figaro).
Aucune réaction jusqu'à présent de l'ASN. L'EDF dit qu'il n'y a pas de danger car l'explosion s'est produite dans une zone non radioactive. Et si cela avait été le transformateur destiné à refroidir la piscine contenant l'uranium usagé ou, pire encore, d'un réacteur? Il faut espérer que les transformateurs sont en double, suffisamment distants et protégés contre leur propre explosion. Malgré le 11 septembre 2001, aucune centrale n'a été protégée contre la chute d'un avion plus gros qu'un "coucou". A fortiori les transformateurs et la piscine ne sont pas protégés. Si l'alimentation électrique pour refroidir la piscine contenant l'uranium usagé ne fonctionne plus, on est dans une situation analogue à celle de Fukushima.
L'ASN a sorti des "décisions" (2011-DC-0227.pdf, decision-n-2011-dc-0213.pdf) sans aucune information précise. Chaque "décision" se réfère à une autre, elle-même constituée uniquement de baratin administratif et ainsi de suite. Il y aurait un rapport, mais sans référence: il est sans doute secret, c'est çà la transparence, celle de l'homme invisible.
Je rappelle que le directeur d'Areva Tricastin, Hugues Blachère, avait reconnu, en 2008, que la nappe phréatique avait été contaminée (pardon, marquée) par de l'uranium mais il ne sait pas d'où il vient… Avec des gens comme çà, on ne sait pas où on va. Ce n'est qu'à cause de la "dimension émotionnelle" des incidents du Tricastin, qu'AREVA va dépenser 20 millions d'euros malgré "la banalité de ces alertes" de 2008. AREVA se moque du monde. Plus de nouvelles, sinon que, comme par hasard, "Une campagne de propagande mondiale de 20 millions d'euros de promotion du nucléaire" a été lancée en 2011.
Plus de détails
Tremblement de terre au Japon et radioactivité
Radioactivité dans la centrale
La radioactivité à l'intérieur de la centrale est 4 millions de fois supérieure à la normale, qui est de 0,1μSv/h. En 100 ans on reçoit environ 1 sievert dans les conditions normales. Le personnel de Fukushima reçoit donc la même dose en un quart d'heure pour mourir au bout d'une heure dans cette ambiance.
Le 28/4/11
Manoeuvres en Bourse
Suite à la chute de son cours en bourse due à la catastrophe de Fukushima, AREVA lance une procédure de reconstitution forcée de ses certificats d'investissement AREVA CIP (ex CEA Industrie CIP, ex-Topco ex-Cogema… on s'y perd) en actions ordinaires (on parle pourtant d'actions de préférence dans le communiqué de presse du 23/12/10, bizarrement soumis à des restrictions: il y en a qui croient le garder secret). Donc, ce mois-ci, grand changement, on a besoin de capital mais les capitalistes (en clair l'émir du Koweit) veulent avoir leur mot à dire, donc le droit de vote, d'où la transformation en actions ordinaires.
L'information d'AREVA est toujours aussi opaque. Sur le site "Tout savoir sur le titre AREVA", on apprend que 4% du capital est coté à la bourse de Paris, 70% étant détenu par le CEA, prétendûment indépendant d'AREVA, 5% par l'émir du Koweit et d'autres. Son secteur d'activité est l'électricité, en clair, le combustible nucléaire.
AREVA a déposé une note d'information qui renvoie à l'AMF, où on se perd dans un fouillis inextricable. On ne saura donc pas, officiellement, le pourquoi du comment.
Le 30/3 -28/4/11
Décontamination de l'eau radioactive
Areva va faire des affaires en décontaminant l'eau de Fukushima. A ce propos, j'ai compris que c'étaient des particules solides de carburant nucléaire radioactif qui ont contaminé l'eau et qu'on peut éliminer par exemple par filtration. Les centrales nucléaires rejettent de l'eau tritiée, c'est-à-dire avec du tritium ³H (ou hydrogène super-lourd), isotope radioactif (1.000 fois moins que le granit, d'après les gens du nucléaire, donc pas dangereux…). Au contraire du tritium, l'hydrogène ¹H et l'hydrogène lourd ²H ne sont radioactifs. Du tritium est produit par capture de neutrons dans l'eau qui sert au refroidissement des réacteurs. Il doit donc y en avoir dans les rejets de Fukushima. Ne pouvant éliminer le tritium par filtration puisque l'eau superlourde ne se distingue pas chimiquement de l'eau ordinaire, il faut utiliser les mêmes procédés (coûteux) que pour extraire l'eau lourde de l'eau naturelle (voir le film La Bataille de l'Eau Lourde).
Iode radioactif
D'après l'IRSN, la dose d'iode mesurée en France le 25 mars était de l'ordre du mBq/m³ (millibecquerels par mètre cube) soit un mBq/kg puisque 1 litre d'air pèse 1,3 g et un m³ = 1.000 litres = 1,3 kg d'air. Lors d'un exament médical par scintigraphie on reçoit une dose de près d'un milliard de becquerels. J'ai mesuré la radioactivité émise après un tel examen: elle dépassait les 10 μSv/h soit 100 fois la normale. Les instructions recommandent d'éloigner du patient les enfants en bas âge.
Evolution de la radioactivité due à Fukushima
Toujours d'après l'IRSN, la radioactivité mesurée à l'ambassade de Tokyo le 15/4/11 serait de 83 nanoSievert par heure, soit 0,083 μSv/h, légèrement au-dessus de la moyenne 2010. Les Japonais de l'organisme KEK ont mesuré la radioactivité à Tsukuba (200 km au sud de Fukushima) et ont trouvé ce même jour 0,13 μSv/h soit 50% de plus. Voici leur courbe lors du passage du nuage :
et au 31 mai:
Mesures de l'IRSN
Courbe obtenue par l'IRSN avec sa balise à l'ambassade de France à Tokyo:
Les mesures de l'IRSN ont commencé après la première explosion. On ne voit que le second maximum, de 0,16 μSv/h à Tokyo pour 0,3 μSv/h à Tsukuba.
Le taux de radioactivité à Tsukuba est allé jusqu'à 6 fois la normale alors qu'elle est moins de 1,5 fois la normale en France. Avec un décalage, cette courbe pourrait coïncider avec la mienne. L'IRSN (ni d'ailleurs la CRIIRAD) n'a pas plus montré sur une courbe le passage du nuage de Fukushima que celui de Tchernobyl, uniquement des simulations. L'IRSN obtiendrait vraisemblablement une courbe analogue s'il se donnait la peine de calculer des moyennes de mesures. Je l'aurais fait si leurs données ne devaient pas être recopiées à la main une à une (1 mesure par heure).
Sour mes graphiques, les "traits verticaux" donnent la dispersion des mesures moyennes, ce qui veut dire que les moyennes devraient être faites sur plusieurs dizaines de mesures consécutives. La chute de la radioactivité, de l'ordre de 0,02 μSv/h depuis le passage supposé du nuage est significative.
Les pics de la courbe ne sont sans doute pas réellement significatifs mais j'ai détecté le passage du nuage à l'aide d'un simple compteur de Geiger, ce que n'a pas voulu ou su faire ni l'IRSN ni la CRIIRAD.
Contact avec l'IRSN
Je n'ai toujours pas réussi à trouver un graphique de ce type sur le site de l'IRSN, un dédale (un paquet de nouilles comme on disait chez Apple) où on se perd grâce aux renvois. On y trouve uniquement des nuages de points sans signification alors qu'il suffirait probablement de moyenner pour éliminer la dispersion naturelle et observer le passage du nuage. Je suis allé au CEA lors de la fête de la science où on m'a vanté les mesures sur les poussières certes intéressantes mais elles ne peuvent pas se faire en temps réel et nécessitent de gros moyens.
Je leur ai écrit, on m'a répondu par téléphone que je devais voir leur site, ce que j'avais fait. Mon interlocuteur, remplaçant le directeur, prétend qu'il n'y a pas de variation détectable de la radioactivité atmosphérique. Je lui ai dit qu'il fallait moyenner pour éviter la dispersion mais il n'en voyait pas l'utilité. Il essayait de m'embrayer sur les mesures faites sur les poussières, ce qui est, pour moi invérifiable, faute de moyens. Je continue mes mesures car il est possible que les saisons aient une influence. J'ai bien noté que les valeurs trop élevées dues, paraît-il, aux orages sont éliminées. Je ne suis pas sûr d'avoir compris car ce serait toutes les valeurs au-dessus de la moyenne qui seraient éliminées, ce qui est contraire à l'éthique scientifique, donc malhonnête. Ces résultats truqués expliqueraient que les valeurs données par l'IRSN soient deux fois plus faibles que les miennes et celles de la CRIIRAD.
L'IRSN n'est même pas au niveau des Japonais qui donnent une courbe montrant la variation de la radioactivité atmosphérique, soi-disant trop faible chez nous pour être mesurée alors que moi, simple particulier avec un matériel basique, je l'ai mesurée.
Le graphique suivant de l'IRSN montre bien le passage du nuage d'après les mesures faites sur des poussières. Malheureusement ces résultats sont invérifiables si on ne connaît pas le mode opératoire et si on n'a pas les moyens correspondants.
Cette courbe provenant de l'IRSN, publiée dans Libération le 10 juin montre que le maximum correspond au début juin alors que j'ai constaté que la radioactivité atmosphérique avait constamment baissé depuis le 20 mars. Ce décalage pourrait être dû à ce que les poussières se déplacent moins vite que les molécules ou au décalage entre prélèvement et mesure de la radioactivité en laboratoire. En effet, la radioactivité a baissé entre le prélèvement et la mesure qui est obligatoirement faite avec un certain décalage. Ce maximum décalé mériterait une explication mais les gens de l'IRSN montent sur leurs grands chevaux dès qu'on leur demande des précisions.
Le 30/3/11
Que mesure-t-on avec un compteur Geiger?
La question qui se pose maintenant, en attendant la prochaine alerte est de savoir ce qu'on mesure avec un compteur Geiger: des rayons gamma ou des particules, cosmiques, terrestres ou atmosphériques ? La radioactivité de l'air localement ou en altitude. Que signifie le fait que la mesure soit peu différente sur un balcon plein ciel ou en sous-sol? D'après l'IRSN, les balises mesurent le rayonnement gamma dans l'air ambiant. Cela explique qu'on trouve des valeurs légèrement plus faibles en sous-sol qu'à l'air libre. En effet les rayons gamma sont bien plus pénétrants que les rayons X, bien que de même nature mais d'énergie bien plus grande.
Je vais essayer de clarifier tout cela, voici les premiers résultats:
Il y a une variation journalière de la radioactivité des rayons cosmiques de l'ordre de 0,3 %, non détectable avec des compteurs ordinaires qui serait en relation avec la pression atmosphérique. La plupart des rayons cosmiques seraient des muons. Les rayons cosmiques s'observent surtout en altitude. Pour éliminer les rayons cosmiques on doit les mesurer dans des laboratoires souterrains profonds.
