samedi 12 mars 2011

La vérité sur la radioprotection

 Critère simple

Un bon moyen de situer le niveau de risque des radiations est de comparer les doses terrestres et celles que peuvent recevoir les navigants en avion où la radioactivité est plus de 10 fois supérieure à celle observée normalement au sol. On s'apercevra peut-être un jour que les pilotes et les hôtesses de l'air sont plus souvent atteints de maladies d'origine radioactive que les terriens. Il ne faut pas confondre rayonnement reçu et celui dû aux éléments radioactifs ingérés qui restent dans le corps et dont l'action est continue; il ne semble pas exister de critère les concernant, sinon de mesurer la radioactivité du corps infecté. Il suffit peut-être d'un atome radioactif, indétectable, pour provoquer un cancer.

Volcans et radioactivité

 Le nuage du volcan Eyjafjöll aurait été plus radioactif que Tchernobyl. L'IRSN, conformément à son habitude, est rassurant:

"Ces niveaux sont de un à dix millions de fois moins élevés que le niveau en césium-137 le plus élevé mesuré en France lors du passage du nuage de Tchernobyl en avril-mai 1986.- Les mesures du débit de dose gamma ambiant enregistrées par les 160 sondes TELERAY réparties sur le territoire, depuis le début de l’éruption du volcan, sont restées, comme attendu, dans leur plage de variation habituelle."

Autrement dit le passage du nuage volcanique n'a pas été détecté, pas plus que celui de Fukushima.

Fukushima

Voir texte au jour le jour.

Le 12/3/11 on signale une radioactivité de 8 fois la normale autour de la centrale de Fukushima et de 1.000 fois  dans la salle de contrôle, ce qui veut dire qu'on y atteint la dose mortelle au bout de quelques jours. Du césium radioactif (comme à Tchernobyl) a été détecté aux alentours. J'ai voulu savoir quelle était la radioactivité en Polynésie mais les résultats s'arrêtent en 2008. J'en ai trouvé d'autres à Tahiti mais ils ne commencent qu'au 29 mars avec 0,1 μSv/h qui chutent bizarrement à 0,06 le 1er avril. A St Pierre et Miquelon, dont on nous a dit que le nuage de Fukushima devait y passer, il n'y a pas de résultat en 2011. L'IRSN, fusion de l'IPSN et de l'OPRI (ex SCPRI), suite au nuage de Tchernobyl arrêté à la frontière, reste un organisme irresponsable et incompétent.

Aux US, l'organisme EPA (Environmental Protection Agency) prétend sans rire "current levels from Japan are 100,000 times lower than what a person would get from taking a roundtrip international flight". Les Américains aussi disent n'importe quoi sur les dangers de la radioactivité. 

Il est étonnant que la centrale de Fukushima soit moins antisismique que les immeubles de Tokyo. On trouve des quantités de méthodes pour rendre un bâtiment antisismique : appuis, amortisseurs… mais le vrai principe de base dont personne ne parle c'est tout simplement celui du sismographe. Il suffit en effet de construire la centrale comme si elle était un sismographe qui ne doit pas bouger même si le sol bouge. Cela coûterait peut-être trop cher ou, tout simplement personne n'y a pensé. Inutile de faire des grands calculs de modélisation, il suffit de construire la centrale de telle sorte qu'elle ne bouge pas relativement au sol qui, lui, bouge, sur le même principe que le sismographe mais évidemment, à une échelle bien plus grande.

L'IRSN refuse de dépouiller ses mesures brutes car ce n'est, d'après l'adjoint de son directeur, pas dans ses attributions. L'IRSN ne peut donc faire de synthèse ni dans l'espace ni dans le temps.  Mon interlocuteur m'a suggéré de passer un contrat (sans doute léonin comme celui qui avait été passé à la CRIIRAD qui l'a regretté ensuite quand on lui a mis le couteau sous la gorge) pour ce faire. Le graphique ci-dessous montre que la radioactivité atmosphérique diminue constamment et retrouvera sans doute bientôt la normale.  Je continue mes mesures pendant au moins un an, jour après jour, de façon à vérifier s'il y a influence de la saison (orages?), du vieillissement de la pile ou d'autres facteurs éventuels.

