A propos de la crise

Le déficit annuel est de l'ordre de 6.000 € par famille sans même rembourser la dette.  Il faut donc aussi augmenter d'autres impôts si on veut éviter la faillite.

On parle, on parle mais on ne sait pas très bien ce qu'on a fait ni ce qu'on va faire. On ne parle que de triple A, de croissance etc… Dans l'urgence, la seule solution c'est de faire payer ceux qui ont les moyens et qui sont aussi les dirigeants qui ont dépensé sans discernement. Le moyen le plus rapide, à mon avis, c'est d'augmenter les impôts sur le revenu et leur progressivité, au moins jusqu'à la fin de crise et ensuite jusqu'à ce que le déficit soit ramené à 3% et la dette à 60% du PIB selon le critère de Maastricht qui n'a jamais été respecté. Cela évitera aussi aux flambeurs d'acheter trop de choses inutiles. Il y aura évidemment de fortes oppositions. On peut parier que les riches qui paient les hommes politiques arriveront à faire payer les classes moyennes. Mais attention aux troubles sociaux! Ce sont ceux qui n'en profitent pas qui paient les niches fiscales. Il faut toutes les supprimer d'autant que cela ne sert à rien, sinon à encourager les paresseux.

Tout va très bien Madame la Marquise

Le directeur général de la BNP Prot prétend que tout va bien, on verra lors du bilan trimestriel mais on fera le nécessaire… sans chercher un sauveur au Qatar ou en Chine. Les "stress tests" étaient bons. Qui croire? En fait c'est humain, ceux qui sont en relativement bonne santé se plaignent et ceux qui ne veulent pas avouer leurs problèmes disent que ça va. 

Historique des crises économiques (Wilipedia)

Les "stress-tests"

C'est la grande mode, venue, évidemment, d'Amérique, en économie (banques), technique (centrales nucléaires) ou médical (test sur tapis roulant à vélo). Ceux qui en parlent ne savent généralement pas en quoi cela consiste. Seul le test médical, parfois dangereux pour le patient, est réel; tous les autres sont virtuels. Voyez par exemple celui des centrales nucléaires. Définition des stress-tests des centrales nucléaires françaises: "Test de résistance des centrales nucléaires à une succession d'évènements climatiques exceptionnels, tels que séismes, vagues géantes, tempêtes, vents à plus de 180 km combiné à de grands coeficients de marée". Impossible à réaliser. Idem pour les banques dont on ne va pas risquer la mise en faillite… qu'on va empêcher en endettant encore plus les Etats. Même les Etats-Unis seraient en faillite si les Chinois réclamaient leurs avoirs en dollars.

Voyons les banques. Apparemment la définition est simple: "Pour passer le test sans encombre, les banques doivent justifier d’un ratio minimal de 5% de capitaux propres durs (core tier 1) en cas d’un choc économique." Il faudrait connaître les montants prêtés et empruntés. On saura tout le 15 juillet à 16 heures pile d'après l'autorité bancaire européenne (ABE).  Il n'y a pas eu de banque française recalée, ni même le chiffre des fonds "sûrs" en question, de toutes façons invérifiable. C'est comme en comptabilité où les dépenses et les recettes sont toujours équilibrées… Même les banques grecques auraient passé le test. Pourtant, l'une est en déficit  (-0,8%) et l'autre est à 4,9% au lieu de 5. De qui se moque-t-on? La Grèce n'a donc pas de problème… La France a en moyenne 7,5 %. ça veut dire quoi? On ne connaîtra pas les montants : ce doit être impossible car les banques se prêtent mutuellement des fonds, d'où le risque de faillites en chaîne.