La principale dose annuelle reçue serait due au radon de l'air, ce qui expliquerait pourquoi on trouve la même dose dans l'air qu'en sous-sol (sauf dans les régions où le radon vient du sol comme en Limousin ou en Bretagne).
La radioactivité varie chaque jour et de mois en mois (dossier ASN "La surveillance radiologique de l’environnement" p 85, disponible sur Internet, site asn.fr. Le plus simple est de mettre le titre dans Google):
Variation journalière (je ne sais pas comment ont été obtenus ces résultats; en tous cas je n'ai rien observé de pareil):
Le problème est de savoir comment ont été obtenus ces résultats et, en particulier comment passe-t-on des sieverts aux becquerels et vice-versa. Je n'ai trouvé nulle part d'explication compréhensible.
Le 29/3/11
Pour valider mes mesures j'en ai fait qui sont rapprochées pour mettre en évidence la dispersion
On remarque que les variations dues à la dispersion des mesures sont nettement plus faibles que le premier pic, ce qui confirme que j'ai bien détecté le passage du nuage bien que la dispersion soit un peu limite. On verra pour la prochaine fois où les mesures devront toutefois être plus fréquentes.
Le 27/3/11
La radioactivité, en France, due au nuage de Fukushima, est négligeable. Il ne faudra s'en inquiéter que si elle dépassait 10 fois la normale à la suite d'événements nouveaux.
La valeur maximale était (moyenne sur 6 mesures toutes les 30 secondes soit sur 3 minutes) de 1,5 fois la normale avec des fluctuations maximales entre 0,06 et 0,16 μSv/h. Il semble que les mesures de l'IRSN ne soient pas des moyennes mais des valeurs individuelles, ce qui explique la grande dispersion de leurs résultats qui n'a pas permis de détecter le passage du nuage radioactif, camouflé dans un nuage de points. Il me faut tout de même augmenter la fréquence des mesures pour vérifier que le premier pic est bien significatif.
Le 26/3/11
La radioactivité sur mon balcon est normale (0,09 μSv/h à 9 h). A surveiller tout de même périodiquement en fonction des événements à Fukushima. Contrairement à ce que dit l'ASN il y a bien eu une radioactivité, certes faible mais anormale. Je l'ai détectée sans dispositif "sophistiqué". "Les balises radiamétriques Téléray n’ont pas détecté de hausse de la radioactivité par rapport à la normale, tant en métropole qu’outre-mer." . En ce qui concerne les poussières, je n'ai pas les moyens de les mesurer. Au cas où la situation empirerait, j'essaierai de le faire en étendant un drap sur mon balcon pour ramasser les poussières et mesurer ensuite leur radioactivité en concentrant les poussières récoltées. Voici la courbe des résultats de la radioactivité mesurée avec mon détecteur Geiger Quartex :
Cela aurait pu être plus précis (moyenne sur 6 mesures) mais le passage du nuage a bien été détecté, ce qui sera sans doute confirmé en continuant les mesures. Et voici ce que mesure l'IRSN:
On ne remarque pas de maximum sur ce graphique de l'IRSN visible sur leur site pour les différentes régions de France (cliquer sur un point bleu en agrandissant éventuellement). Leurs valeurs mesurées sont comprises entre 0,03 et 0,08 moitié des miennes. Je n'ai trouvé ni leur mode opératoire ni le tableau de valeurs. Mes mesures, comprises entre 0,06 et 0,16, sont moyennées sur 30 secondes ce qui expliquerait leur moindre dispersion. L'étalonnage de l'appareil de mesure de l'IRSN semble différent du mien puisque leurs valeurs sont moitié des miennes alors que le rapport max/mini est le même.
Mon graphique ci-dessous, qui donne les valeurs individuelles, présente une grande dispersion analogue à celle de l'IRSN ci-dessus. Cet organisme ne s'est donc pas donné la peine de moyenner sur 6 mesures consécutives comme je l'ai fait, encore insuffisamment long.
La CRIIRAD ne donne que les résultats des dépôts de Cs137, Cs 134, I 131 et Am 231 inférieurs à la limite de détection : "les filtres analysés par le laboratoire de la CRIIRAD ne présentent pas d’activité détectable." Il aurait pourtant été utile de connaître la radioactivité proprement dite en μSv/h par mesure Geiger pour comparaison.
En tout état de cause, l'augmentation de radioactivité due au nuage de Fukushima est, actuellement, de moins de 30 % au-dessus de la normale. A titre de comparaison la mesure de la radioactivité d'une boussole à cadran phosphorescent (interdite de même que les montres phosphorescentes) est, le compteur au contact, de l'ordre de 100 μSv/h c'est-à-dire 10 fois plus que la radioactivité ambiante normale.
Le 25/3/11
La radioactivité sur mon balcon est de 0,09 μSv/h à 7 h, inchangée, donc normale : le nuage radioactif est passé.
A 19h, légère remontée: 0,12 μSv/h
Le 24/3/11
La radioactivité sur mon balcon est de 0,14 μSv/h à 6 h, inchangée. A 14h30 elle est de 0,11, donc normale.
Le 23/3/11
La radioactivité sur mon balcon est de 0,09 μSv/h à 10 h, de 0,1 à 14h et de 0,14 à 21h30.
Le 22/3/11
On apprend que la présence d'iode radioactif a été observée dans des légumes provenant de la région de Fukushima. On ne dit pas si des doses d'iode ont été distribuées. Autrefois on préconisait le sel iodé contre le goître; cela a été efficace puisqu'on ne voit pratiquement plus de goîtres. Le sel iodé est du sel de cuisine ordinaire NaCl auquel on a ajouté de l'iodure de potassium KI. La quantité d'iodure de potassium contenue dans le sel iodé serait trop faible pour avoir un effet contre l'iode radioactif.
Le 20/3/11
En attendant la venue éventuelle du nuage radioactif dans une semaine, j'ai mesuré la radioactivité sur mon balcon (0,11 μSv/h) et au second sous-sol (0,07 μSv/h), ce qui est la radioactivité normale à Paris.
Le 19/3/11
Les réacteurs 5 et 6, à l'écart des quatre autres, sont les moins endommagés et leurs systèmes de refroidissement fonctionnent grâce à un générateur diesel. Les toits des bâtiments de ces réacteurs ont été percés avec trois trous pour éviter une accumulation d'hydrogène.
Principe des centrales nucléaires
Les centrales nucléaires utilisent la fission de l'uranium en deux noyaux. L'énergie produite est la différence de masse entre le noyau d'uranium et les deux noyaux produits grâce à la formule E=mc2. La fission se fait spontanément par la radioactivité mais aussi par l'émission de neutrons lors de cette fission qui casse les noyaux voisins et ainsi de suite de façon exponentielle jusqu'à, éventuellement, l'explosion nucléaire. Les centrales nucléaires évitent l'explosion nucléaire d'abord parce que la concentration d'uranium 238 y est plus faible mais aussi grâce aux barres de contrôle qu'on enfonce ou retire de façon à obtenir la température désirée. Si on ne contrôle plus ces barres, en cas de panne des moteurs électriques ou de tremblement de terre qui tord les barres, on risque la fusion de l'uranium et une explosion de l'enveloppe du réacteur nucléaire dispersant dans la nature les matières radioactives. Le combustible usagé à plus de 300°C est entreposé dans une piscine avec de l’eau qui est une barrière naturelle contre le rayonnement émis par l’uranium. En l'absence d'eau, la barrière ne va pas fonctionner et la réaction nucléaire va continuer, ce qui explique le problème de la piscine de Fukushima, un tonneau des Danaïdes qu'on essaie désespérément de remplir. Il en est de même pour le réacteur où le refroidissement ne fonctionne plus car la vapeur ne peut se condenser en cédant son énergie aux turbines puis aux alternateurs. Plus de détails dans Wikipedia.
D'après ce dessin de l'ASN, la piscine serait à l'extérieur du réacteur de Fukushima, dans le même bâtiment:
Le 18/3/11
Le refroidissement des réacteurs est en cours, la radioactivité diminuerait.
On parle de l'EPR qui serait plus sûr. Il l'est certes grâce à quelques améliorations mais il est basé sur les mêmes principes que tous les autres. La construction des réacteurs de Olkiluoto en Finlande et de Flamandville accusent des retards respectifs de 4 et 2 ans.
Le 17/3/11
Aujourd'hui RAS, on attend le pire. Mais c'est quoi? Tchernobyl ou une explosion, atomique, évidemment. Personne ne l'a démenti.
D'après le bon docteur Godet de l'IRSN, sur Canal+, c'est lorsque le nuage arrive qu'on doit prendre de l'iode. Il aurait pu préciser qu'il s'agit, non pas de l'iode comme celle de la teinture d'iode mais de l'iodure de potassium KI, incolore, un sel analogue au sel de cuisine NaCl. Cela pour saturer la thyroïde et éviter que ce soit l'iode I 131, radioactif, qui s'y mette à la place de I 127, stable. En fait, il n'y a pas que l'iode qu'on risque d'absorber: il y a aussi le strontium Sr 90, radioactif, de mêmes propriétés chimiques que le calcium qui peut être absorbé par les os, sans oublier le césium 137, radioactif, qui se met dans les muscles et serait rapidement éliminé.
Risque d'explosion nucléaire
Le risque d'explosion nucléaire est improbable bien que le fonctionnement d'une centrale soit basé sur la notion de criticité réglée grâce aux barres de contrôle. Malheureusement, comme on ne contrôle plus rien à Fukushima, une explosion nucléaire n'est pas à exclure, mais elle ne s'est pas produite à Tchernobyl. Sinon on aurait alors un AZF nucléaire. Par contre une explosion classique dispersant les matières nucléaires dans l'atmosphère est aussi probable qu'à Tchernobyl.
le 16/3/11
Voir l'article intéressant et compréhensible du Monde.
On a trouvé des traces de césium et d'iode dans le réseau d'approvisionnement en eau de Fukushima. Les réacteurs 5 et 6, plus récents, construits entre 1972 et 1979, chauffent dangereusement. La radioactivité à 100 km de Tokyo est de 300 fois la normale, 10 fois plus que dans un atelier que j'ai visité en Australie.
Aubry demande un audit mais ne dit pas qui devrait le faire. Si c'est par les organismes actuels, on connaît le résultat : on noie le poisson. Il faut que la moitié des membres de l'organisme à créer soient nommés par les organisations écologistes non subventionnées par l'industrie nucléaire (problème analogue à celui de l'industrie pharmaceutique).
le 15/3/11
Les 4 réacteurs de Fukushima sont maintenant endommagés. On va contrôler les centrales françaises mais ce sont les contrôlés qui vont se contrôler, comme d'habitude puisqu'AREVA refuse la présence d'organisations indépendantes comme la CRIIRAD, nommément citée par son représentant lors de l'émission d'Elise Lucet "Pièces à conviction" du 11 février 2009.