 Radioactivité

La dispersion est énorme mais, contrairement à l'IRSN, je moyenne sur 6 mesures puis je trace une courbe de régressionà 6 paramètres grâce aux possibilités d'Excel. J'ai fait des mesures dans l'aéroport d'Osaka où la radioactivité est presque le double de chez nous (voir sur le graphique). En altitude, à 10 km, on sort du graphique, la radioactivité, y est 10 fois plus forte; sur la Sibérie, elle double encore.

Echelle des doses

Une dose totale de 5 Sv est mortelle. Une dose locale de 7 à 10 Sv ne donnerait qu'une cloque. Une dose de 0,3 Sv produit un cancer du poumon ou, plus généralement rend malade: on meurt précocement. La dose reçue à Paris (0,1 μSv/h = 1 mSv/an) durant toute une vie (au maximum un million d'heures) est inférieure à 0,1 Sv: on meurt normalement, on pourrait dire de la radioactivité naturelle. Toute dose supplémentaire comme celle due à l'activité humaine (1 mSv/an), double de la radioactivité naturelle, EN MOYENNE, abrège notre vie. Voilà toute l'échelle. Les militaires ayant été irradiés lors des essais nucléaires au Sahara devenaient radioactifs; la mesure de leur émission donnait 10μRem/h = 1 mSv/h (1 Rem=100 Sv), soit 10.000 fois la radioactivté naturelle à Paris. Il est bien connu aussi que les dames Curie sont mortes de leucémie due à la radioactivité. Certains prétendent que la radioactivité guérit selon la théorie de l'hormésis. On peut, par exemple faire une cure de radon dans la station thermale de Bad Münster en Allemagne. L'IRSN, comme d'habitude ne se prononce pas clairement.

Unités de mesure

La mesure de la radioactivité se fait généralement à l'aide d'un compteur Geiger constitué d'un récipient contenant un gaz qui devient conducteur de l'électricité lorsqu'une particule ionisante le traverse. On peut entendre, visualiser et compter les particules. J'utilise un Quartex qui n'est plus commercialisé. Il est remplacé par le Radex, celui-là même qu'utilisait Elise Lucet lors de son émission "Pièces à conviction" du 11 février 2009   sur les déchets radioactifs abandonnés dans la nature. Geiger, l'inventeur du premier instrument de mesure de la radioactivité, n'a pas eu droit au prix Nobel alors que d'autres, par exemple Charpak, l'ont eu. Cet appareil ne permet toutefois pas de distinguer une particule d'un rayon ionisant.

Les unités utilisées en radioprotection varient d'un document à l'autre.  Les plus utilisées sont les micro-sievert par heure ou μSv/h (appareils de mesure) et les milli-sievert par an ou mSv/an (textes légaux, soit environ 10 fois les μSv/h). Limitons-nous aux photons: rayons X ou γ où 1 gray = 1 sievert. Lorsqu'on utilise un compteur Geiger, il faut vérifier que les unités sont bien des μSv/h en comparant la mesure de la radioactivité naturelle (0,1 μSv/h à Paris) aux données officielles pour éviter toute erreur d'échelle.

Le plus simple est de raisonner en multiples de la radioactivité naturelle qu'on obtient en faisant une mesure avec son propre appareil dans un endroit non contaminé. Les appareils courants saturent à 100 fois la radioactivité naturelle.

Quand on dit que la période radioactive est de 30 ans, cela veut simplement dire que si on a 2 g de matière radioactive à l’instant zéro, c’est comme si on avait encore 1 g au bout de 30 ans. La radioactivité n'aura baissé que de moitié et ainsi de suite tous les 30 ans.

Doses naturelle et légale

D'après le dossier CEA "La radioprotection" (1996), la radioactivité naturelle en France varie de 1,5 à 6 mSv/an (0,17 à 0,68 μSv/h). Pour simplifier et avoir une valeur approximative, on passe des μSv/h (valeurs données par les appareils de mesure) aux mSv/an (valeurs données dans les textes) en multipliant par 10. C'est-à-dire qu'une mesure de 0,1 μSv/h, valeur que j'ai mesurée à Paris, correspond à 1 mSv/an et à 0,1 Sv sur une vie centenaire. 