La crise grecque ou le tonneau des Danaïdes

Les prêts consentis à la Grèce sont de 110 milliards d'euros en un an. Il y a environ 10 millions de grecs. Faites le calcul, nous donnons donc 10.000 euros à fonds perdus, de quoi acheter un 4x4 à chaque Grec comme j'en ai vu plein lors de mes dernières vacances en Crète. Avec cet argent on peut payer un SMIC à des millions de gens chez nous. Comme au Portugal depuis longtemps et, maintenant en Espagne, on voit plein de carcasses d'immeubles abandonnés en cours de construction. Personne ne dit comment on va récupérer cet argent qui va manifestement être gaspillé. La Grèce doit pouvoir encaisser ses impôts. Ce n'est pas la réduction des salaires des fonctionnaires qui va les motiver à récupérer les impôts des armateurs, de l'Eglise et des commerçants au noir. «En Grèce, payer ses impôts, c’est être un con» paraît-il. Bientôt nous serons les dindons de la farce. L'indispensable changement de mentalité des pays méridionaux ne pourra pourtant pas se faire du jour au lendemain. La vente des biens publics ne pourra fonctionner qu'un temps. Pour les Allemands, la Grèce est un pays sous-développé. Il n'est même pas en développement comme la Turquie. En cas de malheur, l'euro disparaîtra et l'inflation passera à la vitesse supérieure. Les Turcs doivent rigoler. Ejectés de l'Europe, ils vont reconstituer économiquement l'ancien empire ottoman au Moyen Orient et en Asie centrale.

"Le Monde" n'a rien compris. Martine Aubry ne parle jamais des problèmes de la France et encore moins d'économie. Et DSK, qu'a-t-il fait au FMI? "A good job" dixit Lagarde, sans plus de précisions. Sarkosy avait parié sur la croissance pour ne rien faire. Elle s'est transformée en crise. Hillary Clinton, lors de sa visite en Grèce dit que les Etats-Unis "soutenaient fortement la détermination du gouvernement Papandréou à faire les réformes nécessaires pour que la Grèce soit placée sur des bases saines". Ce sont des paroles qu'on n'a pas entendues chez nous, comme s'il suffisait de donner de l'argent à la Grèce pour résoudre le problème.

La dette publique  la France est de 80% du PIB et celle de la Grèce de 140% du PIB. Pourquoi a-t-on attendu que la dette dépasse le double du critère de Maastricht? La dette de la Grèce s'est envolée à partir de 2007.

 On apprend maintenant que le problèmee grec existe depuis deux siècles! Il ne peut donc être résolu définitivement…

L'économie des économistes
Je ne connais pas grand chose à l'économie, sinon que cela consiste à faire des économies. J'entends déjà des cris d'orfraie… Certes on peut faire des dépenses appelées investissements à condition que cela débouche sur des économies futures permettant de les rembourser. Je me souviens d'un maire qui appelait investissement les travaux paysagers, ce qui est, le moins qu'on puisse dire, limite. Je m'étonne du mutisme de nos brillants économistes sur les crises, de plus en plus fréquentes.

Nous avons un prix Nobel d'économie, le seul Français de la liste ci-dessous, dont le dada est la physique: il pense réactiver la théorie de l'éther du 19e siècle. On ne l'entend pas. On voyait autrefois de beaux livres de "macroéconomie" avec de belles courbes, malheureusement sans aucun appui chiffré, dont voici un exemple:

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On entend encore parfois le mot magique de "Keynes".  A part ça rien.
On se demande d'où viennent les milliards qu'on injecte dans les banques: pas de réponse. Ce seraient des emprunts mais auprès de qui, puisque la crise est mondiale? Est-ce la planche à billets? On pourrait brader notre or  (moins de 3.000 tonnes), on n'irait pas loin. En effet, les 3 millions de kilos reviennent à 500 g par français soit 5.000 €, le prix d'une voiture bon marché alors que la dette est de l'ordre du PIB soit 25.000 €. De plus si nombre de pays vendent leur or, il va baisser. Mais il se peut aussi que personne n'ait d'argent pour acheter…
Mais ce sont justement les emprunts qui ont provoqué la crise. Tout le monde, encouragé par les banques, a emprunté plus que ce n'était possible. Les banques se sont aussi prêté de l'argent et des titres pourris. Les prêts ont été gagés sur des emprunts, si j'ai bien compris.

