jeudi 19 février 2009
AZF et détonation du nitrate d'ammonium
Détonabilité du produit
Il est bien connu que le nitrate d'ammonium peut détoner, il y a eu d'autres accidents.
La SNPE a effectué un essai qui consistait à laisser tomber d'une hauteur de 3 mètres une bétonnière remplie de nitrate d'ammonium avec ajout du produit chloré censé être responsable de la détonation dans le hangard de l'AZF. L'essai a été fait au champ de tir de Captieux. Il y a eu détonation. Cette information m'a été fournie par un membre du personnel SNPE. J'ai cherché à en obtenir la confirmation mais la responsable communication du siège de la SNPE a prétendu avoir assez communiqué sur le sujet. Pourtant je n'ai pratiquement rien trouvé sur Internet. Juste l'entrefilet qui suit, d'ailleurs muet sur l'essai en question:
"AVERTISSEMENT COMMUNIQUÉ PAR LE GROUPE SNPE
Le Groupe SNPE a montré que la mise en contact du NA (nitrate d'ammonium à 0,9 - 1,5 % d'humidité) avec du DCCNa dichloroisocyanurate de sodium) conduisait à la détonation du NA, confirmant ainsi les explosions relatées par Louis MEDARD. Cette étude a montré que la détonation était due à la formation d'un explosif primaire très instable le trichlorure d'azote (NCl3). Cette étude a été présentée au symposium de sécurité DDESB à San Antonio en août 2004. Contact SME Environnement Y. GUENGANT (e-mail : y.guengant@snpe.com)."
Commentaires
La cause exacte de l'explosion de l'AZF restera probablement inconnue mais le risque était réel, comme le prouvent les explosions de bateaux chargés de nitrates qui se sont produites autrefois, risque ignoré par les responsables d'AZF. Quelles que soient les précautions prises ce risque demeure car la probabilité, même faible, d'une négligence ou d'une erreur n'est jamais nulle, autrement dit le risque zéro n'existe pas.
Il semble que l'on cherche à reproduire en laboratoire la détonation de Toulouse mais je me demande si on procède correctement. Les tests officiels de sécurité, tels qu'ils sont conçus au mouton de 30 kg, chutant de 3 mètres, ne peuvent générer de détonation car le produit à tester n'est pas confiné. En effet, en petite quantité, le nitrate ne détone pas, la poudre noire n'a apparemment jamais détoné mais elle déflagre. La poudre à canon à la nitrocellulose pure non plus (officiellement). Or il se trouve que si elle est confinée elle détone, comme cela a été montré par un essai que j'avais demandé. La quantité était pourtant faible, une centaine de grammes. Personne, à ma connaissance, n'en a tenu compte. Ceux qui prétendent que l'explosion était impossible sans détonateur sont des ignorants. Pour moi il est tout à fait possible qu'un choc dans certaines conditions ait pu déclencher la détonation comme je l'ai montré pour la poudre à canon.
Et n'oublions pas l'inconscience de gens soi-disant compétents:
Un responsable sécurité voulait créer un parking sur un marécage où sont enfouies des munitions de la guerre de 14-18.
La force de frappe devait utiliser des propergols à base de nitroglycérine sur les sous-marins. Ce projet a été abandonné mais on peut imaginer le risque d'une explosion du style Koursk au voisinage de bombes nucléaires. J'ai pu constater que la fiche de sécurité de ce produit n'était pas remplie alors que la nitroglycérine dégoulinait.
La poudrerie de Saint-Chamas a brûlé en 1936; le personnel, directeur compris, regardait l'incendie, croyant que le TNT ne pouvait détoner sans détonateur: 53 morts. Les terrains ont été transférés au Conservatoire du littoral et sous lesquels se trouvent encore de grosses quantités d'explosif.
Il n'y a qu'une solution: mettre les usines à distance des zones habitées en fonction des dégats prévisibles en cas d'accident. On l'a bien fait il y a deux siècles, suite à l'explosion de la poudrerie de Corbeil lors d'un essai de Lavoisier. D'autre part, on se demande à quoi servent les assurances qui ne remboursent que les dégâts légers. Pour les gros dégâts, elles renvoient systématiquement la balle ailleurs. Il faudrait n'accepter que des contrats où l'assurance rembourse et se retourne ensuite contre les responsables.
jeudi 12 février 2009
Argumentaire du lobby nucléaire
Environnement radioactif naturel et et artificiel: La radioactivité artficielle est inférieure à 1% de la radioactivité naturelle.
Sans doute car moyennée sur la Terre entière et ses habitants. Et les maximums sont de combien?
Quelle énergie pour demain? Texte à remettre à jour pour tenir compte de l'évolution de la question.
Les déchets radioactifs: 1 kg de déchets radioactifs pour 2 500 kg de déchets domestiques et 2 900 kg de déchets industriels. Oui mais les déchets radioactifs sont des millions de fois plus virulents que les autres déchets. Et les déchets nucléaires, dits stériles, déversés en catimini dans la nature et polluant l'eau de Limoges? C'est la méthode de la mafia napolitaine qui déverse partout ses ordures qui, incendiées, dégagent la dioxine polluant la mozzarella.
Nucléaire = économies: peut-être mais quid des subventions et des risques sanitaires. Ce n'est pas par hasard que les essais nucléaires ont été interdits, d'abord dans l'atmosphère puis souterrains. Le nucléaire est tout aussi fossile que le charbon et le pétrole. D'ailleurs les gisements français sont épuisés.
20 ème anniversaire de Tchernobyl: du aux erreurs humaines et à la mauvaise conception du réacteur. Rien sur l'arrêt du nuage à la frontière: le nuage est une fable. L'accident sera vite oublié: on frémit.
