Bernard Schaeffer

Essentiellement les sciences physiques, relativité, mécanique quantique, biomécanique, environnement, économie…

vendredi 30 janvier 2009

Le tuyau empoisonné de Goro Nickel

Je viens de voir l'émission de Thalassa sur la Nouvelle Calédonie où on apprend que le gouvernement français autorise une société Goro Nickel qui vient de changer tout à coup son nom en "Vale Inco Nouvelle Calédonie" à déverser des effluents toxiques, non pas dans la mer comme à la Hague mais dans le lagon. Or un lagon est pratiquement fermé, les déchets vont y rester et on aura bientôt un nouveau Minamata. Pour ceux qui ne le savent pas c'est une baie du Japon, même pas un lagon, qui a été empoisonnée par le mercure ce qui a provoqué des malformations horribles.
Or les déchets de l'usine de nickel contiendront de nombreux métaux lourds, entre autres du mercure, sans parler de l'acide sulfurique qui dissoudra les coraux. Goro ne donne pas le débit des rejets mais uniquement une partie de leur composition:

tableau_effluent

On remarque que le pH des effluents est de 7 au lieu de 8 dans le lagon, l'eau de mer étant légèrement basique. Bien que 7 soit le pH de l'eau pure, il est inférieur à celui du lagon. A la longue, cet acidité relative dissoudra le corail. La concentration des ions SO4 (acide) est de 16 g/litre, ce qui explique l'acidité des rejets. La salinité est du même orde de grandeur que celle de l'eau de mer où le sodium est remplacé par du magnésium. La concentration en mercure n'étant pas donnée, il y a lieu d'être inquiet.

L'autorisation de polluer le lagon est tellement monstrueuse qu'elle n'a pu être donnée qu'avec de gros pots de vin aux politiques et fonctionnaires responsables. Il serait important de connaître leurs noms et de vérifier leur train de vie. Les voisins du tuyau ont reçu quelques maigres compensations mais ils ne savent pas ce qui les attend. La compagnie a commis un abus de faiblesse.

Voici une image du site:

Sans_titre

Le tuyau débouche tout près de la côte.

Le mot "lagon" n'existe pas chez Goro : "L’excédent d’eau sera rejeté en mer à travers un tuyau sous-marin, dans le Canal de la Havannah où les courants sont les plus forts ; la dispersion sera donc optimale à la sortie de l’émissaire."


2261_vue_aerienne_BIG

La mer est en réalité à une dizaine de kilomètres de la sortie, dans le lagon, de l'émissaire.

Ca commence bien!

La destruction des coraux et l'empoisonnement des poissons a commencé avant même l'achèvement du tuyau  voir l'article des Nouvelles calédoniennes du 3 avril "Pollution chimique à l’usine Vale Inco". Le pH a été mesuré à 2 au lieu de 8 bien au-dessous de 7, valeur donnée par Vale dans le tableau ci-dessus pour les effluents.

Cela fera bientôt dix ans que  cette usine pose problème. En 2004, "Une sourde colère gronde parmi les chefs d'entreprise locaux, qui avaient vu dans ce projet un nouvel eldorado". Voir aussi "Les « carences » patriotiques de Jean-Pierre HUGON : de YANACOCHA à GORO NICKEL"

que les problèmes de cette usine la zizanie chez les tenants de l'enrichissement du Caillou