D'après TF1, la radioactivité est de 400 mSv/h soit 4 millions de fois la radioactivité naturelle. Cela veut dire 0,4 Sv par heure, autrement dit ils seront morts après 10 heures dans cette ambiance.
Il serait intéressant de comparer ce qu'ont donné le nuage de Tchernobyl et aussi, les essais nucléaires, interdits maintenant. On sait qu'en buvant du vin datant de 1963 (maximum des explosions nucléaires) ou de 1986 (Tchernobyl), on boit aussi du césium 137 radioactif.On trouvera ici les niveaux de radioactivité atmosphérique dûs aux essais nucléaires et à Tchernobyl en fonction du temps. Ils sont négligeables actuellement semble-t-il. Mais qui en suivra l'évolution dans les prochaines semaines?
le 14/3/11
Pas de «catastrophe nucléaire», selon la présidente d'Areva ex-Topco ex-Cogema, partenaire de Tepco
Pourtant ce sont maintenant 2 des 4 réacteurs de Fukushima (voir "Les centrales nucléaires dans le monde" par le CEA à télécharger ici) qui sont en risque de fusion (ne pas confondre avec la fusion thermonucléaire, celle de la bombe H). Il s'agit simplement de la liquéfaction par la chaleur du combustible nucléaire et non d'explosion nucléaire. Le risque est de voir l'enceinte de confinement ne pas résister à la pression et à fondre elle aussi ce qui disperserait les matières radioactives dans la nature. Les chiffres de radioactivité sont des plus obscurs car les unités sont très variables. L'échelle de risque se situe entre la dose annuelle due à la radioactivité à Paris, de 1 mSv (millisievert) par an et la dose quasi-mortelle de 1 Sv, soit un rapport de 1.000. La dose atteinte actuellement en une heure à Fukushima est de 1 mSv soit, en un an la dose quasi-mortelle. En bref, la radioactivité à la centrale de Fukushima est mille fois plus grande qu'à Paris. On est malade à partir d'une dose reçue de 100 mSv donc au bout de 4 jours à la radioactivité actuelle à Fukushima. A Tchernobyl, les liquidateurs ont eu la dose mortelle de 5 Sv en une heure environ.
Le représentant de l'ASN n'a donné aucun chiffre, uniquement des bonnes paroles. Rien sur la procédure à suivre en cas de risque de fusion et encore moins après. On parle de réviser les centrales mais ce ne seront que des retouches. Après 13 ans, la centrale de Creys-Malville n'a toujours pas été vidée de son sodium liquide, extrêmement inflammable. Celle de Brennilis n'est toujours pas démantelée. Les responsables traînent les pieds et/ou sont incompétents. Le nucléaire a la mauvaise habitude de laisser ses terrains à l'abandon: allez faire un tour du côté de Courtry, où j'allais à des réunions sur les explosifs, voir ce qu'est devenu l'ancien site de Vaujours du CEA. On est en droit de penser que les vielles centrales seront abandonnées en l'état lorsqu'elles seront arrêtées comme celles qui n'ont jamais fonctionné, en Allemagne et au pays Basque.
Le 12/3/11 on signale une radioactivité de 8 fois la normale autour de la centrale de Fukushima et de 1.000 fois dans la salle de contrôle, ce qui veut dire qu'on y atteint la dose mortelle au bout de quelques jours. Du césium radioactif (comme à Tchernobyl) a été détecté aux alentours. On attend la fusion éventuelle du réacteur comme à Tchernobyl et à Three Mile Island. Tout va très bien Madame la Marquise…
Il est étonnant que cette centrale soit moins antisismique que les immeubles de Tokyo. On trouve des quantités de méthodes pour rendre un bâtiment antisismique : appuis, amortisseurs… mais le vrai principe de base dont personne ne parle c'est tout simplement celui du sismographe. Inutile de faire des grands calculs de modélisation, il suffit de construire la centrale comme si elle était un sismographe qui ne doit pas bouger. Cela coûterait peut-être trop cher ou, tout simplement, personne n'y a pensé. Et, pourquoi pas, des centrales flottantes, suffisamment à l'intérieur des terres, dans les zones sismiques?
Notion de coefficient de sécurité
La notion de coefficient de sécurité semble inconnue au Japon puisque, pour la centrale du site nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa: "Le problème principal a été que la centrale avait été dimensionnée pour un séisme inférieur à celui qui s'est effectivement produit sur le site... ". Voir ici. Je rappelle que le coefficient de sécurité pour les bâtiments varie de 2 à 8, pour les avions de 1,2 à 1,5 et pour les fusées balistiques, 0,9 (aucun homme à bord). Pour les barrages et les centrales nucléaires on trouve plein de brillants calculs mais jamais de chiffres, sinon parfois des coefficients partiels, rarement supérieurs à 2. Il semble que les experts ne veulent pas se mouiller. Le coefficient de sécurité des ascenseurs serait de 10 mais les tests sont faits avec la charge limite de 80 kg par passager…
En France aussi, la notion de coefficient de sécurité semble inconnue dans le nucléaire. Il y a 5 ans la centrale du Blayais était inondée alors qu'elle était censée résister à une vague "millénaire" dixit son directeur. On a dû rehausser la digue pifométrée. On trouve parfois la notion de limite de sécurité, par exemple à la centrale nucléaire de Brennilis où on a dû pomper la nappe phréatique pour éviter de la contaminer. La marge de sécurité retenue (je dirai pifométrée) de 1,20 m a été dépassée à cause de l'ampleur des intempéries. Les centrales actuelles ne résistent qu'à la chute des avions de tourisme. Les futures (c'est toujours dans le futur) centrales, d'après Sarkosy, résisteront à des avions de ligne… Un document confidentiel défense a montré en 2003 la vulnérabilité de l'EPR face à un attentat du style 11 septembre. Début septembre 2001, la probabilité annuelle d'impact était, d'après l'ASN, de 10-8. Ces probabilités ne veulent rien dire. J'ai vu comment on avait évalué de la même manière le risque d'explosion d'une fusée par le calcul bidon d'un technicien; c'était, si je me souviens bien 10-6. En fait il avait été chargé de justifier a posteriori la valeur pifométrée a priori.
Si on se base sur les vagues de Fukushima et du Blayais, on constate que le coefficient de sécurité dans le nucléaire est de 0,5 alors qu'il est de 2 à 5 dans le bâtiment, de 1,2 dans les avions et de 0,9 dans les fusées balistiques, sans passager. Le coefficient de sécurité est donc le plus faible dans le nucléaire alors que le risque y est le plus grand.
Depuis on aurait amélioré les coefficients de sécurité. Voyons ce qui en est pour la centrale de Gravelines. Elle résisterait à un séisme de 6,5 sachant que le séisme historique le plus fort était de 5. Cela fait un coefficient de sécurité de 1,3 toujours inférieur à ce qu'on trouve dans le bâtiment. Les plus hauts coefficients de marée donnent une cote de 6,4 m, augmentée de 40%, soit un coefficient de sécurité de 1,4, deux fois plus faible que dans le bâtiment. Le risque de tsunami est supposé nul.
Suite à Fukushima, on parle de sûreté nucléaire dans la revue Défis du CEA qui va devoir "réévaluer les marges de sûreté des installations à la lumière des événements de Fukushima". Bizarrement, il s'agit d'un extrait du journal "Le Monde" du 11/5/10… Cela veut dire que la sécurité n'est pas leur problème car "Les limites imposées par les spécifications techniques d'exploitation garantissent une marge de sûreté qui permet de se prémunir contre tout risque d'ébullition de l'eau" (ASN). Malheureusement cette marge n'est définie nulle part.
"Les centrales sont ensuite conçues pour résister au pire des catastrophes advenues dans les 1000 années précédentes augmenté d’une marge de sûreté." (Ministère du développement durable). On a vu comment la centrale du Blayais avait été envahie par une vague soi-disant millénaire, dixit son directeur de l'époque.
Ce n'est pas sérieux. Pour bien connaître la mentalité des nucléocrates qui se retranchent derrière les règles administratives invérifiables conçues par eux-mêmes, voyez la discussion, téléchargeable, avec les députés des représentants de l'IRSN dont la prestation est fastidieuse. Vous pouvez sauter la présentation du début et aller directement aux questions des députés (Caresche , Chanteguet, Cochet , Gatignol, Gaubert, Pancher, Poignant) pas très tendres avec ces nucléocrates. Voyez les remarques d'Yves Cochet, de formation scientifique.
Incendies du mois d'août 2010 à Tchernobyl
Voilà qu'on nous refait le coup du nuage radioactif qui s'est arrêté à la frontière!
En effet l'IRSN, successeur de l'IPSN, nous raconte que le nuage radioactif dû aux incendies du côté de Tchernobyl se déplace vers le Nord, donc aucun danger…
Vu sur le site du Parisien
IRSN : «Pas d'inquiétude d'ordre sanitaire»
En France, le laboratoire indépendant de la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité), est également rassurant : il n'y avait «pas lieu de s'inquiéter» en l'état d'éventuelles pollutions radioactives en France liées aux incendies qui frappent la Russie. «En réponse aux nombreuses questions reçues par courriel et téléphone», il a publié une note dédiée «aux balises de contrôle en temps réel de la radioactivité de l'air» sur son site Internet.
L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), fusion de l'IPSN et de l'OPRI, qui effectue aussi des prélèvements, avait indiqué jeudi dernier que «les niveaux d'activité susceptibles d'être observés en France (...) ne sont pas de nature à provoquer une inquiétude d'ordre sanitaire»
Comment peut-les croire alors qu'ils ne donnent aucune information précise et qu'on sait qu'ils cachent systématiquement les risques?
Allez donc voir à la source ce qu'ils disent à l'IRSN. J'ai enregistré leur texte pour qu'ils ne nous disent pas, dans quelques années, comme pour l'explosion de Tchernobyl, qu'ils nont jamais dit que le nuage s'arrêtait à la frontière. L'IRSN a créé une animation montrant le déplacement du nuage de Tchernobyl avec une certaine tendance à éviter la France. En tous cas on remarque une forte densité dans les Alpes sur l'extrait ci-après de cette même animation, ce qui avait été signalé en son temps par la CRIIRAD et que l'IRSN n'a pu cacher:
Voir aussi Avosmac numéro 115.
Pour ceux qui s'intéressent à la radioactivité, voir ma page "La vérité sur la radioprotection".
La vérité sur l'économie
A propos de la crise
Le déficit annuel est de l'ordre de 6.000 € par famille sans même rembourser la dette. Si le nombre de non-imposés sur le revenu est de 50%, cela fera, en moyenne 12.000€ par famille… soit le salaire d'un cadre moyen…impossible. Il faut donc aussi augmenter d'autres impôts si on veut éviter la faillite.