Munitions à uranium appauvri. L'uranium appauvri est deux fois moins radioactif que l'uranium naturel et pas plus toxique chimiquement que le plomb ou le mercure. Oui mais l'uranium naturel ne se trouve pas à l'état pur dans la nature. Pourtant visitez les musées minéralogiques avec un compteur Geiger et mettez-le devant les vitrines de minéraux fluorescents…
Le captage-stockage du CO2: très cher en énergie.
L'hydrogène: Produit par électrolyse grâce à l'électricité nucléaire.
Le retraitement du combustible nucléaire usé: le détartrage de la conduite de la Hague a été fait par des plongeurs dans l'eau radioactive. La dose reçue en une heure serait voisine de celle d'une radio pulmonaire. Combien de temps les plongeurs y ont travaillé? On ne le saura pas puisque c'est un non-événement. Christian Bataille, cité ici, a montré son incompétence au cours de l'émission "Pièces à conviction" du 11 février 2009.
Le transport des matières radioactives: aucun risque…
Risque sismique pour les INB: sigle voulant dire "Installations Nucléaires de Base". Les installations sont prévues pour résister tremblements de terre. Les réacteurs n'ont subi aucun dommage lors des séismes au Japon. Comment explique-t-on les fuites radioactives qui se sont produites récemment au Japon et qu'on a voulu cacher?
Le radon: Naturel, donc pas dangereux. Les décès sont dus surtout au tabac (c'est une excuse?). Le risque de cancer du poumon est prouvé chez les mineurs d’uranium, fortement exposés au radon (cette acceptation ne date que de peu années).
Principe de précaution: il faut le remplacer par la culture du risque. D'ailleurs la Sécurité Nucléaire est indépendante des exploitants nucléaires. Leurs personnels ont été formés et nommés chez les patrons du nucléaire.
Les faibles doses: elles sont bénéfiques, c'est prouvé… Le risque potentiel fait l'objet d'une surveillance et de recherches permanentes. Mais pourquoi on refuse (IRSN, CEA, AREVA ou autre) de donner les informations lorsqu'on les demande?
EPR: La construction en Finlande du premier réacteur de ce type a du être arrêtée à cause de malfaçons, la sécurité nucléaire est donc défaillante.
Effet de serre et climat: L'application du principe de précaution (tiens-tiens) (…) signifie (…) de nouveaux modes de production d’énergie (réacteurs de 4ème génération – fusion). Voir plus loin "la génération IV".
Les réacteurs naturels d'OKLO: leur existence prouve que la fission nucléaire était un moyen parfaitement naturel pour produire de l'énergie. C'était il y a deux milliards d'années lorsque la vie n'existait pas encore.
ITER: Ce réacteur nucléaire est destiné à remplacer l'uranium par l'eau comme la bombe H a remplacé la bombe atomique. Pourtant cela fait un demi siècle qu'on cherche sans trouver. ITER est aussi un gouffre financier.
Simulation et dissuasion nucléaire: Les essais nucléaires étant maintenant interdits, ils seront remplacés par des simulations sur ordinateur complétés par quelques expériences laser.
Et si la France sortait du nucléaire ? C'est du chantage?
La recherche nucléaire freine-t-elle le développement des énergies
renouvelables ? Voir la campagne récente de l'Institut Montaigne contre l'éolien.
La génération IV (ex-surrégénérateurs, ex-surgénérateurs , ex Creys-Malville, ex réacteurs à neutrons rapides revenus à la mode sous le nom de RNR…): Leur principe est comme cela avait été expliqué autrefois, celui d'une locomotive où, après avoir brûlé le charbon, on en aurait plus qu'avant. On préfère dire maintenant "Le grand atout des RNR réside dans leur capacité à fabriquer autant, sinon plus, de matière fissile qu'ils en consomment". Autrement dit, le mouvement perpétuel…
La Super centrale Phénix de Creys-Malville devait être refroidie avec du sodium liquide à 550 °C en grande quantité (aucune information à ce sujet ici). Or le sodium, en contact avec l'eau, explose ce qui, en cas d'accident, permettrait une bonne dispersion des substances radioactives, comme à Tchernobyl. La maîtrise des feux de sodium n'a jamais été réalisée et on ose nous reparler de quatrième génération. Il y a eu, en 1988, rupture du réservoir de sodium, soi-disant très épais, avec fuite de sodium. Comment peut-avoir confiance en ces gens arrogants et trop sûrs de leurs compétences?
Dans le numéro 144 de "défis du cea" on apprend que le démantèlement de Phénix est en cours. Aucune information sur celui de Super-Phénix.
La vérité sur la radioprotection
Une dose totale de 5 Sv est mortelle. Une dose locale de 7 à 10 Sv ne donnerait qu'une cloque. Une dose de 0,2 Sv rend malade: on risque de mourir précocement. La dose reçue à Paris (0,1 μSv/h) durant toute une vie est inférieure à 0,01 Sv: on meurt normalement. Voilà toute l'échelle.
Unités de mesure
La mesure de la radioactivité se fait généralement à l'aide d'un compteur Geiger constitué d'un récipient contenant un gaz qui devient conducteur de l'électricité lorsqu'une particule ionisante le traverse. On peut entendre, visualiser et compter les particules. J'utilise un Quartex qui n'est plus commercialisé. Il est remplacé par le Radex, celui-là même qu'utilisait Elise Lucet lors de son émission "Pièces à conviction" du 11 février 2009 sur les déchets radioactifs abandonnés dans la nature.