Conclusions de l'étude d'impact

5. Conclusions finales et recommandations présentées le mardi 21 novembre 2006 dans la
salle du Congrès de Nouméa
Le rejet de manganèse dans un écosystème n’est pas anodin pour le milieu marin.
Nous ne recommandons pas d’autoriser le rejet d’un effluent contenant 100 mg/L de manganèse
dans le canal de la Havannah.
Sur la base de l’approche SSD (CICAD 2004), étendue à 5 autres espèces y compris le corail, et
des résultats sur le tétrodon, nous recommandons d’adopter une concentration seuil maximum de
10 μg/L pour protéger l’écosystème du lagon sud de la Nouvelle Calédonie.
Sur la base de ces études écotoxicologiques et de la modélisation, nous recommandons de ne
pas autoriser une concentration de manganèse dans l’effluent supérieure à 10 mg/L.
Il n’y a pas de risque avéré lié à la prise de nourriture lorsqu’on mange des poissons, des
crustacés ou des mollusques provenant d’une eau de mer enrichie en manganèse.
Nous encourageons la mise en place de l'unité de traitement SO2/air dont l’étude de faisabilité a
été réalisée par INCO.
Nous insistons sur l’importance de l’analyse et la surveillance des concentrations de Cr, Mn et
Co en sortie d'effluent d’usine.
Nous encourageons la surveillance de points de contrôle fixes dans le lagon avec une valeur
maximale admissible de 10 μg/L pour le manganèse.
Nous insistons sur l’importance de la localisation et du suivi des zones de sédimentation dans le
lagon sud.
Nous recommandons l’utilisation d’animaux du lagon comme bio-capteurs ou bio-révélateurs de
la qualité de l’eau, en complément d’analyses d’eaux et de sédiments régulières.
Nous approuvons totalement la création d'un observatoire de l'environnement avec informations
en ligne sur un site web.
Nous recommandons une maîtrise maximum de l'érosion, sur l'emprise du site, et des dépôts en
mer de latérites.
Nous insistons sur le besoin d'avoir une vision globale de la gestion des déchets et nous
recommandons une expertise sur l'impact du dépôt des rejets solides à terre.

Commentaire:

Le rejet de manganèse figurant sur le tableau ci-dessus par Goro Nickel, de 0,5mg/l pour une valeur de 10µg/l préconisé par l'étude d'impact c'est-à-dire 50 fois supérieur!

La possible attaque du corail par les acides n'est pas abordée.

Pour en savoir plus:

  • L'université de Nouvelle Calédonie

Faire, dans Google, pollution goro site:univ-nc.nc: il n'y a  rien. Main en enlevant pollution, on a plein de choses voir ci-dessous, ce qui prouve la collusion de l'université et de Goro.

DU Métallurgie et Génie industriel : M. NATUREL indique que le financeur sera Goro-Nickel. Adoptés à l’unanimité.

Du col de l'antenne, vous aurez un point de vue sur le site de Goro Nickel : La base vie, l'usine et la mine à ciel ouvert.

Visite du site de Goro Nickel

Un autre projet financé par la société minière Goro-nickel vient d’être signé et démarrera début 2007 ; Ce projet comporte une étude des bactéries intervenant dans la libération et la transformation de Cr et Co dans les résidus provenant de l’extraction chimique du nickel.

Le mot pollution n'apparait nulle part, en ce qui concerne Goro Nickel. Ce n'est pas un souci pour l'université de Nouvelle Calédonie. On y trouve néanmoins :

un projet "Adaptation des plantes au Nickel", une publication avec seulement un résumé en anglais " Les récifs coralliens de Nouvelle-Calédonie en 2006 : état des lieux et réseau de suivi."

un article "Coral Reefs and Ocean Acidification. Briefing Paper 5, International Society for Reef Studies, 9 pp’Coral reefs and ocean acidification". Si l'acidification due au réchauffement est un souci, que doit être celle due à Goro?

Wantiez L. (2008). Les récifs coralliens de Nouvelle-Calédonie en 2006 : état des lieux et réseau de suivi. Revue d’Ecologie Terre et Vie, 63 : 117-132.(toujours en anglais, pour en éviter la lecture par les indiscrets. C'est aussi la technique utilisée par les nucléocrates de l'IRSN).