Dans de rares régions (plage de Varkala, Kerala, Inde) la dose peut atteindre 200 fois la normale (information CEA, Clefs n°48) soit dix fois la dose légale annuelle de 20 mSv/an à ne pas dépasser pour un travailleur . En un siècle de vie, cela fait 2 Sv, la dose mortelle étant de 5 Sv. Pour le grand public, la dose de radioactivité industrielle ne doit pas dépasser la dose de radioactivité naturelle, soit 1 mSv/an ou 2 mSv/an en tout. Un citoyen lambda a droit à 0,2 Sv s'il vit un siècle. On peut presque dire que c'est la radioactivité qui nous empêche de vivre au-delà d'un siècle d'existence.

Lorsqu'on est exposé temporairement, on multiplie la radioactivité ambiante par le temps d'exposition.  On compare la valeur obtenue à la dose mortelle de 5 Sv, à la dose de 0,5 Sv rendant malade et à la dose normale durant une vie centenaire de 0,1 Sv.

Sous-marin russe K19

Selon une émission de télé, la radioactivité dans le sous-marin suite à une fuite était de 1.000  roentgen (Rt ou rem) soit 10 Sv/h ou 100 millions de fois la radioactivité naturelle. Les ouvriers qui ont soudé le tuyau sont morts rapidement (la dose mortelle est atteinte en une demi-heure dans ces conditions. L'officier qui a fait rapidement la mesure (en une minute il attrape 0,2 Sv) a survécu.

Hiroshima

D'après l'IRSN, "dans l'étude de cohorte des survivants d'Hiroshima et Nagasaki, la significativité d'une augmentation du risque de cancer se discute sur la plage 50-200 mSv". Avant toute statistique détaillée sur les différents types de cancer, il est indispensable de connaître la proportion de cancers parmi les décès.

Service de métallurgie de Saclay

Au service de métallurgie de Saclay, selon l'IPSN, 50% au moins des décès sont dus au cancer, alors que la moyenne française est de 32% pour les hommes et de 27% pour les femmes. Les 50% sont en réalité minorés car seuls 71% ont été exposés à des rayonnements ionisants et la cause du décès est inconnue pour 14%. Les auteurs du rapport ( Note SEGR/LEADS/98-01 de l'IPSN non destinée à être publiée, et pour cause) ne donnent pas les chiffres bruts qui permettraient de séparer les personnels suceptibles d'être irradiés des personnels de bureau.

Ce sont les mêmes mensonges que profère AREVA appuyée par l'IRSN, successeur de l'IPSN, à qui on ne peut faire confiance. Ils ont toutefois été obligés de me fournir le document ci-dessus car il avait été cité dans une publication. C'était sans doute une erreur. Ils se contentent généralement d'affirmations gratuites sans preuve.

Sécurité des centrales nucléaires

Le risque d'accident majeur de la centrale de Flamandville a été porté à une probabilité de un sur 10 millions (10-⁷). On se demande pourquoi on a remplacé les coefficients de sécurité par des probabilités pifométrées genre 10-⁶ ou 10-⁸… En septembre 2001, juste avant le 11 septembre, le risque d'impact, évalué inférieur à 10-⁸ par l'ASN (Contrôle n° 142 p 77), s'est pourtant produit. Depuis, l'ASN a cessé de publier des documents papier, trop compromettants. La centrale du Blayais, au bord de la Gironde, a été envahie par les eaux d'une vague soi-disant millénaire, de sorte qu'on a du, après coup, rehausser la digue. 

Mine d'uranium en Australie

Un Japonais a mesuré dans une mine australienne  0,86 μSv/h pour une radioactivité normale de 0,04 μSv/h soit 20 fois la normale. Pour 2.000 heures d’exposition par an (valeur officielle de la CRAM), on peut multiplier 0,86 μSv/h par 2000, de qui donne 1,72 mSv/an inférieure à la limite légale de 20 mSv/an. Une ouvrière (cette usine emmploie bizarrement essentiellement des femmes) de cet atelier a, au bout de 30 ans, subi une irradiation totale de 50 mSv, le centième de la dose mortelle. J'ai fait des mesures au même endroit, dans le bus visiteurs, avec mon propre compteur Geiger. J'ai trouvé le triple, soit 30 fois la normale; en fait c'est mon appareil dont l'étalonnage est différent car les mesures de l'IRSN donnent aussi des valeurs plus faibles de la radioactivité naturelle.