Les unités utilisées en radioprotection varient d'un document à l'autre. Les plus utilisées sont les micro-sievert par heure ou μSv/h (appareils de mesure) et les milli-sievert par an ou mSv/an (textes légaux, soit environ 10 fois les μSv/h). Limitons-nous aux photons: rayons X ou γ où 1 gray = 1 sievert. Lorsqu'on utilise un compteur Geiger, il faut vérifier que les unités sont bien des μSv/h en comparant la mesure de la radioactivité naturelle (0,1 μSv/h à Paris) aux données officielles pour éviter toute erreur d'échelle.
Le plus simple est de raisonner en multiples de la radioactivité naturelle qu'on obtient en faisant une mesure avec son propre appareil dans un endroit non contaminé. Les appareils courants saturent à 100 fois la radioactivité naturelle.
Quand on dit que la période radioactive est de 30 ans, cela veut simplement dire que si on a 2 g de matière radioactive à l’instant zéro, c’est comme si on avait encore 1 g au bout de 30 ans. La radioactivité n'aura baissé que de moitié et ainsi de suite tous les 30 ans.
Doses naturelle et légale
D'après le dossier CEA "La radioprotection" (1996), la radioactivité naturelle en France varie de 1,5 à 6 mSv/an (0,17 à 0,68 μSv/h). Pour simplifier et avoir une valeur approximative, on passe des μSv/h (valeurs données par les appareils de mesure) aux mSv/an (valeurs données dans les textes) en multipliant par 10. C'est-à-dire qu'une mesure de 0,1 μSv/h, valeur que j'ai mesurée à Paris, correspond à 1 mSv/an et à 0,1 Sv sur une vie centenaire.
Dans de rares régions (plage de Varkala, Kerala, Inde) la dose peut atteindre 200 fois la normale (information CEA, Clefs n°48) soit dix fois la dose légale annuelle de 20 mSv/an à ne pas dépasser pour un travailleur . En un siècle de vie, cela fait 2 Sv, la dose mortelle étant de 5 Sv. Pour le grand public, la dose de radioactivité industrielle ne doit pas dépasser la dose de radioactivité naturelle, soit 1 mSv/an ou 2 mSv/an en tout. Un citoyen lambda a droit à 0,2 Sv s'il vit un siècle. On peut presque dire que c'est la radioactivité qui nous empêche de vivre au-delà d'un siècle d'existence.
Lorsqu'on est exposé temporairement, on multiplie la radioactivité ambiante par le temps d'exposition. On compare la valeur obtenue à la dose mortelle de 5 Sv, à la dose de 0,5 Sv rendant malade et à la dose normale durant une vie centenaire de 0,1 Sv.
Sous-marin russe K19
Selon une émission de télé, la radioactivité dans le sous-marin suite à une fuite était de 1.000 roentgen (Rt ou rem) soit 10 Sv/h ou 100 millions de fois la radioactivité naturelle. Les ouvriers qui ont soudé le tuyau sont morts rapidement (la dose mortelle est atteinte en une demi-heure dans ces conditions. L'officier qui a fait rapidement la mesure (en une minute il attrape 0,2 Sv) a survécu.
Hiroshima
D'après l'IRSN, "dans l'étude de cohorte des survivants d'Hiroshima et
Nagasaki, la significativité d'une augmentation du risque de cancer se
discute sur la plage 50-200 mSv". Avant toute statistique détaillée sur les différents types de cancer, il est indispensable de connaître la proportion de cancers parmi les décès.
Service de métallurgie de Saclay
Au service de métallurgie de Saclay, selon l'IPSN, 50% au moins des décès sont dus au cancer, alors que la moyenne française est de 32% pour les hommes et de 27% pour les femmes. Les 50% sont en réalité minorés car seuls 71% ont été exposés à des rayonnements ionisants et la cause du décès est inconnue pour 14%. Les auteurs du rapport ( Note SEGR/LEADS/98-01 de l'IPSN non destinée à être publiée, et pour cause) ne donnent pas les chiffres bruts qui permettraient de séparer les personnels suceptibles d'être irradiés des personnels de bureau.
Ce sont les mêmes mensonges que profère AREVA appuyée par l'IRSN, successeur de l'IPSN, à qui on ne peut faire confiance. Ils ont toutefois été obligés de me fournir le document ci-dessus car il avait été cité dans une publication. C'était sans doute une erreur. Ils se contentent généralement d'affirmations gratuites sans preuve.
Sécurité des centrales nucléaires
Le risque d'accident majeur de la centrale de Flamandville a été porté à une probabilité de un sur 10 millions. La probabilité d'impact d'un avion commercial sur une centrale nucléaire est encore dix fois plus faible d'après Contrôle, revue de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, numéro 142 page 77, daté de septembre 2001… L'ASN a cessé de publier des documents papier, trop compromettants.
Mine d'uranium en Australie
Un Japonais a mesuré dans une mine australienne 0,86 μSv/h pour une radioactivité normale de 0,04 μSv/h soit 20 fois la normale. Pour 2.000 heures d’exposition par an (valeur officielle de la CRAM), on peut multiplier 0,86 μSv/h par 2000, de qui donne 1,72 mSv/an inférieure à la limite légale de 20 mSv/an. Une ouvrière (cette usine emmploie bizarrement essentiellement des femmes) de cet atelier a, au bout de 30 ans, subi une irradiation totale de 50 mSv, le centième de la dose mortelle. J'ai fait des mesures au même endroit, dans le bus visiteurs, avec mon propre compteur Geiger. J'ai trouvé le triple, soit 30 fois la normale.