Voir aussi

De même que les Nouvelles Calédoniennes qui minimisent systématiquement les méfaits de Goro en parlant par exemple de "pollution organique éventuelle" ou de "vraie fausse pollution". La fuite d'acide a eu un "Impact aigu, mais réversible".

et Codef Sud qui prétend que "Vale Inco Nouvelle-Calédonie a bien étudié les risques technologiques majeurs de l'usine de Goro" dans un document manifestement fourni par Goro soi-même.

On attend la suite…



mardi 13 janvier 2009

La vérité sur les hyperfréquences et autres ondes électromagnétiques

La vérité sur les hyperfréquences (provisoire)

Ce qu'il faut comparer c'est un relais de téléphone portable et un téléphone mobile qu'on a contre l'oreille et dont la puissance qui rentre dans notre corps est, théoriquement, la moitié de sa phuissance intrinsèque, disons 1 W. Un relais de mobile fait 100 W; comme la puissance reçue est en gros, inversement proportionnelle au carré de la distance, on aura 1 W si on est à moins de 10 m de l'antenne. Si on la prend inversement proportionnelle à la distance, elle sera de 10 W. Le risque est donc tout à fait comparable ou supérieur à celui du mobile contre l'oreille. Comme tout micrordinateur, le microprocesseur du mobile émet aussi des ondes électromagnétiques en plus de celles de l'antenne mais des données à ce sujet sont difficiles à trouver.

D'après le rapport du Sénat, le champ électrique est le même, que ce soit celui émis à un centimètre par une antenne de téléphone mobile ou à un mètre par une antenne de station de base. Si c'est vrai, il est plus dandereux d'utiliser un  téléphone mobile contre l'oreille.

On parle actuellement beaucoup des dangers des antennes de téléphones mobiles. Il y a quelques années c'étaient les fours microondes. En fait les ondes électromagnétiques sont partout. Elles sont émises par les téléphones portables, les télés, les ordinateurs, les réseaux wifi…
Pour connaître leur dangerosité il faut d'abord faire des essais sur des animaux. Ce n'est pas en disant qu'il n'y a pas d'effet qu'on rassurera les gens. Il faut que l'intensité de l'onde soit suffisante pour produire un effet sur des animaux. Une expérience très simple consiste à mettre un téléphone mobile en fonctionnement intensif dans la cage à cobayes (cochons d'Inde) et de voir s'ils deviennent malades. Ca ne coûte pas cher, on se demande pourquoi les associations n'ont pas encore fait un tel essai. On peut aussi utiliser un ordinateur en fonctionnement permanent. On connaîtra ainsi un seuil qui ne semble pas connu actuellement. Lorsqu'on connaîtra la dose mortelle, on pourra discuter du coefficient de sérutité, par exemple 10 fois. Dans les construcions il serait de 5, dans les avions de 1,2 et dans les fusées nucléaires de 0,9 mais il n'y a personne à bord.

Quelques appareils vus sur Internet (sans garantie):

chez Legrand (www.electropollutions.eu):

Detecteur de champs électriques (50 hertz) portable ELFLX 34.50 €.

Détecteur de champs magnétiques ELF / VLF. Basses Fréquences (20 à 1000 hertz).

Sensibilité 0.25 mG (milligauss?) ELFZONE 38 € 

Analyseur de champs électromagnétiques ME 3830B  Gigahertz (ce n'est qu'un mot, en réalité c'est de 16 Hz à 100 kHz).
109,90 €

EMfAnalyseur de champs électromagnétiques TriField ® Meter
.

Censé faire toute la gamme des champs électriques et magnétiques
de 30Hz à 3 GHz.