Appareils grand public radioactifs

Il existe toujours des boussoles (j'en ai une de mon père qui me sert pour tester mon geiger) et montres  lumineuses, des détecteurs de fumée ou autres objets radioactifs dont la vente a été interdite, oubliés dans les tiroirs. Des montres lumineuses au tritium seraient toujours en vente, sans danger, paraît-il, car le rayonnement ne traverse pas la vitre. Mais quand elle casse? Il y a aussi les paratonnerres radioactifs qui devront être déposés avant 2012 mais y a-t-il un suivi? Je vérifierai chez un de mes anciens voisins (il travaillait sur un ancien site du CEA…) qui en a installé un sur son toit il y a plus de 30 ans. Ses voisins (et sans doute aussi un futur propriétaire) ne sont pas au courant de cette radioactivité.

Musée de Minéralogie de la faculté de Jussieu

Au Musée de Minéralogie, devant les vitrines contenant des minéraux cadeaux de la COGEMA et de TOTAL, la radioactivité dépasse 100 fois la radioactivité naturelle à Paris de 0,1 μSv/h. La limite annuelle autorisée pour le public, de 1 mSv est atteinte en 10 h de présence devant la vitrine. Les intérimaires étudiants, qui n'ont pas de détecteur, ont droit à une dose de 20 mSv/an, atteinte au bout de 200 h. Ils font 20 h par mois pendant 2 ans, soit 240 h en tout. Ils ne dépasseraient la limite autorisée que s'ils restaient constamment devant ces vitrines. Ces blocs radioactifs ont été retirés, paraît-il, pour faire de la place à l'exposition sur les météorites. La radioactivité y dépasse encore 30 fois la normale. Heureusement que la radioactivité est normale à l'entrée où se trouve généralement le personnel.

Les boutons radioactifs

L'entreprise MAFELEC a reçu 3 tonnes de colis radioactifs provenant d'Inde, de nature et d'origine non précisées (pourquoi si on n'a rien à cacher?) sans doute en acier pouvant provenir via LAXMI Steel, filiale de Mittal, du Niger où le CEA laisse traîner des ferrailles radioactives. Sur un poste de travail de MAFELEC, la radioactivité est de 50 μSv/h, soit 500 fois la radioactivité naturelle à Paris, de 0,1 μSv/h. Pour 1000 heures de travail par an cela fait 50mSv soit 1% de la dose mortelle.  L'ASN donne des chiffres de 3 mSv… C'est un incident de niveau 1 selon l'ASN reclassé depuis en niveau 2 en raison de l'exposition de plus de dix personnes à des expositions dépassant la limite réglementaire. Il y a eu de la négligence aussi bien à Roissy, où le déclenchement du portique de sécurité n'a pas été signalé, que chez le fabricant. Ce sont en fait les clients Américains qui ont détecté la radioactivité!

Incident (sic) lors de la réintroduction d’une source

Au cours d'une manœuvre de rentrée de la source scellée d'Ir 192 de 0,851 TBq (mille milliards de becquerels) utilisée en gammagraphie, le câble s'est désolidarisé du porte-source. Monsieur A (opérateur CAMARI) a reçu un équivalent de dose corps entier de 155 mSv (dans l'hypothèse où la source aurait été au contact du corps, cette valeur serait à multiplier par trois au moins). Cela fait pratiquement 0,2 Sv pour une source de 1TBq (un million de millions de désintégrations). Il a eu une lymphopénie.

Exposition interne

Ce qui précède n'est pas valable lors de l'absorption de substances radioactives où la radioactivité s'exerce à l'intérieur du corps et pour laquelle il n'y a pratiquement pas de remède. Il faut donc, sauf nécessité médicale, éviter de toucher, respirer ou avaler des substances radioactives. En buvant du vin datant de 1963 (maximum des explosions nucléaires) ou de 1986 (Tchernobyl), on boit aussi du césium 137 radioactif. Les vins "Coteaux du Tricastin" vont changer de nom suite aux événements récents sur le site nucléaire du même nom. Plus sérieusement, signalons le radon qu'on respire et qui s'incruste dans les poumons, le strontium dans les os et l'uranium on ne sait où.