On parle, on parle mais on ne sait pas très bien ce qu'on a fait ni ce qu'on va faire. On ne parle que de triple A, de croissance etc… Dans l'urgence, la seule solution c'est de faire payer ceux qui ont les moyens et qui sont aussi les dirigeants qui ont dépensé sans discernement. Le moyen le plus rapide, à mon avis, c'est d'augmenter les impôts sur le revenu et leur progressivité, au moins jusqu'à la fin de crise et ensuite jusqu'à ce que le déficit soit ramené à 3% et la dette à 60% du PIB selon le critère de Maastricht qui n'a jamais été respecté. Cela évitera aussi aux flambeurs d'acheter trop de choses inutiles. Il y aura évidemment de fortes oppositions. On peut parier que les riches qui paient les hommes politiques arriveront à faire payer les classes moyennes. Mais attention aux troubles sociaux!
Tout va très bien Madame la Marquise
Le directeur général de la BNP Prot prétend que tout va bien, on verra lors du bilan trimestriel mais on fera le nécessaire… sans chercher un sauveur au Qatar ou en Chine. Les "stress tests" étaient bons. Qui croire? En fait c'est humain, ceux qui sont en relativement bonne santé se plaignent et ceux qui ne veulent pas avouer leurs problèmes disent que ça va.
Historique des crises économiques (Wilipedia)
Les "stress-tests"
C'est la grande mode, venue, évidemment, d'Amérique, en économie (banques), technique (centrales nucléaires) ou médical (test sur tapis roulant à vélo). Ceux qui en parlent ne savent généralement pas en quoi cela consiste. Seul le test médical, parfois dangereux pour le patient, est réel; tous les autres sont virtuels. Voyez par exemple celui des centrales nucléaires. Définition des stress-tests des centrales nucléaires françaises: "Test de résistance des centrales nucléaires à une succession d'évènements climatiques exceptionnels, tels que séismes, vagues géantes, tempêtes, vents à plus de 180 km combiné à de grands coeficients de marée". Impossible à réaliser. Idem pour les banques dont on ne va pas risquer la mise en faillite… qu'on va empêcher en endettant encore plus les Etats. Même les Etats-Unis seraient en faillite si les Chinois réclamaient leurs avoirs en dollars.
Voyons les banques. Apparemment la définition est simple: "Pour passer le test sans encombre, les banques doivent justifier d’un ratio minimal de 5% de capitaux propres durs (core tier 1) en cas d’un choc économique." Il faudrait connaître les montants prêtés et empruntés. On saura tout le 15 juillet à 16 heures pile d'après l'autorité bancaire européenne (ABE). Il n'y a pas eu de banque française recalée, ni même le chiffre des fonds "sûrs" en question, de toutes façons invérifiable. C'est comme en comptabilité où les dépenses et les recettes sont toujours équilibrées… Même les banques grecques auraient passé le test. Pourtant, l'une est en déficit (-0,8%) et l'autre est à 4,9% au lieu de 5. De qui se moque-t-on? La Grèce n'a donc pas de problème… La France a en moyenne 7,5 %. ça veut dire quoi? On ne connaîtra pas les montants : ce doit être impossible car les banques se prêtent mutuellement des fonds, d'où le risque de faillites en chaîne.
La crise grecque ou le tonneau des Danaïdes
Les prêts consentis à la Grèce sont de 110 milliards d'euros en un an. Il y a environ 10 millions de grecs. Faites le calcul, nous donnons donc 10.000 euros à fonds perdus, de quoi acheter un 4x4 à chaque Grec comme j'en ai vu plein lors de mes dernières vacances en Crète. Avec cet argent on peut payer un SMIC à des millions de gens chez nous. Comme au Portugal depuis longtemps et, maintenant en Espagne, on voit plein de carcasses d'immeubles abandonnés en cours de construction. Personne ne dit comment on va récupérer cet argent qui va manifestement être gaspillé. La Grèce doit pouvoir encaisser ses impôts. Ce n'est pas la réduction des salaires des fonctionnaires qui va les motiver à récupérer les impôts des armateurs, de l'Eglise et des commerçants au noir. «En Grèce, payer ses impôts, c’est être un con» paraît-il. Bientôt nous serons les dindons de la farce. L'indispensable changement de mentalité des pays méridionaux ne pourra pourtant pas se faire du jour au lendemain. La vente des biens publics ne pourra fonctionner qu'un temps. Pour les Allemands, la Grèce est un pays sous-développé. Il n'est même pas en développement comme la Turquie. En cas de malheur, l'euro disparaîtra et l'inflation passera à la vitesse supérieure. Les Turcs doivent rigoler. Ejectés de l'Europe, ils vont reconstituer économiquement l'ancien empire ottoman au Moyen Orient et en Asie centrale.
"Le Monde" n'a rien compris. Martine Aubry ne parle jamais des problèmes de la France et encore moins d'économie. Et DSK, qu'a-t-il fait au FMI? "A good job" dixit Lagarde, sans plus de précisions. Sarkosy avait parié sur la croissance pour ne rien faire. Elle s'est transformée en crise. Hillary Clinton, lors de sa visite en Grèce dit que les Etats-Unis "soutenaient fortement la détermination du gouvernement Papandréou à faire les réformes nécessaires pour que la Grèce soit placée sur des bases saines". Ce sont des paroles qu'on n'a pas entendues chez nous, comme s'il suffisait de donner de l'argent à la Grèce pour résoudre le problème.
La dette publique la France est de 80% du PIB et celle de la Grèce de 140% du PIB. Pourquoi a-t-on attendu que la dette dépasse le double du critère de Maastricht? La dette de la Grèce s'est envolée à partir de 2007.
Nous avons un prix Nobel d'économie, le seul Français de la liste ci-dessous, dont le dada est la physique: il pense réactiver la théorie de l'éther du 19e siècle. On ne l'entend pas. On voyait autrefois de beaux livres de "macroéconomie" avec de belles courbes, malheureusement sans aucun appui chiffré, dont voici un exemple:
On entend encore parfois le mot magique de "Keynes". A part ça rien.
On se demande d'où viennent les milliards qu'on injecte dans les banques: pas de réponse. Ce seraient des emprunts mais auprès de qui, puisque la crise est mondiale? Est-ce la planche à billets? On pourrait brader notre or (moins de 3.000 tonnes), on n'irait pas loin. En effet, les 3 millions de kilos reviennent à 500 g par français soit 5.000 €, le prix d'une voiture bon marché alors que la dette est de l'ordre du PIB soit 25.000 €. De plus si nombre de pays vendent leur or, il va baisser. Mais il se peut aussi que personne n'ait d'argent pour acheter…
Mais ce sont justement les emprunts qui ont provoqué la crise. Tout le monde, encouragé par les banques, a emprunté plus que ce n'était possible. Les banques se sont aussi prêté de l'argent et des titres pourris. Les prêts ont été gagés sur des emprunts, si j'ai bien compris.
Voyons un peu les livres d'économie. On y trouve des grands mots, des belles théories, des belles expressions mathématiques sans valeurs numériques, purement décoratives, parfois des jolies courbes avec des abscisses et des ordonnées non définies et sans chiffres aucuns. Il n'existe aucun indice permettant de prévoir un crach ou une crise économique quelconque. Il y a bien des Cassandre mais personne ne les écoute.Il y a certainement des lois qui permettent de prévoir les krachs par exemple des oscillations d'ampleur croissante sur les indices boursiers ou le montant des emprunts des particuliers et des banques, à condition qu'elles ne maquillent pas les chiffres et qu'on interdisent les paradis fiscaux. On se demande si cela sera vrâiment fait car les politiques sont sous la coupe des fraudeurs. Les sociétés, petites ou grandes, ont des astuces pour échapper au fisc comme payer des royalties à des sociétés bidon dans des paradis fiscaux pour des brevets obtenus en France. J' ai connu une société travaillant pour la défense nationale, à Mulhouse, qui envoyait des courriers (avec la date sous la forme "Vaduz den, …) sous double enveloppe réexpédiés depuis le Lichtenstein.
Les prix Nobel d'économie
On remarquera qu'il n'y a aucune invention précise. Les prix sont attribués pour leurs travaux, leur contribution sans préciser ce qu'ils ont découvert, concrètement.
STOCKHOLM _ Voici la liste des prix Nobel d'économie depuis 1980:
- 2008: Paul Krugman (USA) pour ses travaux sur les échanges commerciaux et la géographie économique
- 2007: Leonid Hurwicz, Eric Maskin et Roger Myerson (USA) pour avoir jeté les bases de la théorie dite de conception des mécanismes
- 2006: Edmund Phelps (USA) pour ses travaux sur les échanges intertemporels en politique macroéconomique
- 2005: Robert Aumann (IsraJel) et Thomas Schelling (USA) pour avoir fait progresser la compréhension des conflits et de la coopération par le biais d'analyses utilisant la théorie des jeux
- 2004: Finn Kydland (Norvège) et Edward Prescott (USA) pour leur contribution en macroéconomie dynamique
- 2003: Robert Engle (USA) et Clive Granger (GB) pour leurs travaux ayant permis d'améliorer la fiabilité des prévisions économiques
- 2002: Daniel Kahneman (USA) et Vernon Smith (USA) pour leur travaux précurseurs en matière de neuroéconomie et d'économie expérimentale
- 2001: George Akerlof, Michael Spence et Joseph Stiglitz (USA) pour leurs travaux sur les marchés avec asymétrie d'information
- 2000: James Heckman et Daniel McFadden (USA) pour leurs théories en économétrie
- 1999: Robert Mundell (Canada) pour ses analyses innovantes en matière de taux de change
- 1998: Amartya Sen (Inde) pour ses contributions à l'économie du bien-être
- 1997: Robert Merton et Myron Scholes (USA) pour sa formule de valorisation des options
- 1996: James Mirrlees (GB) et William Vickrey (USA) pour leurs contributions à l'économie de l'information
- 1995: Robert Lucas Jr (USA) pour ses travaux macroéconomiques sur les attentes rationnelles
- 1994: John Harsanyi et John Nash (USA), et Reinhard Selten (Allemagne) pour leur apport à la théorie des jeux non coopératifs
- 1993: Robert Fogel et Douglas North (USA) pour leurs travaux sur l'histoire économique
- 1992: Gary Becker (USA) pour ses travaux en microéconomie et en sociologie économique
- 1991: Ronald Coase (GB) pour ses découvertes en matière de théorie des institutions
- 1990: Harry Markowitz, William Sharpe et Merton Miller (USA) pour leurs travaux pionniers sur la théorie de l'économie financière
- 1989: Trygve Haavelmo (Norvège) pour avoir clarifié la théorie des probabilités en économétrie
- 1988: Maurice Allais (France) pour ses contributions à la théorie de l'équilibre général et partiel
- 1987: Robert Solow (USA) pour ses contributions à la théorie de la croissance économique
- 1986: James Buchanan Jr (USA) pour ses recherches sur le processus de décision économique et politique
- 1985: Franco Modigliani (USA) pour ses travaux sur l'épargne domestique et les marchés financiers
- 1984: Richard Stone (GB) pour ses travaux sur les systèmes de comptabilité nationale
- 1983: Gerard Debreu (USA) pour sa reformulation de la théorie de l'équilibre général
- 1982: George Stigler (USA) pour ses théories sur l'économie du marché
- 1981: James Tobin (USA) pour son analyse des marchés financiers
- 1980: Lawrence Klein (USA) pour la construction de modèles économétriques de conjoncture
Plus vite que la lumière, les neutrinos
Vitesse des neutrinos
On trouve les informations ici et le rapport scientifique là, signé par près de 160 auteurs!