Sensiblité 0,2 à 100 milligauss à 50Hz avec une "sensibilité résiduelle" à 100 Mhz. 198 €

Kit Biologie de l'habitat: Mesureur de champ Wifi, Gsm, Dect etc.. Le détecteur sonore (bourdonnant, cris perçants,
palpitant etc..) de pollution par champs électromagnétiques de hautes fréquences (hyperfréquences et micro-ondes)
de 50 MHz à 3 GHz. Sensibilité de 0,01 volt par mètre (V/m) 95€

Kit de base pour évaluer la pollution dans l'habitat.
Compteur Geiger RADEX 1503, Analyseur de champs électriques et magnétiques 50 hertz.
Analyseur hautes fréquences MTES-92, Mesureur de monoxyde de carbone CO Mètre PRO.
Mesureur de terre en boucle Cathom DT300. Ce Kit permet de détecter la Radioactivité présente, les champs électriques
et électromagnétiques, les champs électriques et magnétiques hautes fréquences et micro-onde, le taux de monoxyde de
carbone. 1.125 €

Selon les normes suédoises une zone est considérée polluée électriquement au-delà de 25 V/M. On trouve dans le commerce des mesureurs de champ qui indiquent les volts par mètre en basses et moyennes fréquences dans l'air grâce à son antenne pour quelques centaines d'euros. La puissance s'exprime en watts (W).

Les longueurs d'onde varient de 1m à 1 mm. A titre d'exemple, les ondes de la télé UHF qui va bientôt recevoir la TNT sont des ondes décimétriques comme on peut le voir d'après l'écartement des dents des antennes-rateau.

Le WiFi opère à une fréquence f=2.4 GHz pour une longueur d’onde de 12 cm.

Les antennes-relais de téléphonie mobile ont une puissance d’émission de l’ordre de 20 watts. Les émetteurs de radio et télévision sont en moyenne 1 000 fois plus puissants. Les émetteurs WiFi ont, quant à eux, une puissance d'émission inférieure à 1 watt. Les seuils en vigueur en France sont les seuils recommandés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et par l’Union Européenne. Ils sont de 28 V/m pour la radio FM, 31 à 41 V/m pour la télévision, 41 V/m, 58 V/m ou 61 V/m pour la téléphonie mobile en fonction de la fréquence utilisée (61 V/m également pour les émetteurs WiFi et WiMAX).

Les valeurs recommandées à la prise utilisateur pour un fonctionnement correct des appareils domestiques :
FM ( bande radio en modulation de fréquence ) : de 50 à 100 dBμV (et en V/m?). Le champ électrique permettant une réception de la télé doit être au moins égal à 0,1 V/m. Il dépasse généralement le V/m.

Le champ électrique émis par un portable DECT (téléphone numérique sans fil d’intérieur) est de quelques volts par mètre (V/m). On a des valeurs du même ordre de grandeur pour les souris Bluetooth, la télé…

Les lampes de la Tour Eiffel créent des champs électriques de 100 à 1000 V/m selon l'emplacement. A un mètre de l'antenne on a un champ de 5 V/m. La valeur autorisée en France pour les  antennes-relais est de 41 à 61 V/m. En Polynésie, j'ai vu une parabole de la gendarmerie dans un enclos grillagé avec un panneau indiquant "Danger", à quelques mètres du trottoir.

La limite d’exposition d'une antenne-relais à 1800 MHz est de 58 V / m (d'après Bouygues). Attention, les mesures ridiculement faibles proviennent, semble-t-il de ce qu'elles sont faites soigneusement à l'ombre de l'émetteur.

Les détecteurs de métaux et les portiques de sécurité des aéroports génèrent un champ magnétique puissant pouvant atteindre 100 μT (microtesla) et dans lequel l'introduction d'un objet métallique provoque une perturbation. Dans un tramway ou un centre commercial règnent des intensités de l'ordre de 10 μT. Près d'une ligne (HT?) on enregistre 1 μT. On a trouvé des cas de leucémie significatifs pour des champs de 0,5 μT en basse fréquence.