Un noyau isomère synthétique radioactif, le technetium 99mTc, d'une demi-vie de trois jours émet des électrons positifs (appelés aussi positons, positrons ou particules β+. Il est utilisé en scintigraphie médicale comme radiotraceur par injection à une dose 10.000 fois la radioactivité naturelle du corps humain, un milliard de becquerels (GBq). Cela produit pendant quelques jours, au voisinage du malade, une radioactivité ambiante de 100 fois la radioactivité naturelle (je l'ai mesurée). L'environnement des patients est temporairement fortement radioactif (plus de 100 fois la radioactivité naturelle). Il est conseillé d'éviter un contact étroit et prolongé avec les jeunes enfants et les femmes enceintes. La dose reçue par les proches du patient serait toutefois inférieure à la limite légale. Le technetium ne se fixerait pas dans le corps car c'est un élément artificiel.

Il y a actuellement un problème d'ingestion de tritium à  Saint-Maur-des-Fossés (94). Il faut savoir que des doses de quantité équivalente à celles de technetium reçues lors d'un examen médical ne sont pas évacuées du corps mais ingérées dans le corps lui-même et peuvent y rester actives durant des décennies. En effet la durée de vie du tritium est 13 ans alors que celle du technétium est de 3 jours. De plus, le tritium, au contraire du technétium, synthétique, c'est de l'hydrogène, donc assimilable avec l'eau ou les aliments. Si le tritium est absorbé dans le corps, ce n'est pas pareil que de subir une irradiation passagère: elle est permanente. Dans sa NOTE D’INFORMATION du 10 novembre 2010, l'IRSN ne fait pas la différence entre une irradiation passagère lors d'un voyage en avion et une ingestion permanente.

Voir un article sur le tritium et le radon.

La décontamination du corps est impossible lorsqu'un produit radioactif a été intégré dans les molécules des tissus.

 

Protéger les voies respiratoires par port de masque ou appareil autonome.
Protéger le corps par l'utilisation de vêtements de protection adaptés.

Voir aussi l'article de l'université de Rennes qui donne un grand nombre de cas d'irradiation.

Médecine et radioactivité

Signalons l'usage des radiographies par rayons X qui ont des effets analogues à ceux de la radioactivité gamma. Une autre application médicale est la scintigraphie (voir plus haut). La radioactivité serait bénéfique en faible dose, cela s'appelle l'hormésis, comme à Münster, en Allemagne, à Posčetrtek, en Slovénie et ailleurs où on peut faire des cures de radon. A une certaine époque on faisait des cures thermales d'eau rendue artificiellement radioactive à la station thermale de Spa, en Belgique.

L'hypothèse de l'horloge moléculaire stipule que les mutations génétiques s'accumulent dans un génome à une vitesse globalement proportionnelle au temps géologique. Autrement dit la création des mutations est constante. La radioactivité terrestre est elle aussi, sauf exceptions, constante, ce qui conduit à penser que la cause principale des mutations est la radioactivité. C'est le cas à Tchernobyl où le nombre de mutations serait le double de la normale.

AREVA

Il y a eu une discussion suite à une émission d'Elise Lucet sur les mines d'uranium au Niger et au Gabon du 12/12/9 reprise sur Sénat le 29/8/10 avec, entre autres, un représentant d'AREVA.  Il rejette la faute au précédent exploitant de la mine, il y a 40 ans… Rien n'a été fait depuis mais tout sera fait dans le futur sauf que la CRIIRAD ne sera pas autorisée à faire des mesures. Cela veut dire qu'AREVA n'accepte pas la contradiction, condition nécessaire pour que la vérité soit connue. Ce représentant a cité des laboratoires (Strasbourg… ) sans dire qu'ils étaient financés par le nucléaire… comme je l'ai été pour ma thèse (ma retraite complémentaire avait été sucrée, c'était, m'a-t-on dit, une erreur…).