Extrait:
In order to perform this study, the OPERA Collaboration teamed up with experts in metrology from CERN and other institutions to perform a series of high precision measurements of the distance between the source and the detector, and of the neutrinos’ time of flight. The distance between the origin of the neutrino beam and OPERA was measured with an uncertainty of 20 cm over the 730 km travel path. The neutrinos’ time of flight was determined with an accuracy of less than 10 nanoseconds by using sophisticated instruments including advanced GPS systems and atomic clocks. The time response of all elements of the CNGS beam line and of the OPERA detector has also been measured with great precision.
"We have established synchronization between CERN and Gran Sasso that gives us nanosecond accuracy, and we’ve measured the distance between the two sites to 20 centimetres,”
Principe de la mesure des temps de vol d'un photon et d'un neutrino:
Explication (sans garantie car le schéma ci-dessus n'est compréhensible que par un spécialiste car la signification des abréviation n'est même pas donnée même par les spécialistes (voir ici):
La mesure est basée sur l'utilisation du GPS et d'horloges atomiques. On mesure la distance de l'origine du neutrino (Le CERN) et sous la montagne du Gran Sasso où se trouve un détecteur de neutrinos baptisé OPERA, soit 730 km à 20 cm près, page 3 (problème: la précision théorique du GPS, de 100 m, passée à 10 m depuis l'arrêt du brouillage volontaire). La précision effective du système de mesure, 2 cm grâce à des astuces est irréaliste. Bizarrement la vitesse de la lumière, par définition égale à 299 792 458 m/s donc avec une précision de 3 milliardièmes . Dans l'eau et une fibre optique elle est de l'ordre de 200 000 000 m/s.
Même en admettant la précision affichée, de 7 ns (7.10⁻⁹s), le résultat est à la limite de la précision des mesures.. Elle est contestable puisque la précision officielle du GPS n'est que de 10 m soit 0,3 ms (3.10⁻⁴s) au lieu des 2 cm (ou 7 ns) affichés "The analysis of the GPS benchmark positions was first done by extrapolating measurements taken at different periods via geodynamical models [25], and then by comparing simultaneous measurements taken in the same reference frame. The two methods yielded the same result within 2 cm [26]. ". On n'a, semble-t-il pas non plus tenu compte de ce que la vitesse des ondes électromagnétiques varie dans l'atmosphère et surtout à travers la montagne. Les ondes électromagnétiques se propagent à travers la montagne le long d'une fibre optique de 8 km.
La précision fantastique, de 20 cm sur 730 km est purement imaginaire puisque le GPS n'a, au mieux, que 10 m de précision. Aucune astuce ne peut l'améliorer. Les extrapolations sont, par définition sujettes à caution, sans parler des modèles… Le doute subsiste (voir l'Express N°3146 du 19/10/11 p 36); de nouvelles vérifications sont nécessaires et les calculs refaits.
Voir d'autres critiques ici:
Ceux qui sont intéressés pourront assister à la conférence sur ce sujet:
L'expérience d'oscillations de neutrinos OPERA et la mesure de la vitesse du neutrino
Mercredi 5 Octobre 2011 à 17h30
Institut de Physique, Strasbourg Amphithéâtre Fresnel
3 rue de l'Université
67000 Strasbourg
Résumé
L'expérience OPERA dont 3 laboratoires de l'IN2P3 font partie (LAPP-Annecy, IPN-Lyon, IPHC-Strasbourg), est une collaboration internationale composée de 36 instituts et de plus de 160 chercheurs. Le but principal de l'expérience OPERA est de détecter l'apparition de neutrino tau dans un faisceau de neutrinos muoniques. Ce faisceau de neutrino produit au CERN est pleinement opérationnel depuis 2008. Un premier événement candidat ντ a été rapporté en 2010. En plus de sa mission principale concernant les études d'oscillations de neutrinos, profitant de la relativement grande distance entre le point d'émission et le point d'interaction (~730 km), OPERA a mesuré la vitesse des neutrinos muoniques avec une précision jamais atteinte jusqu'à présent. Ce résultat annoncé fin septembre 2011, montre que les neutrinos arrivent au laboratoire souterrain du Gran Sasso (Italie) avec une avance de 60 ns par rapport à ce que ferait un photon. L'expérience a refusé jusqu'à maintenant de donner la moindre interprétation physique de ce phénomène et attend avec impatience la confirmation de ce résultat par une expérience indépendante.
The strong nuclear force is pure imagination
The so-called four forces of nature
Like the four musketeers, it is usually assumed that there exists four forces : gravitation, electromagnetic, strong, feeble. The first two, known since more than two centuries satisfy the Coulomb law, in 1/r². The last two have been imagined during the twentieth century by nuclear physicists. The weak force recently unified with electromagnetism may be entirely electromagnetic… The strong force, varies from 10 to 1000 times stronger than the electromagnetic interaction, depending on the author. The laws of the strong and weak forces are still unknown. It is not the LHC with its kind of philosophical stone, the Higgs boson, that will solve the problem. As it is not by swatting a fly that its internal structure may be known, the high energies are unsuitable to explore the atomic nucleus. The fundamental constants of the strong force are inexistent in tables like the Handbook of Chemistry and Physics.
The origin of the strong force
Bohr solved the problem of the atom two years only after Rutherford found the atomic nucleus. The nuclear shell model was imagined by analogy with the Bohr model of the hydrogen atom where the electrons rotate around the nucleus. One century later, a coherent theory of the nucleus is still inexistent : nuclear physics seems to be in a dead end. The fundamental constants of the nuclear interaction such as the coupling constant are still missing in the "Handbook of Chemistry and Physics" and most tables of physical constants.
The reason of this long unsuccessful research by thousands of distinguished scientists comes from the belief that the nucleus behaves like the atom. The nucleus contains no predominant central particle, no nucleus around which the nucleons may orbite. Therefore the angular momentum is undefined. With an orbital movement, the deuteron is comparable to binary stars whose stability is questionable.
The proton contains the same charge as the electron but of opposite sign. The not so neutral neutron contains electric charges with no net charge. The intrinsic spin of the nucleons generates the proton and neutron magnetic moments by the rotation of their electric internal charges. For the sake of simplicity, let us consider the simplest compound nucleus, the deuteron, made of one proton and one neutron. The resulting magnetic moment is roughly the difference between the magnetic moments of the proton and the neutron. By reason of symmetry they have to be collinear and not orbiting. This is the magnetic part of the deuteron potential. The electric part is attractive by electrostatic induction as small pieces of paper are attracted by the electricity of a rubbed plastic pen.
The so-called strong force was imagined only to equilibrate the centrifugal force, impossible with the too weak electromagnetic forces. Without the centrifugal force, the electromagnetic forces (electrostatic and magnetic) explain quantitatively the nuclear energy by the formula αmc² where α = 1/137 is the fine structure constant and mc² the Einstein mass energy formula. It explains why the nuclear energy is around 1% of the mass energy and why the nuclear energy is around one million times more concentrated than the chemical energy given by the ratio of the nuclear energy divided by twice the Bohr energy, α²mec², of the fundamental state of the hydrogen atom :
mp/me/α = 1836 x 137 = 250,000
where mp and me are the proton and electron masses
This had never been found before. My theory is the nuclear equivalent of the Bohr theory of the atom.
Without the usual hypothesis of an orbital movement of the nucleons, the Maxwell electromagnetic theory works fine, as shown in my Glasgow presentation and in my paper.
The very nature of the nuclear interaction is no more unknown : it is electromagnetic.
Prix Nobel de chimie 2011: les quasi cristaux
Le prix Nobel de chimie 2011 a été attribué à Daniel Shechtman, pour sa découverte des quasi-cristaux.
Le cristal de sel
Un cristal, par exemple le cristal de sel, est constitué d'atomes de sodium et de chlore selon une structure cubique régulière et répétitive à trois dimensions (dessin Wikipedia) :
L'énergie nucléaire pour les nuls
Le modèle de l'atome qu'on trouve dans tous les livres est celui de Bohr où les électrons, en jaune, tournent autour du noyau en bleu et rouge:

Les nucléons, protons en rouge et neutrons en bleu, au contraire des électrons, ne peuvent tourner comme les électrons puisque le noyau n'a pas de noyau.
Le modèle en couches régies par des "nombres magiques" consiste à appliquer le modèle de Bohr de l'atome à son noyau modifié en distingant neutrons et protons. Cet effet est sans doute réel mais du second ordre et ne permet en aucun cas de calculer l'énergie nucléaire. Les nucléons sont supposés tourner alors que le noyau n'a, au contraire de l'atome, pas de point fixe central. De plus la vitesse des nucléons serait si importante qu'on a imaginé la force forte destinée à équilibrer la force centrifuge, inexistante en l'absence de centre fixe. Cette force forte (on remarquera que cela ne veut rien dire) est accompagnée, pour faire bonne mesure, d'une force faible. Les nucleons sont un million de fois plus petits que l'atome, du même ordre de grandeur que le rapport de l'énergie nucléaire à l'énergie chimique. L'énergie nucléaire est, en effet, environ un million de fois plus concentrée que l'énergie chimique. Cela s'explique par la loi de Coulomb où le potentiel électrostatique est en 1/r : la force dite forte est hypothétique et sa constante dite de couplage est toujours inconnue dans les tables de constantes physiques.