On peut aussi comparer les hyperfréquences au rayonnement solaire dont la puissance est de l'ordre du kW/m² à comparer avec celle d'un four à microondes qui est de l'ordre du kilowatt par litre. Normalement, les ondes du four à microondes sont arrêtées par la cage de Faraday constituée par sa boîte métallique. C'est pourquoi la vitre est constituée par une grille dont les trous sont suffisamment proches pour laisser passer la lumière (ondes micrométriques) mais pas les ondes centimétriques. Le problème est de comparer ces chiffres dans des unités différentes. Il me semble que c'est la puissance reçue plus que le champ électrique qui est important. Dès que j'aurai un moment je ferai les fastidieux calculs de conversion.

La puissance du rayonnement solaire reçue est d'un peu plus de 1000 watts par mètre carré.


dimanche 11 janvier 2009

La vérité sur le réchauffement climatique

La température

Le réchauffement climatique existe depuis la dernière glaciation. On n'a suffisamment de données numériques que depuis un siècle. L’augmentation moyenne est de l’ordre de 0,1°C par an et aurait tendance à s’accélérer, ce qui est naturel. En effet, la température ne peut avoir monté linéairement depuis 10.000 ans car elle aurait été, au départ, en-dessous du zéro absolu, ce qui est physiquement impossible. Il y a eu, dans le passé historique des hauts et des bas de température. (Voir site sur la climatologie).

Il faut remarquer que les stations météorologiques se trouvent généralement au voisinage des villes, principales sources de chaleur et de pollution. Il semble, d'après certaines études, que la production directe de chaleur serait négligeable: à voir. A Paris-Montsouris, par exemple, la température moyenne a augmenté de 0,5°C en un siècle. Voici la courbe du site:

mgdcnFR000007150

ou celle-ci, plus récente où on remarque un hiatus correspondrait au transfert des relevés de la station du parc de Montsouris à celle d'Orly.

TG_38__ANNUAL

J'ai dépouillé directement les valeurs numériques du même site en 2007. Voici la courbe correspondante issue des mêmes données que les courbes ci-dessus:

Min_moy

Vous pouvez charger les fichiers TG_LOCID000035_1900_1950 et TG_LOCID000035_1951_2006. C'est le fichier original de la température moyenne à Montsouris, divisé en deux car il dépassait le 1 Mo autorisé. Le mieux est de les importer dans deux fichiers Excel qui ne peut traiter plus de 32.000 lignes… Après avoir calculé les moyennes annuelles, on peut créer un fichier bien plus léger qui servira à tracer les courbes. Il ne faut surtout pas tracer de courbe avec l'ensemble des 39.000 lignes de données.

La station météo en bas du Zugspitze en Allemagne est sans doute la plus ancienne. Elle donne des résultats depuis deux siècles qu'on trouve sur Internet où un graphique biséculaire donne les résultats de la station météo de Hohenspeissenberg, en bas du Zugspitze en Allemagne. On remarquera qu'une période chaude a existé dans les années 1800. Il serait intéressant de comparer cette courbe à celles que le CEA a obtenues grâce aux carottes glaciaires de l'Antarctique mais ces courbes sont mal corrélées avec le graphique ci-après comme avec les reconstitutions. Comme par hasard la courbe du Giec ne commence qu'en 1850 quand la température était à son minimum:

Zugspitze

Le réchauffement climatique ne date pas d'aujourd'hui. Le Sahara était verdoyant dans la préhistoire. Le Groenland (le pays vert) a été colonisé vers l'an mille par les Vikings qui ont du se retirer suite à un refroidissement climatique. Il y a eu aussi le petit âge glaciaire du XVIIe siècle. Il y a eu un réchauffement sous le Directoire comme le montre les tenues vaporeuses des Merveilleuses correspondant aux tenues dénudées des femmes d'aujourd'hui. Le début du XXe siècle était assez froid, si on se réfère aux vêtements de l'époque. Chacun peut obtenir et dépouiller les températures mesurées dans les différentes stations météo du monde, sur le site "Daily Data". Les données sont supérieures à 32.000, ce qui exige de couper le fichier en deux sur Excel et d'être patient, la réaction du logiciel étant très lente. Les chercheurs du CEA ont mesuré la concentration de certains gaz dans les carottes de glace prélevées au pôle sud et en ont déduit la température. On observe des cycles sur des centaines de milliers d'années mais ils ne donnent curieusement pas le détail sur le dernier millénaire. Il serait pourtant intéressant de comparer ces chiffres avec d'autres données (cernes des arbres et des coraux, niveau de la mer… et documents historiques).