Voyons un peu les livres d'économie. On y trouve des grands mots, des belles théories, des belles expressions mathématiques sans valeurs numériques, purement décoratives, parfois des jolies courbes avec des abscisses et des ordonnées non définies et sans chiffres aucuns. Il n'existe aucun indice permettant de prévoir un crach ou une crise économique quelconque. Il y a bien des Cassandre mais personne ne les écoute.Il y a certainement des lois qui permettent de prévoir les krachs par exemple des oscillations d'ampleur croissante sur les indices boursiers ou le montant des emprunts des particuliers et des banques, à condition qu'elles ne maquillent pas les chiffres et qu'on interdisent les paradis fiscaux. On se demande si cela sera vrâiment fait car les politiques sont sous la coupe des fraudeurs. Les sociétés, petites ou grandes, ont des astuces pour échapper au fisc comme payer des royalties à des sociétés bidon dans des paradis fiscaux pour des brevets obtenus en France. J' ai connu une société travaillant pour la défense nationale, à Mulhouse, qui envoyait des courriers (avec la date sous la forme "Vaduz den, …) sous double enveloppe réexpédiés depuis le Lichtenstein.

Les prix Nobel d'économie

On remarquera qu'il n'y a aucune invention précise. Les prix sont attribués pour leurs travaux, leur contribution sans préciser ce qu'ils ont découvert, concrètement.

STOCKHOLM _ Voici la liste des prix Nobel d'économie depuis 1980: 


- 2008: Paul Krugman (USA) pour ses travaux sur les échanges commerciaux et la géographie économique

- 2007: Leonid Hurwicz, Eric Maskin et Roger Myerson (USA) pour avoir jeté les bases de la théorie dite de conception des mécanismes

- 2006: Edmund Phelps (USA) pour ses travaux sur les échanges intertemporels en politique macroéconomique

- 2005: Robert Aumann (IsraJel) et Thomas Schelling (USA) pour avoir fait progresser la compréhension des conflits et de la coopération par le biais d'analyses utilisant la théorie des jeux

- 2004: Finn Kydland (Norvège) et Edward Prescott (USA) pour leur contribution en macroéconomie dynamique

- 2003: Robert Engle (USA) et Clive Granger (GB) pour leurs travaux ayant permis d'améliorer la fiabilité des prévisions économiques

- 2002: Daniel Kahneman (USA) et Vernon Smith (USA) pour leur travaux précurseurs en matière de neuroéconomie et d'économie expérimentale

- 2001: George Akerlof, Michael Spence et Joseph Stiglitz (USA) pour leurs travaux sur les marchés avec asymétrie d'information

- 2000: James Heckman et Daniel McFadden (USA) pour leurs théories en économétrie

- 1999: Robert Mundell (Canada) pour ses analyses innovantes en matière de taux de change

- 1998: Amartya Sen (Inde) pour ses contributions à l'économie du bien-être

- 1997: Robert Merton et Myron Scholes (USA) pour sa formule de valorisation des options

- 1996: James Mirrlees (GB) et William Vickrey (USA) pour leurs contributions à l'économie de l'information

- 1995: Robert Lucas Jr (USA) pour ses travaux macroéconomiques sur les attentes rationnelles

- 1994: John Harsanyi et John Nash (USA), et Reinhard Selten (Allemagne) pour leur apport à la théorie des jeux non coopératifs

- 1993: Robert Fogel et Douglas North (USA) pour leurs travaux sur l'histoire économique

- 1992: Gary Becker (USA) pour ses travaux en microéconomie et en sociologie économique

- 1991: Ronald Coase (GB) pour ses découvertes en matière de théorie des institutions

- 1990: Harry Markowitz, William Sharpe et Merton Miller (USA) pour leurs travaux pionniers sur la théorie de l'économie financière

- 1989: Trygve Haavelmo (Norvège) pour avoir clarifié la théorie des probabilités en économétrie

- 1988: Maurice Allais (France) pour ses contributions à la théorie de l'équilibre général et partiel

- 1987: Robert Solow (USA) pour ses contributions à la théorie de la croissance économique

- 1986: James Buchanan Jr (USA) pour ses recherches sur le processus de décision économique et politique

- 1985: Franco Modigliani (USA) pour ses travaux sur l'épargne domestique et les marchés financiers

- 1984: Richard Stone (GB) pour ses travaux sur les systèmes de comptabilité nationale

- 1983: Gerard Debreu (USA) pour sa reformulation de la théorie de l'équilibre général

- 1982: George Stigler (USA) pour ses théories sur l'économie du marché

- 1981: James Tobin (USA) pour son analyse des marchés financiers

- 1980: Lawrence Klein (USA) pour la construction de modèles économétriques de conjoncture