Tout le monde connaît la fameuse formule d'Einstein E = mc² qui donne l'énergie de masse, libérée lorsqu'on transforme une masse m en lumière de vitesse c (dématérialisation). L'énergie nucléaire est la différence entre la somme des masses des protons et des neutrons et la masse du noyau correspondant. On s'aperçoit que la masse du noyau est inférieure à celle de ses constituants. La masse se transforme en énergie de liaison nucléaire. L'énergie de liaison "pèse" donc mais son poids est négatif: un noyau est plus lourd que ses composants, de moins de 1%, comme l'a montré Aston. C'est pareil pour l'énergie de liaison chimique qui est aussi négative mais sans doute trop faible pour être mesurable par la variation de masse. En pratique on la mesure d'après la chaleur émise ou absorbée par les réactions chimiques. On connaît une formule analogue, α²mec²/2 pour l'énergie chimique qui est celle qu'on obtient en enlevant son électron à un atome d'hydrogène. Il reste alors le noyau de l'atome d'hydrogène, le proton (appelé parfois protium) de charge électrique positive. L'électron, de charge électrique négative, attiré par la charge positive du proton, tourne autour de lui à la manière d'une planète autour du Soleil. La différence est que la gravitation est remplacée par l'attraction entre la charge électrique positive du proton et la charge négative de l'électron. La liaison est électromagnétique mais limitée à certaines fréquences de résonance définies par la mécanique quantique (les lois équivalentes, encore mal connues en physique nucléaire sont représentées par des fréquences bizarrement dites "magiques"). On obtient ainsi un atome d'hydrogène. En liant deux atomes d'hydrogène, on obtient la molécule d'hydrogène H₂. Avec un atome d'oxygène on obtient une molécule d'eau H₂O.
Ajoutons maintenant au proton un neutron contenant des charges positives et négatives de somme nulle, donc pas tout à fait neutre. On obtient un noyau constitué d'un proton et d'un neutron appelé deuton ou deutérium. L'électron tourne autour du noyau maintenant constitué d'un proton et d'un neutron: c'est l'hydrogène lourd ou deutérium de symbole ²H ou D (d pour le noyau seul). Combiné à de l'oxygène, on obtient l'eau lourde, ²H₂O ou D₂O célébrée dans le film "La bataille de l'eau lourde". En ajoutant un second neutron au noyau, constitué maintenant d'un proton et de deux neutrons plus l'électron en rotation autour du noyau on obtient le tritium ³H, radioactif, qui donne l'eau tritiée ou super-lourde ³H₂O qu'on trouve dans les égouts sortant des centrales nucléaires.
On sait que l'énergie nucléaire est un million de fois plus concentrée que l'énergie chimique et que l'énergie libérée en cassant un noyau est de l'ordre de 1% de l'énergie de masse E= mc². Il reste à trouver la formule donnant ce million et ce 1%, connus depuis un siècle mais jamais calculés.
On a vu plus haut que le proton avait une charge électrique positive et le neutron un nombre égal de charges positives et négatives. Les Grecs ont baptisé l'électricité d'après l'ambre, en grec elektra et le magnétisme d'après la province grecque de magnésie. Pour comprendre l'électricité statique frottez un stylo en plastique contre un tissu adéquat. Le stylo attirera des petis bouts de papier. Le magnétisme s'observe avec une boussole qui s'oriente selon la direction nord-sud ou dans une autre direction si on approche un second aimant. Si on rapproche deux aimants, il y a attraction ou répulsion selon leurs orientations respectives. C'est tout simplement comme cela que j'explique l'énergie nucléaire, ce que ne veulent pas reconnaître les pontes du nucléaire car toutes leurs théories abracadabrantes s'écrouleraient.
Revenons au noyau atomique où deux forces s'équilibrent : une attraction électrostatique et une répulsion magnétique en l'absence de rotation des protons et des neutrons, donc de force centrifuge. En effet, le noyau, au contraire de l'atome, n'a pas de noyau autour duquel les protons et les neutrons pourraient tourner. Mon calcul montre que les forces électromagnétiques font l'affaire sans qu'il soit nécessaire de faire intervenir l'hypothétique "force forte" parfaitement imaginaire: on ne trouve nulle part ses constantes universelles comme celles de la gravitation ou de l'électromagnétisme.
On obtient ainsi une valeur tout à fait vraisemblable pour l'énergie nucléaire puisque l'énergie nucléaire est de l'ordre de l'énergie de masse divisée par 137, en accord avec le 1% indiqué plus haut. Le calcul conduit à une formule littérale où α = 1/137 est la constante de structure fine bien connue en physique. La masse de l'électron s'écrit me, celle du proton mp. L'énergie de l'atome d'hydrogène selon la théorie de Bohr est α²mec²/2 et, selon la mienne, celle de l'énergie nucléaire, αmpc². Si on ne tient pas compte de la division par 2, on obtient le rapport
mp/me/α = 1836 x 137 = 250.000, de l'ordre de grandeur du million évalué habituellement pour le rapport des énergies nucléaire et chimique.
Cette formule peut se démontrer de façon assez simple Energie_nucleaire pdf à télécharger.
Pour plus de détails, voir ma présentation à l'université de Glasgow (en anglais) et ma publication dans une revue américaine et sur d'autres pages de ce blog (voir ci-dessous). Voir aussi Wikipedia.
Chute de satellite
La NASA a annoncé que l’un de ses satellites, baptisé Upper Atmosphere Research Satellite (UARS) va retomber sur Terre.
Malheureusement elle ne peut dire où. L'armée américaine en serait, paraît-il capable, mais elle ne veut pas le dire: secret militaire ou incapacité? Elle avait pourtant réussi à détruire un de ses satellites espion mais c'était sans doute plus facile car sa trajectoire était en-dehors de l'atmosphère où les lois de la gravitation de Newton fonctionnent bien. Que se passerait-il si un pays ennemi lançait une attaque nucléaire avec des fusées balistiques? La France, en tous cas serait incapable de détruire ce type de fusée, uniquement de riposter à partir d'un sous-marin nucléaire.
Les américains ont peut-être un système anti-missile opérationnel mais rien n'est moins sûr. Si l'armée américaine avait été capable de détruire dans la haute atmosphère le satellite de la NASA, elle n'aurait pas manqué de le faire savoir.
Classification périodique des éléments de Mendeleiev
Résumé
La classification périodique des éléments chimiques, certes complète, n'a pas encore sa forme définitive. Très peu d'auteurs présentent une table en accord avec la théorie de Schrödinger de l'atome d'hydrogène. Les auteurs d'ouvrages de mécanique quantique s'abaissent rarement à mentionner la table de Mendeleiev et, quand ils le font, ils la basent sur la structure électronique, truffée d'exceptions. La représentation officielle n'est pas entièrement cohérente avec la mécanique quantique. L'hélium doit être à côté de l'hydrogène dans le bloc s. Lutécium et lawrencium font partie du bloc d. Les autres actinides et lanthanides restent dans un bloc f séparé. Il y a certainement un problème que les chimistes ne veulent pas voir, à en juger par le nombre de versions différentes du tableau périodique des éléments chimiques. La table de Mendeleiev doit se faire selon le modèle spdf de l'atome d'hydrogène et non selon la structure électronique qui présente des irrégularités chaotiques. Au-delà du numéro atomique 18 (argon), on doit utiliser des règles non expliquées par la mécanique quantique comme celles de Madelung, Klechkowski, Hund, sans oublier le principe d'exclusion ou des critères chimiques, subjectifs. La conformité des tables les plus connues à la mécanique quantique a été analysée dans Periodic tables.
Abstract
Final version of the periodic table of elements. The Mendeleev periodic table, although complete, has not yet its final shape. The official table is, indeed, in disagreement with quantum mechanics. In order to ensure coherence, it is put forward to place helium with hydrogen in the s-block. Lutetium and lawrencium shift from the f to the d-block. Other lanthanides and actinides stay in a separate f-block. The great number of different versions of the periodic table shows that there is a problem that the chemists do not want to see. The consistency with respect to quantum mechanics of a dozen of most used periodic tables has been evaluated in " Periodic_tables".
Historique
Le tableau périodique de Mendeleïev a plus d’un siècle d’existence. Contrairement à ce que l'on croit souvent, il n'est pas basé sur les propriétés chimiques des éléments mais, à l’origine, sur les masses atomiques, avec une périodicité de sept lignes correspondant à peu près aux blocs s et p de la mécanique quantique, les gaz rares en moins. Les lignes, devenues colonnes, ont été complétées à huit après la découverte des gaz rares par Ramsay. Moseley a remplacé la masse par le numéro atomique comme critère de classement. Les transuraniens ont été découverts par Seaborg qui a placé les lanthanides et les actinides séparément, en bas de la table.
Avec la venue de la mécanique quantique, la classification a été éclairée par la connaissance de la structure électronique. Cependant, les conclusions obtenues par Bohr, Sommerfeld, Pauli et d’autres n’ont pas encore été entièrement prises en compte dans les tables compactes. C’est pourquoi une modification du tableau périodique des éléments s’impose. Voir une compilation de la plupart des tables.
Hélium
Il est bien connu [1] que l'hélium, comme l'hydrogène, a une structure de type s, avec deux électrons, soit 1s2. Les autres gaz rares sont caractérisés par leur mode de vibration de type p, avec six électrons dans la couche externe, soit np6, où n est le nombre quantique principal. L'hélium n'a que deux électrons dans la couche externe, au lieu de six pour les autres gaz « rares ». Pourtant, il est classé avec les gaz « inertes », qui ne le sont plus depuis 1962, date à laquelle Bartlett [2] a montré que les gaz « nobles » n'étaient pas inertes chimiquement. Cette place est manifestement incongrue alors qu'il y a une case vide à côté de l'hydrogène correspondant à 1s2.
Lutécium et lawrencium
Le lutécium et le lawrencium sont classés, dans des ouvrages se réclamant pourtant de la mécanique quantique [1] [3], parmi les lanthanides et les actinides, soit 15 éléments par série, nombre incompatible avec le principe d’exclusion de Pauli qui requiert un nombre pair d’électrons dans une couche complète. Certains auteurs [4] [5] classent le lutécium et le lawrencium dans le bloc d. On trouve d‘autres allusions à ce problème, comme chez Peeters sur le site Internet de l’IUPAC (International Union of Pure & Applied Chemistry) ou UICPA en français. Il se contente de le signaler par des couleurs, sans modifier les colonnes. On savait déjà en 1930 [6] [7] que le lutécium (ou lutetium) faisait partie du bloc d et non du bloc f. Des livres récents [8] [9] confirment ce choix.
L'ytterbium a comme structure (Xe) 6s2 4f14 : toutes les sous-couches sont complètes, il est donc à la fin des lanthanides, caractérisés par le remplissage progressif de la sous-couche f [5].
Le lutécium a comme structure électronique
(Xe) 6s2 4f14 5d1, c'est-à-dire que sa couche 4f est remplie, comme pour l'ytterbium. Sa couche 5d commence à se
remplir; c'est donc un métal de transition. Il est suivi du hafnium de structure
(Xe) 6s2 4f14 5d2. La sous-couche 5d se complète ensuite jusqu'au mercure avec 10 électrons d :
(Xe) 4f14 5d10 6s2. On peut faire la même constatation pour le lawrencium de structure électronique
(Rn) 7s2 5f14 6d1. Le lanthane et l'actinium sont généralement placés de façon erronnée à la place du lutécium et du lawrencium, eux-mêmes placés à la fin des lanthanides et des actinides par manque de place.