Le nucléaire dégage de la chaleur en vertu des principes de la thermodynamique. La température de l'eau des fleuves augmente en aval des centrales, nucléaires ou non. La différence essentielle entre le pétrole et le nucléaire est dans le type de pollution, gaz carbonique ou radioactivité.

Les intempéries

Certains prétendent que les tempêtes deviennent plus fréquentes qu'autrefois. Le graphique ci-après, également bicentenaire, au contraire des graphiques produits par le GIEC, simplement centenaires, montre bien une corrélation avec la température. Il a été obtenu en Irlande.

Coups_de_vent_sur_2_si_cles

L'augmentation des coups de vent était, comme la température, précédée d'une chute durant le XIXe siècle.

L'effet de serre

L'effet de serre, inventé par Arrhenius, est dû à l'absorption par l'atmosphère du rayonnement solaire dans l'infra-rouge par les vibrations des molécules d'eau (4%) et de gaz carbonique (0,033%). A l'époque de carbonifère, le carbone était contenu essentiellement dans l'atmosphère sous forme de gaz carbonique qui serait issu du volcanisme. Il a été absorbé par les plantes et les organismes marins puis stocké dans le charbon, le pétrole et, surtout, le calcaire. Certains prétendent pouvoir "séquestrer" le gaz carbonique sous terre mais cela semble surtout un moyen de récupérer de l'argent aux dépens des naïfs. Le gaz finira toujours par diffuser à travers la roche et surtout à travers les fissures, inévitables.

Chacun peut remarquer qu'il fait plus chaud (ou moins froid) la nuit lorsqu'il y a des nuages. C'est l'effet de serre dû aux molécules d'eau. Le rôle du gaz carbonique devrait être bien plus faible puisque sa concentration est cent fois plus faible que celle de l'eau mais son coefficicient (force d'oscillateur) serait 56 fois plus élevé, ce qui donnerait une importance équivalente (voir "L'effet de Serre"). Je n'en ai trouvé ni le calcul ni la mesure à l'aide d'un bolomètre, possible grâce aux satellites, des coefficients d'absorption et de réémission du rayonnement solaire. Il y a plein de grandes théories et de rares brevets mais  pas ou peu de résultats concrets.

La désertification

La désertification, qui, au Sahara, a commencé dans la préhistoire, a aussi des causes humaines, principalement le déboisement. L’exemple le plus frappant est celui de l’île Hydra, en Grèce, qui, comme son nom l’indique, était particulièrement humide. Elle a été déboisée. Maintenant l’eau doit y être amenée du continent par bateau. On interdit aux particuliers d'arroser leur jardin mais on ne demande rien aux agriculteurs qui sont les plus gros consommateurs d'eau. Il a beaucoup plu pendant ce premier semestre 2009 et, pourtant on se plaint de la sécheresse… juste avant une période de pluie. On peut créer des réservoirs d'eau comme le font les agriculteurs australiens sur leurs terres et en pratiquant le goutte à goutte.

On veut interdire le déboisement aux pays émergents mais il a été pratiqué en Europe du moyen âge au XIXe siècle. Le bois  produit dans les pays chauds est, comme par hasard, acheté essentiellement par les occidentaux… friands des produits en teck qu'on peut voir dans les jardins et sur le plancher, glissant après la pluie, de la BnF François Mitterrand.