Appareils grand public radioactifs
Il existe toujours des boussoles (j'en ai une de mon père qui me sert pour tester mon geiger) et montres lumineuses, des détecteurs de fumée ou autres objets radioactifs dont la vente a été interdite, oubliés dans les tiroirs. Des montres lumineuses au tritium seraient toujours en vente, sans danger, paraît-il, car le rayonnement ne traverse pas la vitre. Mais quand elle casse? Il y a aussi les paratonnerres radioactifs qui devront être déposés avant 2012 mais y a-t-il un suivi? Je vérifierai chez un de mes anciens voisins (il travaillait sur un ancien site du CEA…) qui en a installé un sur son toit il y a plus de 30 ans. Ses voisins (et sans doute aussi un futur propriétaire) ne sont pas au courant de cette radioactivité.
Musée de Minéralogie de la faculté de Jussieu
Au Musée de Minéralogie, devant les vitrines contenant des minéraux cadeaux de la COGEMA et de TOTAL, la radioactivité dépasse 100 fois la radioactivité naturelle à Paris de 0,1 μSv/h. La limite annuelle autorisée pour le public, de 1 mSv est atteinte en 10 h de présence devant la vitrine. Les intérimaires étudiants, qui n'ont pas de détecteur, ont droit à une dose de 20 mSv/an, atteinte au bout de 200 h. Ils font 20 h par mois pendant 2 ans, soit 240 h en tout. Ils ne dépasseraient la limite autorisée que s'ils restaient constamment devant ces vitrines. Ces blocs radioactifs ont été retirés, paraît-il, pour faire de la place à l'exposition sur les météorites. La radioactivité y dépasse encore 30 fois la normale.
Les boutons radioactifs
L'entreprise MAFELEC a reçu 3 tonnes de colis radioactifs provenant d'Inde, de nature et d'origine non précisées (pourquoi si on n'a rien à cacher?) sans doute en acier pouvant provenir via LAXMI Steel, filiale de Mittal, du Niger où le CEA laisse traîner des ferrailles radioactives. Sur un poste de travail de MAFELEC, la radioactivité est de 50 μSv/h, soit 500 fois la radioactivité naturelle à Paris, de 0,1 μSv/h. Pour 1000 heures de travail par an cela fait 50mSv soit 1% de la dose mortelle. L'ASN donne des chiffres de 3 mSv… C'est un incident de niveau 1 selon l'ASN reclassé depuis en niveau 2 en raison de l'exposition de plus de dix personnes à des expositions dépassant la limite réglementaire. Il y a eu de la négligence aussi bien à Roissy, où le déclenchement du portique de sécurité n'a pas été signalé, que chez le fabricant. Ce sont en fait les clients Américains qui ont détecté la radioactivité!
Incident (sic) lors de la réintroduction d’une source
Au cours d'une manœuvre de rentrée de la source scellée d'Ir 192 de 0,851 TBq (mille milliards de becquerels) utilisée en gammagraphie, le câble s'est désolidarisé du porte-source. Monsieur A (opérateur CAMARI) a reçu un équivalent de dose corps entier de 155 mSv (dans l'hypothèse où la source aurait été au contact du corps, cette valeur serait à multiplier par trois au moins). Cela fait pratiquement 0,2 Sv pour une source de 1TBq (un million de millions de désintégrations). Il a eu une lymphopénie.
Exposition interne
Ce qui précède n'est pas valable lors de l'absorption de substances radioactives où la radioactivité s'exerce à l'intérieur du corps et pour laquelle il n'y a pratiquement pas de remède. Il faut donc, sauf nécessité médicale, éviter de toucher, respirer ou avaler des substances radioactives. En buvant du vin datant de 1963 (maximum des explosions nucléaires) ou de 1986 (Tchernobyl), on boit aussi du césium 137 radioactif. Les vins "Coteaux du Tricastin" vont changer de nom suite aux événements récents sur le site nucléaire du même nom. Plus sérieusement, signalons le radon qu'on respire et qui s'incruste dans les poumons, le strontium dans les os et l'uranium on ne sait où. Il y a aussi l'ingestion de technetium utilisé dans les scintigraphies où on ingère une dose de près d'un milliard de becquerels qui produisent une radioactivité ambiante de 100 fois la radioactivité naturelle pendant quelques jours. La dose reçue par les proches du patient serait toutefois inférieure à la limite légale. Le technetium ne se fixerait pas dans le corps car c'est un élément artificiel.
Protéger les voies respiratoires par port de masque ou appareil autonome.
Protéger le corps par l'utilisation de vêtements de protection adaptés.
Voir aussi l'article de l'université de Rennes qui donne un grand nombre de cas d'irradiation.
Médecine et radioactivité
Signalons l'usage des radiographies par rayons X qui ont des effets analogues à ceux de la radioactivité gamma. Une autre application médicale est la scintigraphie (voir plus haut). La radioactivité serait bénéfique en faible dose, cela s'appelle l'hormésis, comme à Münster, en Allemagne, à Posčetrtek, en Slovénie et ailleurs où on peut faire des cures de radon. A une certaine époque on faisait des cures thermales d'eau rendue artificiellement radioactive à la station thermale de Spa, en Belgique.
Pour fixer les idées:
La radioactivité naturelle est de 0,1 μSv/h. La dose reçue naturellement durant toute une vie centenaire est de 0,1 Sv. On peut penser que le vieillissement est du à la radioactivité…
Sur certains postes de travail, on atteindrait 500 fois la radioactivité naturelle ou 50 μSv/h soit la dose mortelle au bout d'un an de travail. Comme on ne reste au maximum sur un poste qu'une demi-douzaine d'heures par jour, on atteint la dose mortelle au bout de 4 ans. A confirmer.