Le tableau périodique officiel, comme celui du CEA et de l'IUPAC, ci-après, présentent trois erreurs car trois éléments sont mal placés : l'hélium 2 He se trouve dans le bloc p alors qu'il est de type s, le lutécium 71 Lu et le lawrencium 103 Lu sont placés dans le bloc f alors que leur couche f est déjà saturée sur l'élément précédent. Par contre ils constituent bien le début d'éléments de transition puisqu'ils ne contiennent qu'un électron 5d ou 6d.
Tableau officiel 97% quantique
Les flèches montrent où devraient être He, Li et Lr pour que la table soit 100% quantique. On remarque la case vide à côté de H et les éléments en surnombre sous Sc et Y. Ceux qui refusent de voir ces bizarreries sont aveugles. Voir ici l'original, prouvant que je ne plaisante pas.
Tableau périodique 100 % quantique
Je propose de grouper l'hydrogène et l'hélium ayant le même mode de vibration s et de mettre le lutécium et le lawrencium dans le bloc d, conformément à leur structure quantique. La structure quantique est basée sur deux piliers, l'équation de SchrÖdinger de l'atome d'hydrogène et le principe d'exclusion de Pauli. En effet, la solution angulaire de l'équation de Schrödinger conduit aux harmoniques sphériques qui sont les modes de vibration sphériques, les même que ceux d'une sphère en résonance acoustique. Ces modes de vibration sont représentés sur la figure par leurs noeuds, des parallèles et des méridiens. La classification de Mendeleiev modifiée se présente alors sous la forme ci-après, avec création d'un emplacement pour le bloc f, détaillé à part, selon la présentation habituelle (cliquer sur le tableau pour l'agrandir) :
On trouve en haut et en bas les numéros de colonnes 1 à 18 de la table officielle actuelle. Le numéro atomique croît de gauche à droite. Le nombre quantique principal n avec la dénomination littérale des transitions électroniques, appelées couches électroniques en atomistique, augmente de haut en bas. Le nombre quantique secondaire l apparaît en haut, sous les formes numérique et littérale. Il croît de droite à gauche sauf l = 0, qui est à gauche de telle sorte que le numéro atomique croisse de façon continue de gauche à droite. Aux valeurs de l sont associées les lettres minuscules s, p, d, f. Chaque bloc contient 4l+2 éléments chimiques.
Le nombre total de colonnes passe de 18 à 32 par la prise en compte des lanthanides et actinides en tant que bloc f, tassé dans le tableau principal, détaillé à part. Les trois éléments faisant l'objet de la correction sont en gras. On remarque l'absence de place pour l'hélium dans le bloc p alors qu'une case vide lui est destinée à côté de l'hydrogène. La présence de cette case vide aurait dû mettre la puce à l'oreille des chimistes car c'est la présence de cases vides qui a conduit à la découverte de nouveaux éléments. Sauf découverte d'éléments de numéros atomiques supérieurs à 118, cette présentation de la table de Mendeleïev, à la fois cohérente et compacte, devrait être définitive. Ces modifications ont déjà été proposées par d'autres [4, 7, 9, 10...] depuis Bohr et Pauli mais les chimistes ne veulent rien savoir et s'obstinent à vouloir utiliser des critères chimiques, variables selon les auteurs, ce qui explique les centaines de tables périodiques existantes. Ils se chamaillent entre eux [12] alors que le tableau de Mendeleiev peut être présenté selon un critère mathématique rigoureux issu de la mécanique quantique, connu sous le sigle spdf [10].
Présentation type Janet (un français inconnu en France)
Une autre présentation (parmi des centaines d'autres), inventée par le français Janet, est particulièrement cohérente. Elle diffère de la précédente en ce que les deux colonnes de gauche ont ete placées à droite de sorte que la table a maintenant une structure régulière en escalier. Les marches d'escalier satisfont à la règle de Madelung n + l. On remarque que tous les éléments sont groupés par 4 à la fois par la règle de Madelung et le principe d'exclusion de Pauli. Comme dans le tableau ci-dessus, les modes de vibration sont représentés par des parallèles et des méridiens identiques aux noeuds de vibration acoustique d'une sphère, équivalents sphériques de ceux qu'on peut observer sur les plaques de Chladni:
Cliquer sur le tableau pour l'agrandir:
Les chimistes refusent de mettre l'hélium dans la case qui l'attend à côté de l'hydrogène: ils le mettent dans le bloc p en contradiction avec la mécanique quantique. Peu d'entre eux admettent la présence du lawrencium et du lutétium dans la même colonne que le scandium et l'yttrium. Cette incompréhension de la mécanique quantique n'est d'ailleurs pas uniquement le fait des chimistes. En effet, on trouve les mêmes erreurs dans les rares livres de physique quantique qui parlent de la table de Mendeleiev.
Voir aussi discussion sur Futura-sciences et mon livre "Relativités et quanta clarifiés" ainsi que "Quantum Mechanics Consistent Periodic Tables" où les principaux types de tables qu'on peut trouver dans les ouvrages de chimie sont présentés selon leur conformité à la mécanique quantique. Ils sont généralement conformes à 97% ou plus mais rares sont ceux qui le sont à 100%.
Présentation type Bohr
Bohr avait établi la configuration électronique des atomes avec un atome par ligne. Ici ils ont été regroupés par sous-couches. On a représenté les noeuds de vibration sphériques uniquement pour les sous-couches s pour la lisibilité.
Références
[1] E.H. Wichmann, Physique quantique, Armand Colin, Paris, 1974.
[2] N. Bartlett, Xenon Hexafluoroplatinate(V) Xe+[PtF6]–. Proc. Chem. Soc. 1962 (June), 218.
[3] U. Fano, L. Fano, Basic physics of atoms and molecules,Wiley, New York, 1959.
[4] W.B. Jensen, The Positions of Lanthanum (Actinium) and Lutetium (Lawrencium) in the Periodic Table, Journal of Chemical Education, 1982, 59, p. 634-636.
[5] D.A. McQuarrie, P.A. Rock, Chimie générale, De Boeck université, Bruxelles, 1992.
[6] C. Janet, Concordance de l'arrangement quantique, de base, des électrons planétaires des atomes - avec la ification scalariforme, hélicoïdale, des éléments chimiques, Beauvais - Imprimerie départementale de l'Oise, 1930.
[7] M. Born, Atomic Physics, Dover, New York, 1989 (première édition en 1935).
[8] G.J. Leigh, H.A. Favre, W.V. Metanomski, Principes de nomenclature de la chimie, Introduction aux recommandations de l'IUPAC, De Boeck université,
[9] R. Ouahes, C. Ouahes, Chimie physique, Ellipses, Paris 1995.
[10] Bent, A., New Ideas in Chemistry from Fresh Energy for the Periodic Law. Authorhouse, Bloomington, IN, 2006
[11] Schaeffer, B., Relativités et quanta clarifiés, Publibook, 2007.
[12] Scerri E.R., The periodic table: its story and its significance, Oxford University Press US, 2007.
Refus de l'Académie des Sciences de publier ma note :
La proposition de Note ci-dessus (avec, ici, quelques modifications) à l'Académie des Sciences (section Chimie) a été refusée avec les arguments suivants: "Une présentation similaire a déjà été proposé (sic) de façon beaucoup plus astucieuse et sans violenter la Chimie par W. B. Jensen avec sa présentation pyramidale." (expert n°2). Ce n'est pas Jensen qui l'a trouvée, mais Bohr et Pauli dont la présentation pyramidale était pourtant préconisée en 1934 par des chimistes français (Urbain G, Boll M, La Science, Larousse).
"La proposition de mettre He dans la même colonne que Be, Mg et Ca est totalement absurde car elle ne reflète pas du tout la chimie très différente de ces éléments." (expert n°3). La mécanique quantique est peut-être "totalement absurde", mais elle donne une interprétation à la fois mathématique et physique du tableau de Mendeleiev.
Il n'y a pas d'avis de l'expert n°1.
On sait que les propriétés chimiques dépendent de la couche électronique externe de l'atome. Le nombre d'électrons dans cette couche est irrégulier au-delà du calcium : il est donc impossible d'en tenir compte dans une table du type Mendeleiev. Seule une table du type Bohr peut le faire. Malheureusement, elle est peu compacte et difficile à lire car elle présente autant de lignes que d'éléments, soit une centaine.
Periodic table of the elements quantum mechanics consistent
The usual periodic tables of the chemical elements are already 97 % in accord with quantum mechanics. Three elements only do not fit correctly into it, in disagreement with the Pauli exclusion principle [1]. In order to ensure coherence, it is put forward to place helium beside hydrogen into the s-block. Lutetium and lawrencium pertain to the d-block of the transition metals and should not be in the f block with the rare earths or the actinoids. By replacing the lanthanoids (rare earths or lanthanides) and actinoids (actinides) boxes of the official IUPAC periodic table by those of lutetium and lawrencium, with helium placed beside hydrogen, the compact periodic table is 100 % quantum mechanics correct.
History of the periodic table of the chemical elements
The Mendeleev table is more than one century old. The number of columns was
6 in 1869, corrected to 8 in 1871, at the origin, based on atomic
masses with twelve lines and eight columns, corresponding approximately
to the s, p and d-blocks of quantum mechanics. The transition metals
were moved separately and the corresponding column was replaced by the
rare gases after their discovery by Ramsay. Moseley replaced the mass
with the atomic number as a classification criterion. The transuranians
were discovered by Seaborg who placed the lanthanoids and actinoids
separately, below the table, for reasons of compactness.
Mendeleev style
Various table shapes may be found in the literature. On the usual ones, one
line is a period with a total of 6 periods. Columns are grouped
approximately in four blocks named s, p, d, f, respectively for the
values 0, 1, 2, 3 of the second quantum number l. Each block contains
theoretically an even number of elements (a consequence of the Pauli
exclusion principle). They are given by the formula 2(2l + 1) e.g. 2,
6, 10, 14. On the IUPAC official table below there are
18 columns. Columns 3 to 12 form the d group, the transition metals,
formerly part of Mendeleev group VIII. Column VIII was then used for
the rare gases and renamed 18. The f block (l = 3) is apart.
Although updated many times, the periodic table has some anomalies shown on
figure 1 with question marks. There is a vacant box beside hydrogen and
a strange discontinuity below yttrium. With the advent of quantum
mechanics, the periodic table got a theoretical background that solves
these anomalies.
Helium
It is well known that helium has a 1s2 structure, with two electrons,
which is a spherical mode of vibration, the same as hydrogen 1s1, with
one electron. Helium, pertaining to the s block, is usually placed with
the other rare gases in the p block[3] where the electronic structure is
np6 with six electrons in the outer shells instead of two for helium.
In 1962 Bartlett[4] showed that the noble gases were not so inert. There
exists compounds of xenon and krypton with fluor, chlorine, hydrogen,
platinum[4], gold[5] … There is no chemical reason any more to place
helium with the other noble gases6. The vacant box beside hydrogen
should filled with helium where it has its natural place, in accord
with quantum mechanics as put forward by Bohr in 1921[1].