Le niveau de la mer

La mer monte depuis des millénaires (1 mm par an selon les marégraphes et 3 mm d'après les satellites):

fig17a

La montée des eaux semble bien due à la fonte des glaces depuis l'époque glaciaire. On sait, par exemple, que l’entrée de la grotte Cosquer, près de Marseille,  était au-dessus du niveau de la mer il y a 28.000 ans. Il faut maintenant traverser un siphon de 37 m pour y accéder, la mer ayant monté de 120 m, soit une montée de 4 mm/an. De même, en Bretagne, on a pu transporter, il y a 4.000 ans, probablement à pied sec, un morceau du menhir de Locmariaquer pour construire le dolmen de Gavrinis, séparé actuellement du continent par un chenal de 6 m de profondeur, ce qui fait une montée des eaux minimale de 1,5 mm/an. On mesure depuis un siècle la montée de la mer à l’aide des marégraphes de Marseille, La Rochelle et Brest qui donnent des valeurs voisines (2 mm/an). Le GIEC donne une valeur de 1,7 mm/an durant le XXe siècle. Les mesures par satellites donnent 3 mm/an. La plus grande partie de l'eau des océans étant à moins de 4°C, température à laquelle son volume spécifique est le plus faible, un réchauffement provoquerait une contraction et non une dilatation. Ce n'est pas la surface qui fait la dilatation, c'est le volume total de tous les océans. Le CNRS reconnait que la dilatation est "essentiellement due au réchauffement des 500 premiers mètres de l'océan".
On parle beaucoup de l’élévation du niveau de la mer aux Maldives mais des erreurs humaines y ont été commises. Malgré l'installation récente de marégraphe, je n’ai trouvé aucun résultat de mesure concernant la Polynésie où on devrait ajouter 2mm/an dus à l'enfoncement des atolls. La montée des eaux prévue par les simulations des tenants du réchauffement climatique accéléré est moins grave que la pollution par des sociétés comme Goro Nickel en Nouvelle Calédonie. Monaco, qui a un Institut Océanographique, ne craint pas la montée des eaux puisqu'elle va construire un nouveau quartier gagné sur la mer.

Le recul des glaciers et de la banquise

Il est certain que les glaciers reculent depuis un siècle mais cela peut être dû autant au niveau des précipitations qu’à la température. Leur recul ne signifie pas nécessairement une montée du niveau de la mer car le Groenland et l'Antarctique, qui flottent sur le magma seront allégés grâce au principe d’Archimède. Il s'applique encore mieux à la fonte de la banquise qui ne fera pas monter le niveau de la mer à moins que ce ne soit l'eau douce provenant des glaciers, moins dense que l'eau de mer, à cause du sel.

Le gaz carbonique

La concentration actuelle de gaz carbonique dans l'atmosphère est de l'ordre de 300 ppm soit 300/1.000.000=0,03%. La production annuelle de charbon, de pétrole et de gaz est, au total, de 5.000 milliards de tonnes soit 5.10¹² kg. Le poids de l'atmosphère est de 1 kg/cm²,multiplié par la surface de la Terre, 5.10¹⁸  cm², donne 5.10¹⁸ kg, soit 5 milliards de milliards de kg. En divisant la quantité de carbone brûlée, on obtient 1 ppm de gaz carbonique ajoutée à l'atmosphère chaque année. Cela fait, en un siècle, 100 ppm d'augmentation, ce qui correspond, en gros, à l'augmentation observée depuis un siècle avec ou sans régulation naturelle. Au carbonifère, la concentration de CO₂ était sans doute très importante, ainsi, d'ailleurs, que la température.