AREVA vient d'évacuer ses employés métro suite à l'enlèvement par Al Quaida qu'ils ont été incapables de prévoir malgré l'assassinat de Michel Germaneau. Avant de courir sus à Al Qaida, on aurait mieux fait de protéger les employés d'Areva. Cela n'a pas empêché les cadres de montrer leur mépris des employés nigériens par des paroles hypocrites à leur descente d'avion. Ce sont ces gens-là qui laissent traîner les ferrailles radioactives dans le désert au lieu d'embaucher du personnel nigérien pour mettre ces détritus en lieu sûr.

Pour fixer les idées:

La radioactivité naturelle à Paris est de l'ordre de 0,1 μSv/h. La dose reçue naturellement durant toute une vie centenaire est donc de 0,1 Sv à comparer à la dose mortelle en une seule fois de 5 Sv. On peut imaginer que le vieillissement mais aussi l'évolution biologique sont dus à la radioactivité via les mutations de l'ADN maléfiques ou bénéfiques… 

Sur certains postes de travail, on atteindrait 500 fois la radioactivité naturelle ou 50 μSv/h soit la dose mortelle au bout d'un an de travail. Comme on ne reste au maximum sur un poste qu'une demi-douzaine d'heures par jour, on atteint la dose mortelle au bout de 4 ans. A confirmer.

Revue officielle sur la radioprotection:

Un site par un pro du nucléaire.

Réglementation.

Document avec de nombreuses données techniques à télécharger.


Commentaires sur La vérité sur la radioprotection

    Uranium appauvri

    Décidément nos articles sont complémentaires !

    Allez voir le mien sur le scandale de l'uranium appauvri :
    http://french-revolution-2.blog.fr/2008/04/17/et-un-scandale-de-plus-l-uranium-appauvr-4012799

    Posté par zevengeur, vendredi 1 août 2008 à 22:58 | | Répondre
  • bravo

    Je suis heureux de voir que des gens sérieux ,parlent clairement des dangers de la Radioactivité,
    nous avons subit une désinformation totale au niveau de la France en 86 ...
    et nous avons vu les résultats au niveau de la santé, ce n'est d'ailleurs pas fini !
    Ne tombons pas dans le même piège!
    Soyons Vigilant !!!
    Christian

    Posté par Cdelest, dimanche 13 mars 2011 à 10:54 | | Répondre
  • juste une question

    la dose dite mortelle de 5 Sv
    est ce dans le cas d'une irradiation continue dans le temps ou une irradiation instantanée compte tenu du temps de regénération des cellules

    Posté par papyja, lundi 28 mars 2011 à 13:48 | | Répondre
  • Question de piscine...

    J'ai un soucis de compréhension au sujet des fameuses piscines ?
    Je comprend le refroidissement pour éviter la "reprise" de la réaction,
    mais l'eau devient à son tour radioactive,
    et va rayonner...?
    et cette eau, elle va où ensuite ?
    merci d'éclairer ma chandelle
    Christian

    Posté par Cdelest, lundi 28 mars 2011 à 15:34 | | Répondre
  • Mieux vaut parfois se taire...

    Cet article est bourré d'affirmations fausses, qui ne se fondent sur rien. C'est comme si je vous disait que de manger des carottes augmente la probabilité de se faire renverser par une voiture...
    Je ne dis pas qu'on ne peut pas critiquer le nucléaire, au contraire, mais "bousculer les idées recues" en disant des choses fausses est franchement un peu facile...
    Enfin, je sais que mon commentaire n'apparaitra pas dans tous les cas, mais s'il vous plait, renseignez vous avant de dire des anneries...

    Posté par Matt, mercredi 13 avril 2011 à 10:34 | | Répondre
  • Veuillez donc me dire quelles sont les affirmations fausses.

    Posté par bschaeffer, mercredi 13 avril 2011 à 11:09 | | Répondre
  • Trop ou pas assez???