Energie nucléaire et autres énergies
Energie nucléaire et énergie chimique
De même que Joule avait établi l'équivalence entre l'énergie mécanique et la chaleur, Einstein a établi l'équivalence entre masse et énergie. Cependant, il y a une différence d'échelle fondamentale; en effet 1 g de matière, en se dématérialisant libère une énergie de mille milliards de joules alors qu'un gramme d'explosif ne dégage que 7.000 J. L'académicien Georges Urbain écrivait déjà en 1925 "L'énergie libérée par un certain volume d'émanation du radium (radon) est un million de fois supérieure à celle que libère l'explosion du même volume de gaz tonnant dans les mêmes conditions de température et de pression." L'énergie nucléaire se distingue donc de l'énergie chimique par sa puissance des millions de fois plus grande, au kg, même en pratique, comme on va le voir. L'énergie de liaison nucléaire est un million de fois plus grande que l'énergie de liaison atomique. En effet, l'énergie de liaison des noyaux atomiques s'exprime en MeV ou MeV/c² (million d'électron-volt ou 1,6.10⁻¹³ J) alors que l'énergie des électrons dans l'atome s'exprime en eV. Les noyaux des atomes sont plus petits que les atomes dans les mêmes proportions, ce qui veut dire que, contrairement aux idées reçues, la puissance de l'énergie nucléaire provient simplement de la petite taille des nucléons dont on ne connaît d'ailleurs pas l'origine.
Masses atomiques
Aston a constaté que la masse atomique d'un noyau était plus faible que la somme des masses de ses constituants, le proton et le neutron. Cette différence, appelée défaut de masse ou encore déficit de masse, est de l'ordre du pour cent (ne pas confondre avec l'excès de masse, par rapport au carbone 12 et de signe opposé, sans signification physique). La courbe d'Aston représente la différence entre la masse atomique d'un noyau et celle de ses constituants en fonction de la masse elle-même. Cette différence correspond à l’énergie de liaison du noyau de l'atome, représentée sur le graphique ci-dessous en fonction du numéro atomique. Voir aussi une Table avec plus de 3000 nucléides sur Excel, utilisable et modifiable à volonté. En toute rigueur, l'énergie de liaison est négative car il faut fournir de l'énergie pour extraire un nucléon du noyau. .De même qu'en chimie, l'énergie de liaison nucléaire est toujours négative. Elle n'est nulle que pour l'hydrogène, dont le noyau est constitué d'un unique proton. Elle est de -2 MeV pour le deutérium (symbole D ou ²H), constitué d'un proton et d'un neutron, soit -1 MeV par nucléon (on met rarement le signe moins). En chimie, l'énergie de liaison, opposé de l'énergie de décomposition, est la variation d'enthalpie lors de la formation d'une liaison à partir des atomes isolés, à l'état gazeux. L'énergie de liaison nucléaire est, en valeur absolue, maximale pour le fer. Cela veut dire qu'on peut produire de l'énergie soit en transmutant des noyaux légers en noyaux lourds pour la fusion ou inversement pour la fission.
Le maximum de la courbe correspond au fer de masse atomique 52. Ce maximum indique que la fusion de deux noyaux légers produit un noyau plus lourd. La fission d'un noyau lourd comme l'uranium produit aussi des noyaux dont la somme des masses est plus grande. C'est une courbe expérimentale qu'on ne sait pas calculer à partir de principes fondamentaux comme pour l'atome de Bohr. On sait seulement l'expliquer, par exemple à l'aide de la formule semi-empirique de Weizsäcker (cf Bases de la physique nucléaire).
On observe aussi des maximums qui correspondraient à des nombres dits "magiques" : 2, 8, 20, 28, 50, 82, voisins des numéros atomiques des gaz rares : 2, 10, 18, 28, 36, 54, 86. Il existe d'autres théories basées sur la résonance du noyau (équation de Schrödinger), les modèles en couches ou collectifs (analogie avec la spectroscopie moléculaire) ou l’empilement des nucléons (Pauling) ou des particules alpha (Gamow). Les mesures ne permettent pas de trancher en faveur de l’une ou l’autre de ces théories. Les pics qui apparaissent en début de courbe correspondent aux noyaux de même nombre, pair, de protons et de neutrons, c'est-à-dire constitués uniquement de particules alpha.
Etat de la science nucléaire
L'énergie de liaison des nucléons est due à la différence entre la somme des masses des protons et des neutrons séparés et leur somme lorsqu'ils sont réunis dans un même noyau ainsi que cela a été montré par Langevin à l'aide de la formule d'Einstein E = mc². La connaissance de la nature de la force nucléaire n'a pas beaucoup progressé depuis. On a inventé des forces ad hoc, forte et faible, ce qui est du même tabac que de dire qu'une pierre tombe parce qu'elle est lourde. L'énergie de liaison d'aucun noyau n'a toujours pas été calculée à partir de constantes universelles. On trouve de nombreux calculs qui tournent en rond: le rayon du noyau à partir de son énergie de liaison, ou vice-versa, ce qui permet de faire croire qu'on sait tout. Pour s'en apercevoir, il suffit de chercher les mots anglais "fit", "parameter", "adjusted"… (variable d'ajustement) dans les articles qui vantent la précision de leurs résultats… relatifs. Je n'ai trouvé aucune explication du fait que l'énergie de liaison par nucléon de l'hélium 4 est près de 7 fois plus grande que celle de l'hyrogène lourd (le premier pic sur la courbe).