La psychose

L’origine de la psychose du réchauffement est à chercher du côté du lobby nucléaire très actif dans les médias. L'hydrogène, inexistant à l'état pur dans la nature, ne peut être produit en grande quantité, par exemple par électrolyse, qu'à partir de l'énergie nucléaire, ce qu'on nous cache soigneusement. En tous cas "le CEA roule pour l'électrique". La production d'électricité à partir du pétrole produirait plus de gaz carbonique que la combustion directe du pétrole. La voiture électrique, comme la Jamais Contente, filant à 100 km/h, existe depuis un siècle mais n'a toujours pas réussi à s'imposer. Les véhicules hybrides consommeraient jusqu'à 30% de moins mais je n'ai trouvé que de la publicité. Après le premier choc pétrolier on nous a fait croire qu'en diminuant le taux de compression, la consommation diminuerait; en fait, c'était pour avoir moins de chevaux fiscaux à cylindrée égale. Maintenant, on nous fait croire qu'un véhicule électrique hybride consomme moins. Il y a une arnaque du même genre puisqu'il s'agit de moteurs diesel améliorés disponibles uniquement sur les véhicules hybrides.

Les anti-nucléaires ont pratiquement  disparu de la circulation. La CRIIRAD n'a plus aucune crédibilité depuis qu'elle a accepté un contrat du CEA. La fondatrice de la CRIIRAD s’est reconvertie dans les risques liés au rayonnement électromagnétique des antennes… Le GSIEN, ayant accepté de collaborer avec l'ASN, a été marginalisé.

Conclusion

L'accélération du réchauffement climatique est une hypothèse qui s'appuie essentiellement sur des extrapolations hasardeuses, ce n'est pas sérieux. D'ailleurs, lorsqu'il fait froid on parle de changement climatique plutôt que de réchauffement climatique ce qui prouve qu'il s'agit d'une psychose. Qui est l'imbécile qui a décidé de faire la conférence sur le réchauffement climatique à Copenhague et en hiver?

Les données de température sont rares car demandent un travail important de dépouillement. Il y a cinquante ans, c'était la bombe atomique qui détraquait le temps. Actuellement, les années caniculaires (vaches maigres) semblent devenues des années pluvieuses (vaches grasses). L'homme connaît depuis toujours le réchauffement climatique avec des hauts et des bas et il n'y a pas de preuve sérieuse de son accélération. La photo d'un iceberg qui se brise ne prouve rien.

Le vrai problème est celui des pollutions diverses et variées dues essentiellement aux plastiques et aux gaz d'échappement. Une augmentation du prix du pétrole obligerait à l'économiser sans qu'il soit nécessaire de réglementer ou de conseiller des économies de bout de chandelles, d'énergie ou d'eau. Cela obligerait à développer les transports en commun et à améliorer le rendement des voitures et serait bon pour la balance commerciale. On pourrait imposer encore plus le pétrole quitte à le détaxer provisoirement au profit de certaines professions menacées. Les taxes CO2 (4x4) et carbone (1%) ne changeront pas grand chose, il suffit d'augmenter la taxe sur les produits pétroliers. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? L'impôt sur l'énergie imaginé il y a 50 ans par Eugène Schueller serait à réenvisager en l'appliquant aux énergies non renouvelables, pétrole et nucléaire. Les réserves de minerai d'uranium sont en effet épuisées depuis longtemps en France mais la pollution, qu'on a cherché à camoufler, reste.

Pour ceux que cela intéresse, l'Académie des Sciences a fait un rapport sur le sujet intitulé "PERSPECTIVES ÉNERGÉTIQUES", disponible sur Internet

En contrepartie des taxes carbone, d'autres impôts devront être allégés pour ne pas fausser la concurrence avec les pays n'appliquant pas ces mesures. Le prix du pétrole est encore trop bas: les 4x4 continuent à pulluler et polluer, les sur-emballages font fureur, l'usage des produits chimiques ne faiblit pas vraiment, les lobbies continuent à faire la loi… D'ailleurs, quand on parle de surtaxer le pétrole, sans parler du nucléaire, exclu abusivement des énergies fossiles, on entend des cris d'orfraie. Personne ne veut prendre ses responsabilités: on met tout sur le dos du réchauffement climatique, réel ou supposé.

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