    Eh bien mon cher Matt,
    je pense que nous pouvons vous retourner le compliment..!
    Vous critiquez un dossier sérieux et étayé, que je trouve personnellement très mesuré, presque trop à mon avis perso (spécialiste de la santé),
    et vous n'amenez aucun argument, rien "que dale"...
    Pour répondre à votre absurde raisonnement,
    je dirais que...pourquoi pas, il parait que les carottes favorisent la vision, donc, trop de carottes peuvent nous amener à l'éblouissement, qui va favoriser l'accident !
    C'est un raisonnement logique, rationnel mais délirant,...
    sans rancune !
    par contre nous attendons vos arguments !
    Christian

    Posté par Cdelest, mercredi 13 avril 2011 à 17:54 | | Répondre
  • On peut presque dire que c'est la radioactivité qui nous empêche de vivre au-delà d'un siècle d'existence

    cette affirmation est une hypothèse totalement gratuite qui ne repose sur rien

    le "presque" çà veut dire quoi?
    presque vrai ou presque faux ?

    pourquoi ne pas en dire autan d'autres espèces animales
    et dans ce cas , si c'est la radioactivité naturelle qui fait viellir et mourir (si on ne meurt ps d'autre chose avant ), il faudrait en déduire qu'un chat , un chien ,ou n'importe quel animal seraient beaucoup plus sensibles à la radioactivité naturelle puisqu'ils meurent beaucoup plus tôt que nous

    Posté par papyja, mercredi 13 avril 2011 à 22:15 | | Répondre
  • Un siècle de radioactivité naturelle équivaut à une vie

    C'est sans doute un peu osé mais cela donne une idée de l'ordre de grandeur de ce qu'on peut recevoir en une vie.


    C'est vrai que ce n'est pas valable pour les animaux en général. Il serait toutefois intéressant de comparer la taille d'un animal et la durée de sa vie. En général les gros animaux vivent plus longtemps que les petits et cela pourrait avoir un rapport avec avec la dose reçue.

    
Evidemment ce n'est pas prouvé

    Posté par bschaeffer, jeudi 14 avril 2011 à 12:20 | | Répondre
  • Fukushima

    Les réacteurs de la centrale de Fukushima Dai-Ichi ont résisté au séisme niveau 9 mais pas au tsunami de 15 mètres de haut qui a dévasté la prise d'eau océanique encombrée de détritus.
    Cependant l'évacuation rapide des populations, la prise de pastilles d'iodure de potassium et les vents dominant vers le Pacifique a permis d'avoir un bilan de 0 morts, 0 blessé et seulement 7 opérateurs hospitalisés pour avoir reçu des doses de l'ordre de 250 mSv niveau n’entrainant heureusement aucun risque sanitaire à long terme (surcroit de cancer de 0,1 % selon les études de la CIPR.

    Posté par Pierrot, lundi 17 octobre 2011 à 22:44 | | Répondre
  • OK, sur ce qui est faux :
    Dans l'immense majorité des cas, une dose d'un produit 100 fois inférieure à la dose mortelle est totalement inoffensive.
    Par exemple pour l'eau, le rapport est à peine au dessus de 10, les médeçin recommandent de boire au moins 1l par jour, la dose mortelle est inférieure à 15l absorbé dans la même journée.
    Je ne vous préciserais pas la dose mortelle du paracétamol, histoire de ne pas donner des idées pour une TS.
    C'est vrai qu'on soupçonne un effet sur le cancer au delà de 100mSv, mais le seul effet mesuré, quantifié, est au-delà de 500 mSv, de 2% d'augmentation de risque pour 1 Sv.
    Des milliers de Taiwanais ont été exposé à une forte dose de radiation par du Coblat 60 mélangé à l'acier qui renforçait le béton de leurs immeuble, aucune augmentation de mortalité n'a été observée bien que pour des centaines d'entre eux la dose ait dépassé 100 mSv/an.
    De même entre des régions du monde, où l'exposition naturelle varie de plusieurs mSv, comme Denver aux US, en plus exposée au Radon, on a jamais mesuré de variation du nombre de cancer. OK, les US ont des défaut, mais ils ont le meilleur registre du cancer au monde (et au total, le taux de guérison du cancer y est légèrement supérieur à celui de la France, l'un des rares points positifs de leur système de santé, mais bien réel).
    C'est suffisant pour démolir la théorie de l'exposition naturelle qui serait mortelle au bout de 80 ans, car suivant là où vous vivez, cette dose varie d'un facteur 3 à 4 pour des zones où vivent des millions de personnes très bien couverte par leur système de soin sans aucune conséquence (à nouveau, en 81 quand les US ont sonné l'alerte sur le SIDA, ils avaient *5* cas d'homosexuels morts de façon suspecte entre les mains, mais déjà réalisé le problème. En France, comparativement, on a laissé au moins 500 personne mourir du Médiator sans réagir).