Lutetium and lawrencium
Lutetium and lawrencium are traditionally considered as belonging respectively
to lanthanoids and actinoids having 15 elements each. According to the
Pauli exclusion principle, the f block contains an even maximum of 14
electrons. Lutetium (also named Cassiopium Cp) pertains to the d block
of the transition metals1 with 10 elements and therefore not to the
f-block of the lanthanoids. Lutetium is not included in the study of
the valency of rare earths by Strange et al[7]. According to Jensen[8],
physical and chemical properties unanimously favour the placement of
lutetium below scandium and yttrium and not within the lanthanoids.
This is also valid for the actinoids, mostly unknown at the time of
Bohr. A physical or chemical classification criterion seems difficult
to apply to the newly discovered actinoids that decay seconds after
they are formed[9].
Bohr and Coster style
The first table based on the atomic structure is that of Bohr and Coster in 1923:
The vibration modes of the hydrogen atom are the solution of the Schrödinger equation. The principal quantum number n characterises the radii of the energy levels. The second quantum number l gives the number of nodes, parallels and meridians for a sphere. They are the spherical equivalents of the Chladni lines:
The third quantum number m characterizes the orientation of the node planes. The following table gives the spherical harmonics, graphically and mathematically, corresponding to the blocks spdf characterizing the four kinds of elements:
The well known series 2, 8, 18, 32 represent, for a given frequency, the spherical structure of a vibrating acoustic sphere but also the atomic structure. In fact, it is more complicated due to the radial vibration modes of the hydrogen atom. Supplementory complications appear due to the physical presence of the electrons. This is the reason why the nodes due to the radial solution with quantum number n are not represented graphically. Nevertheless, this problem is solved empirically by using the Madelung rule giving the series 2, 2, 18, 18, 36, 36, perfectly regular, without exception.
This table, named after a French chemist, differs from the official IUPAC table by the first two columns positioned at the right and where helium, lutetium and lawrencium ( barred and in grey) are moved from their official position. The table below is entirely structured according to quantum mechanics. Clic on the picture for a better quality:
The above table is of the Janet type, completed with the orbitals from the spherical harmonics.For compactness, lanthanides and actinides are detailed below the main table.
The elements are grouped by 4 elements with all even-odd combinations: lines and columns are paired, due to the Pauli exclusion principle for the columns and probably also for the lines.
The electronic structure does not appear here because of more than a dozen exceptions. These exceptions have no incidence on the periodic table. If one wants to take them into account it is necessary to use the Bohr and Coster presentation above instead of the Mendeleiev style. The table below shows the spherical nodes, the quantum numbers and the Madelung rule n+l:
This table shows the spherical (for legibility shown only for the s states) and plane nodes. The sum n + l is the Madelung number. It can be seen that anomalies appear for atomic numbers larger than 18. The electron irregularities in a given shell do not appear here as in the Bohr-Coster type table because they do not appear in the Mendeleev type tables.
More details here: Quantum Mechanics Consistent Table .
References
1. Born M., Dougall J., Radcliffe J.M., Blin-Stoyle, R.J., Atomic Physics. Dover, New York, 1989 (first édition in 1935).
2. Holden, N.E. and Coplen Ty., The Periodic Table of the Elements. Chemistry International, 26, No. 1 January-February 2004
3. Scerri, E.R., Some aspects of the metaphysics of chemistry and the nature of the elements. HYLE. 11 (1-2), pp. 127-145, 2005.
4. Bartlett N., Xenon Hexafluoroplatinate(V) Xe+[PtF6]–. Proc. Chem. Soc. (June), 218, 1962.
5. Brisdon A.K., Halogens and Noble Gases. Annu. Rep. Prog. Chem., Sect. A, 97, 107–116, 2001.
6. Bent, A., New Ideas in Chemistry from Fresh Energy for the Periodic Law. Authorhouse, Bloomington, IN, 2006
7. Strange, P., Svane, A., Temmerman, W. M., Szotek, Z., Winter H.,
Understanding the valency of rare earths from first-principles theory.
Nature (London), 399, 756-758, 1999.
8. Jensen, W.B., The Positions of Lanthanum (Actinium) and Lutetium (Lawrencium) in the Periodic
Table. Journal of Chemical Education, 59, p. 634-636, 1982.
9. Kendall Powell, Heavy elements: A very brief encounter. Nature, 418, 815-816, 2002.
10. Schaeffer, B., Relativités et quanta clarifiés, Publibook, Paris, 2007
Forces between nucleons according to Evans
Citations of R.D. Evans, The Atomic Nucleus, McGraw-Hill, New York, 1969, Chater 10 and 11, are in quotation marks. Comments in italics.
1. General Characteristics of Specifically Nuclear Forces
a. Comparison of Atomic and Nuclear Forces
"no predominant central particle" : the nucleus has no nucleus like the atom
The forces have a very short range of action: the measurement of the range of action is undefined, unlike the radioactive decay period.
"In order to confine a nucleon to a region of this size, (…) its kinetic energy must be of the order of (…) 20 MeV. There is no experimental proof that the nucleons should have an orbital movement. Is there an orbital movement of the atoms in a molecule or a crystal? No. The usual shell model is an adaptation of the atomic model of Bohr and followers not necessarily applicable to the atomic nucleus.
b. Inadequacy of Classical Forces
"the total binding energy of nuclei is proportional to the number of nucleons A and not to A²". This is well known in chemistry and crystallography.
"The electrostatic potential energy between the same two nucleons is identically zero because the neutron is uncharged". The neutron is not uncharged, it contains electric charges with no net charge.
c. The Singlet and Triplet Forces between Nucleons
"Because the nucleons are fermions and obey the Pauli exclusion principle, there can be involved at most two neutrons (spin "up" and spin "down") and two protons in such a group". Nothing to say about it, except that there exists no physical explanation of the exclusion principle and its applicability to the nucleons.
"The possible forces therefore include three types of singlet forces (antiparallel spins) (…) The triplet forces (parallel spins) are restricted to one type for S states" Not very clear.
"The (pp) force represents the specifically nuclear attractive force between two protons and do not include their purely classical coulomb interaction". What is the experimental basis?
"That there exists also a strong attractive force (nn) between neutrons is shown by the fact that the neutron excess (N - Z) in nuclei varies approximately as A5/3 and appears to counterbalance the disruptive coulomb forces in heavy nuclei". Although this law (Evans p. 272) is somewhat better than the linear correlation, it is not a proof of the existence of the strong force.
d. Exchange Forces
"The clear experimental evidence that nuclear forces show saturation directs our attention toward the pureley quantum-mechanical concept of exchange forces". Saturation is not specific to the nucleus: it exists also in crystals like NaCl. In fact saturation is common in all materials where the chemical binding energy is proportional to the mass.
1. "Heisenberg forces in which there is an exchange of both the position and spin coordinates of the two interacting nucleons" Strange hypothesis.
"Heisenberg forces are ruled out by the clear experimental fact that the α particle is the saturation subunit". I would better say that the nucleons with Z and N larger than 2 contain α particles.
2."Majorana forces,in which there is exchange of the position coordinates but not of spin. Variant of Heisenberg forces.
3. "Bartlett forces, in which there is exchange of the spin coordinates but not of the position coordinates". Variant of Heisenberg forces.
e. Tensor Forces
"With central forces, the probability density of nucleons S states must be spherically symmetric". Of course.
"the strength of this noncentral force, or tensor force, depends not only on the separation between the interacting pair of particles but also on the angle between the spins of the particles and the line joining the particles, like the force between two magnets". This force may be really magnetic.
"some other small effects are explicable if there is admixed with the dominant central force a small amount of a noncentral force." This is a second order effect, the first order effect needs the knowledge of the universal constants characterizing the nuclear forces, still unknown.
f. Charge Independence of Singlet Forces between Nucleons
"It is found that the singlet forces between all pairs of nucleons are substantially equal, i.e. ¹(np) = ¹(nn) = ¹(pp)".
No information given about the experimental method used to obtain this result.
2. Ground Level of the Deuteron
a. Wave Function for the Rectangular-well Approximation
"For simplicity, we may choose at first the rectangular potential well, of depth D and radius b (…) where r is the distance between the proton and neutron. (…) The radial wave equation for the relative motion becomes
where M is the reduced mass of the proton and neutron (…). and W is their total energy (…). For the ground level of the deuteron, the total energy W is restricted to the single constant value W = - B where B =2.225 MeV is the observed binding energy of the deuteron". The calculation continues to obtain "the rationalized de Broglie wavelength λ of the relative motion of two particles having reduced mass M and sharing kinetic energy equal to the binding energy B of the deuteron".
This binding energy has never been calculated. Calculations improperly called ab initio never use universal constants because the universal constants of the nuclear forces are unknown.
Models of Nuclei
1. Summary of Experimental Evidence Which Should Be Represented by the Model
1. Nuclear angular momenta I of ground levels
For even-Z even-N nuclides, I=0.
For odd-Z odd-N nuclides, I = 1, 2, 3,…
For odd-A nuclides, I = ½, 3/2…
Mirror nuclei have equal I.
Extremes of triads have equal I.
No justification is given. Odd-A nuclides are of two different kinds : odd-Z even-N and even-Z odd-N. The independent parameters of a nucleus are N and Z, not A which is composite.
2. Magnetic dipole moments μ
They are summarized in Schmidt diagrams. Very low precision, due to theory or to measure?
3. Electric quadrupole moments Q
Systematic empirical variation with Z or N.
4. Existence of isomers
Statistical concentration in "islands of isomerism".
5. Relative parity of nuclear levels
As seen in β and γ decay.
6. Discontinuities of nuclear binding energy
and of neutron or proton separation energy, as seen for particular values of N and Z, especially 50, 82 and 126. These discontinuities at the so-called "magic numbers" are relatively small and diffuse.
7. Frequency of stable isotones and isotopes
Statistical concentration for particular values of N and Z (Chap. 8, Fig. 3.1?).
8. Pairing energy for identical nucleons
as seen in the occurrence of stable, nonadjacent, isobars (Chap. 8, Fig. 3.3). They correspond to a sequence of completed "four-shells" and suggest an α model for light nuclei (p. 298, Chap. 9, Fig. 3.1). They are very large for the light nuclei, particularly around ⁴He. They are very small but still detectable for the heaviest nuclides. There are peaks for even N independently of Z parity and also for even Z independently of N parity.
9. Constant density of nuclei
10. Neutron excess N-Z dependent on A5/3
etc…
The problem is to find what is the main thing.
For me it is the binding energies of the nuclides because they are best known with the best precision. Next, it is the magnetic moments, still unknown for the even-even nuclides. They are assumed to be zero but no experimental data can be found as can be seen in the Handbook of Chemistry and Physics.
eutron exces




