Nature électromagnétique de l'interaction nucléaire
Comme chacun sait, l'origine de l'énergie nucléaire provient de la relation d'Einstein E=mc2 qui transforme la masse en énergie. Cela n'explique pas tout car on ne connaît pas la force qui maintient le noyau atomique. On l'a baptisée "ad hoc" force forte mais ce n'est pas une explication. Il existerait aussi une "force faible" qui s'interprète par la théorie dite électrofaible basée sur l'électrodynamique. On tient compte aussi depuis longtemps de la répulsion électrostatique coulombienne entre les protons. La "force forte" a été construite par analogie avec l'interaction entre deux moments magnétiques c.à.d. deux aimants. Pour moi ce sont pas seulement une analogie mais la réalité. Il reste l'attraction proton-neutron réfutée par la physique conventionnelle. J'avais proposé à l'Académie des Sciences un tel calcul mais sa publication m'a été refusée sous prétexte que mon hypothèse était "hardie". Une autre revue a aussi refusé mon texte, qui "does not meet the scientific standards of the EPJ A", sans autre forme de procès. C'est pourquoi j'ai envisagé de publier ma théorie directement sur Internet après avoir déposé un pli cacheté à l'Académie. Je pense toutefois refaire prochaînement une tentative de publication officielle.
Mon hypothèse est que l'interaction nucléaire est de nature électromagnétique. On sait que le neutron contient des charges électriques et un moment magnétique. Les charges électriques du neutron se séparent par influence sous l'action du champ électrique du proton et, comme chacun peut l'observer à l'aide de bouts de papier et d'un stylo en plastique, l'électrisation par influence est attractive. La force répulsive qui permet l'équilibre entre le proton et le neutron du deutéron ²H est constituée par la répulsion magnétique entre le neutron et le proton, alignés et opposés, ce qu'on peut aussi observer à l'aide de deux boussoles ou deux aimants alignés en sens opposés. Le résultat de mon calcul est en accord, à 30% près, avec la valeur expérimentale de l'énergie de liaison, mesurée, du deutéron appelé aussi hydrogène lourd. Le calcul de l'hélion ⁴He est encore peu précis est mais explique tout de même en partie au moins pourquoi son énergie de liaison est élevée, comparée à celle du deutéron.
Bases de données
La physique subatomique présente de grosses lacunes malgré les moyens gigantesques mis à sa disposition et mal utilisés. Il existe des tables, appelées fièrement PDG, CODATA, ENSDF, NUBASE… des propriétés des noyaux et des particules. Cependant, les fichiers correspondants sont peu accessibles. Les rares tables en format Excel ou ASCII doivent être entièrement retravaillées si on désire tracer un graphique car chiffres et letttres y sont mélangées. Les unités sont incohérentes, le système international SI est ignoré de sorte qu'on ne peut comparer le magnéton de Bohr au magnéton nucléaire sans conversion fastidieuse. Les demi-vies sont exprimées à l'aide de symboles (s, h, zs, y, s…) ce qui exclut le tracé d'une courbe. Il n'est pas écrit si les cases vides correspondent à des valeurs nulles ou à des valeurs inconnues. Il n'existe aucune table complète et exploitable sous forme infomatique avec toutes les données nécessaires, nom de l'élément, numéro atomique, nombre de masse, masse atomique, moment magnétique, moment quadrupolaire (ou quadripolaire), durée de vie, isospin, polarisabilités électrique et magnétique, rayon de charge, section efficace, abondance des nuclides… pouvant être classées selon divers critères, par exemple la parité du numéro atomique et/ou du nombre de masse. Elles ne contiennent que les données intéressant uniquement les spécialistes de noyaux individuels à qui elles s'adressent (voir par exemple la "Monographie BIPM-5" où on n'a que des fichiers pdf, un par élément alors qu'il faut un fichier unique de tous les nuclides, utilisable dans un tableur avec une ligne par noyau). On peut trouver une table papier avec les données essentielles dans le livre de Enge, Introduction to Nuclear Physics. La connaissance de la structure du noyau atomique est bloquée par l'absence d'un tableau ASCII, chiffres et lettres dans des colonnes différentes avec un maximum de données par ligne, dans les unités cohérentes du système international SI. Ce sont les Chinois qui vont s'en occuper puisque personne en Occident ne s'y intéresse.
Réactions nucléaires
Lorsqu’on transmute un noyau pour le rapprocher du maximum de la courbe ci`dessus, fer ou nickel, c'est-à-dire le rendre plus stable, on libère de
l’énergie. Imaginons deux noyaux de deutérium (hydrogène lourd
d’énergie de liaison 1 MeV par nucléon) transformés en un noyau d’hélium d’énergie
7 MeV par nucléon. Ils libèreraient une énergie de 6 MeV par nucléon, soit 10^-12
Joule par nucléon. Comme un nucléon-gramme contient 6.10^23 nucléons
selon le nombre d'Avogadro, l’énergie libérée par nucléon-gramme est la
même que pour un gramme soit, théoriquement, 600 GJ/g (un gigajoule vaut un milliard de
joules, un MJ vaut un million de joules et un kJ 1000 joules). La même
quantité de pétrole ne donne que 42 kJ/g, cent millions de fois moins.
En fait cette réaction est imaginaire, les réactions réelles sont plus
compliquées et moins énergétiques.
La fission de l’uranium correspond à un saut d’énergie maximal de l’ordre de 1 MeV par
nucléon au lieu de 8 pour pour fusionner des noyaux de deutérium D en Fe, comme on le voit sur la courbe.
L’uranium naturel, utilisé dans les centrales nucléaires actuelles,
fournit 420 MJ/g, mille fois moins que la fusion théorique mais tout
de même 10 millions de fois plus que le pétrole, à poids égal. Voir le MÉMENTO SUR L'ÉNERGIE
L'éolien, cauchemar du nucléaire
Les nucléocrates avancent masqués, par exemple en faisant diversion sur l'éolien. En voici un, interviewé par David Pujadas:
"Je suis un écologiste scientifique, annonce d'emblée Bernard Wiesenfeld, docteur en physique nucléaire. Je suis donc pro-nucléaire comme tout écologiste…" Dans son livre, il critique: "Malgré les améliorations
technologiques, l'éolienne reste une machine très exposée aux
intempéries" et alors?