    On a donc pas suffisamment de recul pour donner un chiffre précis, mais les doses réparties dans le temps sont moins dangereuses que celles reçues d'un coup.
    Ce n'est pas si surprenant, par exemple, si les scorpions résistent très bien aux radiations, c'est en utilisant des mécanisme de résistance qu'ils ont développés pour résister à la déshydration extrême.

    Ca illustre que le type de dégâts provoqué par les radiation n'est pas unique, et que nos cellule savent le traiter tant qu'il reste à un seuil faible.
    Il vaut mieux puisque notre propre corps émet constamment 8000 Becquerels de radiation.

    Posté par jmdesp, mercredi 4 avril 2012 à 14:26 | | Répondre
  • je suis d'accord avec vous

    Je suis d'accord avec les affirmations de jmdesp.
    Les populations de Chine de l'Inde du Sud , des hauts plateaux d'Amérique du Sud, de l'Iran ... reçoivent des doses radioactives annuelles de l'ordre de 10 à 20 mSievert sans que les nombreuses études épidémiologiques aient decelé d'impact sanitaire.
    De même des aliments comme les amendes ... contiennent des faibles traces de cyanure et si on évalue la quantité de cyanure ingérée au cours d'une vie entière par un amateur d'amendes cela dépasse largement la quantité mortelle qui serait prise en 1 seule fois.
    C'est pourquoi on parle de toxicité aigüe et de toxicité chronique qui n'a rien àvoir.

    Posté par pierrot, mercredi 4 avril 2012 à 16:03 | | Répondre
  • Comme tous les gens du lobby nucléaire, non seulement vous minimisez systématiquement les risques, mais, quand vous donnez des chiffres, ils sont invérifiables ou incompréhensibles. Il ne faut pas vous étonner que les gens n'ont pas confiance.
    Parfois, la vérité transparaît comme dans ce rapport sur le Service de métallurgie de Saclay que je cite plus haut.

    J'ai peut-être tendance à exagérer un peu mais je vais essayer d'être clair :

    La radioactivité à Paris est de l'ordre de 0,1 μSv/h. Cela fait, pour quelqu'un qui vit 100 ans, jusqu'à 0,1 Sv durant toute une vie, à comparer avec la dose mortelle, 5 Sv. Durant toute une vie, on reçoit donc entre 2 % de la dose mortelle. Cela veut dire que si on vit en permanence dans une zone où la radioactivité est supérieure à 10μSv/h, soit 100 fois la normale, notre vie sera abrégée à cause de la radioactivité.

    On avait dit que les volcans crachaient d'énormes quantités de matières radioactives mais je n'ai constaté aucune augmentation lors de l'éruption du Grimsvoeten en Islande (voir mon graphique) par contre j'ai bien constaté une augmentation due à l'éruption solaire de janvier.

    En avions, à 10.000 m, la radioactivté est de 1,5 μSv/h. Cela veut dire que le coefficient de sécurité est de 4, un peu limite. L'utilisation de probabilités est inepte. En septembre 2001, juste avant le 11 septembre, le risque d'impact, évalué inférieur à 10-⁸ par l'ASN… mais les centrales ne sont toujours pas protégées contre ce risque.

    Posté par bschaeffer, mercredi 4 avril 2012 à 16:34 | | Répondre
  • Une dose annuelle de 10 mSv correspond à 1μSv/h, inférieure à celle qu'on reçoit dans un avion à 10.000 m.

    Ce n'est pas étonnant que l'effet soit peut-être nul sous réserve que ces populations soient suivies médicalement.

    Comme d'habitude ce sont des affirmations gratuites, typiques du lobby nucléaire.

    Posté par bschaeffer, mercredi 4 avril 2012 à 17:08 | | Répondre
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