L'institut Montaigne, émanation des X du CEA et d'ailleurs, avait lancé une offensive contre l'éolien qui commence à rattraper son retard. Voyons les chiffres. Il y a en France, actuellement, 60 centrales nucléaires, soit 50 GW (50 millliards de watts), pour 2.500 éoliennes, soit 1 GW par centrale nucléaire. La consommation d'énergie est répartie à peu près également entre le nucléaire et les autres. Pour remplacer le nucléaire, on devrait construire 100.000 éoliennes soit 1 éolienne de 1 MW tous les 7 km en moyenne. D'après les études existantes on dépassera difficilement les 10.000 éoliennes. En ce qui concerne le bruit, j'ai du tendre l'oreille pour entendre quelque chose dans un champ d'éoliennes en Grèce, mais peut-être y sont-elles moins bruyantes qu'en France…
L'hydrogène, source d'énergie?
Mon oeil! L'hydrogène ne se trouve pas dans la nature, il faut le
fabriquer, à partir du pétrole ou en électrolysant de l'eau. Or, 80% de l'électricité est, en France, d'origine nucléaire.
Il faudrait doubler le nombre de centrales nucléaires pour remplacer le
pétrole. Une autre méthode, nucléaire elle aussi, mais où on utilise l'énergie de fusion des noyaux légers au lieu de la fission des noyaux lourds est à l'étude depuis un demi-siècle, sans avoir donné de résultat, c'est l'énergie thermonucléaire, celle de la bombe H, actuellement un gouffre financier avec le Tokamak ITER. N'oublions pas le Laser mégajoule permettant de délivrer un million de joules pour porter un mélange de deutérium et de tritium à une température de 10 millions de degrés pendant durée de moins d'un millionième de milliardième de seconde (10^-15 s) et de déclencher une micro-explosion thermonucléaire. Cela fait une puissance de 10^21 W, des milliards de fois l'énergie consommée sur Terre mais pendant une durée infiniment courte
Les perles du lobby nucléaire
Voici quelques âneries proférées dans le passé et le présent par le lobby nucléaire:
L'hydrogène: des perspectives intéressantes pour se substituer en partie aux énergies fossiles (le nucléaire n'est donc pas une énergie fossile?) constitue une alternative. D'où vient donc l'hydrogène? de l'eau bien sûr, puisque c'est une source inépuisable. Avec quelle énergie extraira-t-on l'hydrogène de l'eau? Mais c'est bien sûr, des centrales nucléaires.
Le directeur d'Areva Tricastin, Hugues Blachère, reconnaît que la nappe phréatique est contaminée (pardon, marquée) par de l'uranium mais il ne sait pas d'où il vient… Avec des gens comme çà, on ne sait pas où on va. Ce n'est qu'à cause de la "dimension émotionnelle" des incidents du Tricastin, qu'AREVA va dépenser 20 millions d'euros malgré "la banalité de ces alertes" de 2008. AREVA se moque du monde.
Le Ministre Alain Richard avait prétendu que l'uranium appauvri était sans danger. On ne l'a plus entendu plus depuis que le contraire est généralement admis. 75% de notre énergie est nucléaire, Roselyne Bachelot, alors ministre de l'environnement; en fait il ne s'agit que de l'électricité.
On a dû rajouter au Charles de Gaulle, "notre dernier porte-avions, un gadget à trois milliards que vous pouvez mettre au rebut tout de suite" (Charpak), 3 tonnes de protection contre les radiations, ce qui prouve qu'on ne sait pas évaluer correctement le rayonnement émis par les générateurs nucléaires. Le rayonnement neutronique était "5 à 10 fois plus que ce qui était attendu". Les employés du CEA prétendaient que le problème était dû à un changement dans la règlementation européenne…
Les fusées de la force de frappe devaient être propulsées avec un propergol dopé à la nitroglycérine! On imagine des tonnes d'explosif sensible à côté de plusieurs bombes H dans le port de Bordeaux ou de Brest. Heureusement, ce projet de Dr Folamour a été abandonné. Une société nationale françaises, du temps du shah, a fourni la technologie des fusées à l'Iran, les américains ayant fourni la technologie nucléaire qui va avec. Maintenant, on a peur de l'Iran, c(est ce qu'on appelle un retour de manivelle!
Le directeur de la centrale EDF dite "Tchernoblaye", à la télé, prétendait sans rire que sa centrale résistait à une vague millénaire, alors qu'elle venait d'être envahie par les eaux. Les centrales sont protégées contre les avions, certes, mais uniquement les
coucous et surtout pas les gros porteurs. En 2001, juste avant le 11
septembre, la probabilité d'impact était évaluée à un millionième pour
les avions de masse supérieure à 5,7 tonnes, donc négligeable soit, en
langue de bois de l'EDF: "Le standard n'est donc pas dimensionné au
chargement correspondant". Malgré cette erreur, on se limite encore à
700km/h alors que la moindre fusée est supersonique. Aucune amélioration des protections ne semble avoir été réalisée depuis.
La pile Zoé à Fontenay-aux-Roses avait une journée portes ouvertes il y a quelques années; depuis plus rien. Les rayonnements qui sortaient de la pile étaient faibles (je les ai mesurés). Pourtant, à
côté, des minerais étaient présentés, avec une émission cent
fois supérieure que j'ai mesurée au compteur Geiger. J'ai interrogé par écrit le directeur du CEA de Fontenay-aux-Roses. Cela fait des années
que j'attends la réponse que le responsable communication m'avait
promise par écrit. Le responsable communication d'Areva reconnaît qu'il n'a pas répondu aux questions d'Elise Lucet. Sans doute aurait-elle du attendre sa réponse pour boucler l'émission
"Pièces à conviction" du 11 février 2009" … "Attaché au dialogue" il ne répond toujours pas au problème de l'eau radioactive de Limoges.
Le problème des travailleurs précaires du nucléaire reste entier, d'après un reportage télévisé. Le musée de Minéralogie de la Faculté des Sciences de Jussieu emploie des étudiants qui se font irradier par des cailloux, cadeaux de Total et du CEA (le détecteur sature, soit 100 fois la radioactivité naturelle). Même problème à l'Ecole des Mines où le responsable du musée de Minéralogie m'a répondu que le Quartex (l'appareil que j'utilise pour mesurer la radioactivité) est trop sensible.
Comme l'a dit un nucléocrate, "le plutonium c'est naturel" ; la cigüe, poison utilisé par les grecs est tout aussi naturel. C'est comme l'uranium appauvri, moins dangereux que l'uranium naturel, donc pas dangereux du tout.
La longévité des travailleurs du nucléaire, supérieure à celle du Français moyen. Bien sûr car le personnel des bureaux est dans le lot. Les travailleurs du centre nucléaire du Bouchet (on y voit la photo du laboratoire où j'ai travallé dix ans sur les poudres et les explosifs) travaillaient dans une ambiance si radioactive que les photos étaient voilées (reportage de 1949, dans Jeudi-Matin). D'après un témoin, nombreux sont ceux qui sont morts jeunes. D'ailleurs un ancien directeur (membre de la SFEN) a reconnu "qu'à l'époque on était peu regardant". Le CEA ou l'IPSN ne donnent aucune information sur le Bouchet. D'après l'IPSN, la mortalité des travailleurs du service de métallurgie de Saclay, ne présente pas de pic en 83-84. Et pour cause, la courbe est cumulative! De plus, à la voir, on croit qu'il y a un grand nombre de résultats statistiques alors qu'en réalité il n'y en a que 44. J'ai donc tracé un graphique avec les données brutes et les barres d'erreur que Georges Charpak m'a demandé d'indiquer, ce que n'avait pas fait l'IRSN qui présente un diagramme bien lisse. En traçant le graphique par année, on obtient le résultat suivant:
Pourtant, ils reconnaissent que la moitié des décès sont dûs au cancer, alors que la moyenne française est de 25 à 30%. En fait le nombre est bien plus élevé car on n'a tenu compte ni des "causes inconnues" ni des "perdus de vue" mais on a inclu les personnels de bureau et autres non irradiés. On trouvera un extrait du rapport de l'IPSN devenu IRSN ainsi que son résumé dont la conclusion est que les résultats (minimisés au maximum) ne justifient pas l'impression des travailleurs (quel mépris!) d'un excès de cancers. Le CEA existant depuis plus d'un demi siècle, un bilan de santé des personnels (sans les personnels de bureau mais y compris les intérimaires et, pour les morts, leur âge au décès) est indispensable.
Je rappelle que le changement de nom de l'IPSN est dû aux cafouillages au moment de Tchernobyl. Cependant, le problème de la crédibilité de ce type d'organisme n'est pas résolu pour autant. Les rapports de l'ex IPSN, de l'ex OPRI, de l'ex SPRI ou de l'IRSN sont remplis de baratin mais les chiffres, lorsqu'ils ne sont pas truqués sont incompréhensibles et inexploitables. Les conclusions sont toujours obscures, du genre il va faire beau mais il risque de pleuvoir. Cela permet de prétendre qu'on n'a jamais dit que le nuage de Tchernobyl s'est arrêté à la frontière.
En Australie j'ai visité une mine d'uranium où, dans un atelier, la radioactivité était trente fois supérieure à la normale. Bizarrement, cette usine emploie essentiellement des femmes. Dans cette région appelée "Sickness country", nombreux sont les malades de la radioactivité. On prétend que ce serait dû au léchage des pinceaux utilisés par les aborigènes, sans doute à cause de la peinture radioactive utilisée pour les fresques préhistoriques…
En France, à Gif-sur-Yvette, au Domaine des Coudraies, près du Centre d'Etudes Nucléaires de Saclay, on fabriquait des montres phosphorescentes. Ces maisons, radioactives, où se faisait ce travail ont été vendues à des particuliers sans les prévenir du danger. Ils n'ont toujours pas été indemnisés. Pour le député du coin, membre du lobby nucléaire, "Les dossiers sont tous clos"; c'est tout dire…. car celui qui a découvert l'arnaque vient de mourir.
Même si nombre de craintes ne sont pas fondées, il ne faut pas s'étonner qu'on soit méfiant puisqu'on nous ment constamment. Tout le monde connaît l'histoire du nuage de Tchernobyl arrêté à la frontière. Les gens du CEA prétendent que ce n'est pas vrai, mais le ministère de l'Agriculture avait déclaré le 6 mai 1986 « Le territoire français, en raison de son éloignement, a été totalement épargné par les retombées de radionucléides consécutives à l’accident de la centrale de Tchernobyl. A aucun moment les hausses observées de radioactivité n’ont posé le moindre problème d’hygiène publique.»
Les organismes gouvernementaux chargés de contrôler le nucléaire sont nommés par lui et en sont généralement issus. L'argent gaspillé pour financer l'IRSN serait aussi bien utilisé pour équiper de matériel et de personnel scientifique les associations écologistes. Elles seraient financées par les régions, sans intervention du CEA ou de ses séides. J'ai pu constater que c'est le CEA qui fait les règlements légaux, prouvé par un mail qui m'a été envoyé par erreur lorsque j'essayais d'obtenir des renseignements sur l'irradiateur gamma du Génopole d'Evry ou Génoscope CEA.



